Tiny Tweet: Selectionnez, C’est Tweeté!

Voila une petite extension sympathique pour les utilisateurs de Firefox: Tiny Tweet. Cette extension est un outil pratique pour tout ceux qui dévorent du contenu en ligne et aiment partager leurs découvertes avec leurs followers.

Son fonctionnement est très simple: Sélectionnez du texte, et un petit lien « Tweet This » apparait:

twitteradar tweetthis

Une fois que l’on clique sur le lien, via OAuth, on est redirigé directement sur son compte Twitter. Le texte sélectionné est automatiquement inséré dans la boite de dialogue, suivi du lien bit.ly de la page d’origine:

twitteradar tweetthis tweet

Et voila le travail! Cette extension peut être un bon compagnon de lecture car sa facilité d’utilisation rend le partage de l’information avec la communauté Twitter extrêmement fluide.

Vivement la même pour Chrome!

Yelp! Google Rachete Le Web!

google pirate

Rumeur de la journée: Google va acheter Yelp, ce qui n’est pas vraiment une surprise lorsque l’on considère les actions sur lesquelles Google inc s’est concentré ces derniers mois. Depuis mi-2009, Google s’intéresse aux avis de consommateurs en ligne car Google offre maintenant des services à tous les commerçants.

Tout a commencé le 24 Septembre quand Google a annoncé ses Place Pages pour les commerçants. Directos, tout le monde s’est tourné vers Yelp avec de la pitié sur le visage. Cependant, Yelp ne tremblait pas encore vraiment des genoux car ils possédaient toujours les avis de leurs millions d’utilisateurs pour apporter une valeur sans précédent à leur service. Google n’a pas d’avis d’utilisateurs (ou du moins pas assez). Cependant, Google avait aussi annoncé que les Place Pages ne seraient visibles qu’à travers Google Maps, ce qui n’était rien d’autre qu’un petit mytho digne d’une grosse boite ou d’un politicien. Ces pages étaient bel et bien indexées et trouvables sur le Web.

Donc tout d’un coup, le poids plume Yelp se retrouve sur le ring contre le mastodon Google, ce qui annonce un KO sûr! Pour défendre ses terres, Yelp a renforcé sa communication aupres des commerçants afin de réaffirmer la position de Yelp comme le fournisseur d’avis d’internautes.

Pour s’approprier les armes de Yelp, Google devait trouver un moyen de mesurer l’importance de chaque commerce indexé dans ses banques de données. Google a alors développé le PlaceRank, un algorithme qui évalue l’importance d’un commerce selon le PageRank de cette entreprise, l’apport en user-generated info trouvé sur le Web, ainsi que ce qu’en disent les sources crédibles sur le Web.

Vu qu’un algorithme ne peut pas vraiment concurrencer contre des avis réels de consommateurs, Google a annoncé l’ajout de « ce que les gens en disent » sur leurs Place Pages. Au fait, Google chourave tous les avis d’utilisateurs qu’il trouve en ligne, et alimente ses Place Pages avec.

google reviews

Combien de petits sites d’avis de consommateurs vont se casser la figure autour de cette grande escroquerie? Peu importe la qualité de l’avis de leurs utilisateurs, Google viendra se servir comme si c’était open-bar et alimentera ses propres pages avec. Soit vous êtes une marque assez forte qui arrive à préserver son audience (comme Zagat j’imagine), ou alors il vous faut un plan de sortie avant que ça devienne trop évident que Google est en train de s’approprier le Web, et s’en sert pour servir de l’info hyperlocale aux propriétaires d’Audi A8.

En outro, voici une petite réflexion de Lawrence Coburn, createur de RateItAll, un site dédié aux avis de consommateurs:

The question is not, « What does Google’s move towards being a destination mean for Yelp? » The question is, « What does this mean for the Web? »

Google has become a dominant company by being the most powerful online middleman in history, sitting between the searcher and the destination website. It appears that they may be starting to wonder what would happen if they became the destination.

Tattoo: Le Vilain Petit Android De HTC

En arrivant en France, je me suis pris un Samsung Galaxy. Vu que SFR m’a coupe ma ligne et que le Galaxy n’est pas débloquable pour le moment, je me suis pris un HTC Tattoo avec Bouygues. Le premier avantage du Tattoo par rapport au Galaxy, c’est que le Galaxy est un Android 1.5, et le Tattoo est un 1.6, et franchement ça fait une grosse différence ces petits chiffres. Je remercie SFR de m’avoir coupé mon compte sans préavis, ça m’a permis de réparer cette petite erreur sans payer les 24 mois d’engagement.

Le HTC Tattoo est un téléphone sympa, mais je trouve que HTC s’égard un peu dans les réseaux sociaux intégrés au téléphone, dans l’interface utilisateur, ainsi que dans la compatibilité avec les applications du marché Android. Voici donc mon petit rapport sur le HTC Tattoo.

