Hootsuite adopte HTML5 et intègre Google Analytics

hootsuite hibou

La semaine dernière, Hootsuite annonçait une série de nouvelles fonctions qui viennent définitivement bouleverser la donne dans l’arène des applications sociales.

La grosse news, c’est le passage au HTML5 qui, semble-t-il, permet l’ajout facile de multiples fonctions natives comme la recherche géolocalisée, une fonction qui a donc été ajoutée à l’offre Hootsuite. Profitant de ce passage à la nouvelle version HTML, Hootsuite a opté pour un re-design épuré de son interface, améliorant largement l’intuitivité du service. Petit hic de ce re-design: il faut constamment se rappeler que le menu est accessible en cliquant sur la tête du hibou (‘icone d’Hootsuite), ce qui est un choix ergonomique curieux…

En cliquant sur ce hibou, on retrouve une toute nouvelle fonction, l’integration avec Google Analytics. Après identification auprès de Google via oAuth, vos graphs d’analyses de trafic seront accessibles à partir de Hootsuite. Cette nouvelle fonction fait définitivement disruption dans la représentation que nous nous faisons du traditionnel « Twitter app ».

Moins apprécié de mon côté, Hootsuite a décidé d’implémenter le bouton retweet tel que Twitter l’a repensé récemment (une erreur selon moi…). Je préfère le RT manuel, celui-ci offre une plus grande sensation de contrôle. Retweeter, c’est bien plus que simplement partager.

Pour les geeks comme moi, sachez que vous pouvez maintenant envoyer vos tweets avec un simple shift+enter. Goody!

Finalement, la derrière note intéressante dans cette melodie de changements graphique et fonctionnel, et qui n’a pas été annoncée par Hootsuite (mais j’ai l’oeil moi 🙂 ), c’est l’intégration d’URL spécifiques pour chacun des onglets que vous avez créés (http://hootsuite.com/dashboard#/tabs?id=xxxxxxx). Ce genre de petites modifications non-officialisées dans le communiqué nous indique que les innovations ne sont pas finies du côté de Hootsuite: une URL pour chaque onglet pourrait signifier que nous pourrions rendre publiques certains d’entre eux, via une interface type Netvibes, vu qu’il est déjà possible d’embed dans votre site des blocs de flux Hootsuite.

Avec ces nouvelles fonctions, Hootsuite devient un outil fort attractif pour la communauté marketing Web en offrant via son produit encore gratuit (app mobile payante) des outils de:

  1. Veille.
  2. Publication.
  3. Analyse.

Hootsuite commence à devenir un enterprise-class solution, proposant une technologie robuste, agile, et très en ligne avec les attentes du marketer Web de demain.

Disclaimer: J’aime beaucoup Hootsuite!

Leetchi, la collecte de fonds entre amis… Simplifiée

Le mois prochain, vous êtes invité à l’anniversaire d’un ami. De toute évidence, il va falloir lui faire un cadeau, mais les idées et le budget vous manque. Avec plus d’argent, vous sauriez quoi offrir à votre ami pour l’épater. Vous pensez alors à impliquer tous les convives de la soirée d’anniversaire dans une collecte de fonds pour capitaliser sur l’achat d’un cadeau dont votre ami se rappelera. Cependant, vous savez que 1. il faut courir derrière tout le monde pour récolter la part de chacun, et 2. certains vous donnent du cash, d’autres des chèques, et d’autres encore s’engagent à régler leur part plus tard. Démotivé, vous achetez un cendrier à votre ami, accompagné d’une bouteille de whisky pour oublier le cadeau qui venait avec.

Ce mois-ci à l’OCC de Paris, nous avons rencontré Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi, un site Web qui se spécialise justement dans la collecte de cagnottes entre amis. Le principe de Leetchi est méga simpliste: On s’inscrit au site, on détermine le montant de la somme que nous souhaitons récolté, le nombre d’amis participant à la cagnotte, ainsi que la date limite de récolte des fonds. Après avoir fourni ces champs obligatoires, on peut inviter nos amis par email, via Facebook, ou en partageant par n’importe quel biais une url dédiée à la collecte de fonds.

Lorsqu’un membre invité à la cagnotte reçoit son invitation, celui-ci passe par une page création de compte (si besoin est) avant d’être re-dirigé vers une page de paiement par carte bleue (Visa/Mastercard).

leetchi

Une fois que la somme escomptée est atteinte, l’organisateur de la collecte peut effectuer un achat directement auprès d’un des établissements partenaires de Leetchi – dans quel cas aucune commission ne sera prélevée sur la cagnotte générée – ou bien retirer l’argent en cash pour effectuer un achat dans un autre établissement. Leetchi garde 4% du total de l’enveloppe dans ce dernier cas de figure.

Leetchi possède énormément de points forts qui déjà font de la toute jeune startup un leader sur le créneau de la récolte de cagnottes entre amis:

1. Le système est extrêmement simple à utiliser.
2. Il répond à un besoin généraliste, tout le monde pourrait se retourner vers Leetchi un jour ou l’autre.
3. Leetchi est soutenu financièrement par Jérémie Berrebi et Oleg Tscheltzoff.
4. Le système de Leetchi repose sur une dynamique sociale intrinsèquement virale qui garantit un taux de croissance rapide du nombre d’utilisateurs (même type de viralité que Pictarine).

Sur Leetchi, la cagnotte moyenne est de 300 euros, et Leetchi compte boucler 2010 avec un total de 3 000 cagnottes générées sur son site. En partant de la base des 4% de