Les réseaux sociaux intégrés

Aie aie aie! Quelle grosse erreur de la part de HTC d’essayer de prendre le pas sur la liberté que les utilisateurs ont avec le marché Android. Lors de la première utilisation du téléphone (et ensuite accessible via les settings), HTC vous demande vos identifiants Facebook, Twitter et Flickr. De cette manière, l’utilisateur peut communiquer directement avec ses amis sans passer par une application téléchargée.

Il y a plusieurs problèmes à cette situation:

1. L’intégration Facebook par HTC est nulle: On ne peut pas se promener librement sur le profil de nos amis, voir leurs status updates, commenter, etc… De plus, à chaque fois que l’on reçoit une notification provenant de Facebook, en cliquant dessus, on tombe automatiquement sur les photos de la personne, et c’est extrêmement difficile de s’en echapper.

2. HTC croit pouvoir lier les contacts du contact book avec les contacts Facebook. Cependant, l’utilisateur doit manuellement associer tous ses contacts. HTC n’a pas développer quelque chose suffisamment intelligent pour que ses utilisateurs fassent: « wow, trop bien! »

3. Des entreprises dirigées par les meilleurs entrepreneurs du Web dépensent plusieurs centaines de milliers de dollars par mois afin de développer des applications pour Facebook et Twitter (Seesmic, Tweetdeck). Pourquoi HTC s’est-il donc dit qu’il pouvait faire mieux, alors que la boite est spécialisée en hardware mobile. Les gars, l’intégration d’applications sociales dans votre téléphone est affreuse. Très mauvaise stratégie!

L’interface utilisateur

Bienvenue dans le nouveau Star Trek, version sous-marin. Je ne connais pas l’âge de l’équipe en charge du design de l’interface utilisateur, mais ça doit pas monter bien haut. L’interface est recouverte de grosses barres grises graissées d’effets embossed affreux. Il y en a une en bas sur l’écran homescreen. Pareil lorsque l’utilisateur sort le téléphone de l’état de veille.

Le design du téléphone est pas vraiment mieux: Epais, gris, carré, bords arrondis. L’interface « grid » de l’album photo est repoussante. Contrairement au Samsung Galaxy, le Tattoo n’a pas de flash (donc oubliez les photos après le coucher du soleil).

Bref, au lieu de faire léger comme le iPhone, le Tattoo de HTC fait lourd:

htc tattoo android

Compatibilité avec applications du marché

Le problème pour les développeurs Android que les développeurs de iPhone n’ont pas, c’est la compatibilité avec plusieurs modèles de téléphone, et plusieurs versions d’Android. Dans le cas du Tattoo, tout d’abord, mon application préférée pour Twitter, Loquacious, n’est pas disponible sur le marché.

L’autre problème, beaucoup plus embêtant, est que l’application officielle de Facebook pour Android est elle aussi absente du marche sur Tattoo. La seule alternative, pas trop degueu non plus, c’es la version light de Babbler, une app que j’ai utilise sur mon G1 jusqu’a ce que Facebook n’offre sa propre app.

La carotte, c’est que si l’utilisateur ne connait pas Babbler, alors il va simplement utiliser l’application pourrie Facebook que HTC a intégré dans le téléphone.

Franchement, Facebook devrait mieux policer ce qui se fait autour de son réseau social, car HTC arrive à tourner Facebook en quelque chose d’indigeste, et c’est tout le monde qui y perd. Surtout, Facebook devrait s’assurer que leur application est compatible avec tous les modèles Android, je sais pas, juste histoire d’affirmer leur leadership dans le mobile ‘n social.

De manière générale, les choses tournent plutot bien sur le Tattoo. J’aurais préféré que HTC reste sur ses terres de hardware comme il l’avait fait avec le g1, au lieu d’essayer quelque chose qui n’a pas beaucoup d’intérêt stratégique pour eux. Enfin… le Tattoo devrait disparaître bien vite avec l’arrivée du Milestone et les versions 2.0 d’Android.

Gouvernement US: Twitter/Facebook Sur Ecoute

twitter police

Non, ce n’est pas une blague! David Herron écrit sur son site que plusieurs bureaux de services secrets Américains utilisent les réseaux sociaux tels Twitter ou Facebook pour réunir de l’info juteuse sur nos vies privées. Une étude réalisée par l’Université de Berkeley, Californie, enquête sur les méthodes que certaines agences fédérales emploieraient pour creuser dans nos profiles publics et privés:

La Clinique Samuelson a envoyé une douzaine de requêtes sous l’autorité de l’EFF à l’Agence de l’Intelligence Centralisée, le Département de la Justice, le Département de Homeland Security, et d’autres agences, demandant plus de précisions sur la manière dont le gouvernement collecte et utilise ces information sensibles. Lorsque nombre d’agences ont refusé de répondre à cette enquête, la Clinique Samuelson a porté plainte au nom de l’EFF […] Le procès a pour but d’ordonner le partage de tous les dossiers qui concernent les politiques d’utilisation des réseaux sociaux dans les enquêtes gouvernementales (source official FOAI complaint).

Au fait, rien ne dit que les politiques d’utilisation des réseaux sociaux ne sont pas éthiques, si ce n’est que l’on refuse de nous le communiquer. Quel type d’information un réseau social contient-il que le gouvernement ne sait pas déjà ? Les réseaux sociaux son d’une grande aide aux Fédéraux pour comprendre le graphe social de chaque individu. Facebook est une mine d’or du graphe social (c’est Facebook qui a fait de ‘social graph‘ un buzzword en 2008). Dans notre chère ère du Web, les Fédéraux ne sont plus limités à intercepté des ondes radio pirates pour s’infiltrer dans les conversations, ou a mettre tout le pays sur écoute: Maintenant ils peuvent observer en détail les connections entre les individus, les discussions, les influences, et la propagation d’idées dissidentes.

Si Facebook n’est pas forcé par la loi d’ouvrir son data center au gouvernement, certaines personnes peuvent conseiller ‘hors-antenne’ sur les manières de déjouer le système privé de certains sites (comme des fausses demandes d’amis ou du partage de donnes via les applis).

En Mars 2009, une poignée de créateurs de startups Web se sont rendus à la Maison Blanche pour suggérer au Gouvernement des nouvelles perspectives de développement pour l’économie Américaine. Une fois que l’om commence à serrer la main de quelques bandits du gouvernement, on ne s’en échappe plus.

Mon argument est que les agences fédérales sont probablement très bien renseignées par des développeurs qui travaillent pour de grands réseaux sociaux. Par exemple, ce type de news ne se diffusent pas pour rien dans les lieux techie de San Francisco, même si elle s’avère être fausse. Une fois de plus, les Américains doivent un grand merci aux intellos de Berkeley qui défendent leurs droits pendant qu’ils tweetent à tout va en négligeant l’œil pervers du gouvernement sur leurs vies.

Enfin, je parle d’eux, mais c’est probablement pareil en France !

Traduction de Twitter Stuff.

Monuments Locaux, Commerces et Les Mashups Google Maps

monumentsIl y a de cela quelques mois, Google Maps a intégré des icônes sur ses cartes pour désigner l’emplacement de commerces et autres lieux publics. Cette nouvelle fonction est destinée à permettre la découverte de plus de lieux pour les utilisateurs de cartes. En cliquant sur une icône, une fenêtre s’ouvre et affiche les infos liées à l’endroit (infos commerciales, revues, photos, articles Wikipédia, et d’autres infos d’ordre local).

Intéressé par cette nouvelle fonctionnalité, Chris Silver Smith écrit dans SearchEngineLand que les lieux indexés en tant que monuments locaux bénéficient de plus de visibilité en termes de zoom-level et densité. Certains de ces monuments locaux sont des commerces, ce qui leur confèrent une visibilité compétitive face à d’autres commerces non-classés comme munoments. D’où la question comment transformer votre commerce en un monument local?

google maps monument

Chris Silver Smith a enquêté sur la question, et selon lui 5 facteurs influencent le status de monument local:

1. Catégorie commerciale: Les lieux d’amusement ont l’air d’être favoris.
2. Niveau de zoom, densité commerciale: La visibilité d’un monument local est plus propice dans les zones moins denses.
3. Age du commerce: Vieux c’est mieux.
4. Authorité/Popularité: Le classement sur les moteurs de recherche.
5. Un article Wikipédia.

Ces paramètres algorithmiques ont l’air tout a fait plausibles. Cependant, il y a un aspect de la technologie d’indexation de Google Maps qui ne trouve pas trop d’écho, et qui pourtant est voué à jouer un rôle crucial qui pourrait aussi avoir une influence sur le statut de monument local: Les données générées par les cartes provenant de mashups Google Maps.

Google Maps a récemment annoncé que les cartes créées via des applications clientes de Google Maps seraient-elles aussi indexées pour enrichir l’expérience locale de la recherche Google.

Lorsque Google crawle le Web et remarque que des milliers de pages Web ont un lien vers une page en pariculier, alors il en conclut que cette page a de l’importance. Qu’advient-il donc lorsque Google Maps crawl des milliers de cartes et découvre qu’un lieu a été marqué des milliers de fois, avec une forte consistence dans le content data? Cela ne participerait-il pas au PlaceRank d’un lieu?

Je pense qu’être un lieu populaire sur les mashups de Google Maps deviendra graduellement un atout majeur dans l’arène ultra-compétitive du local search.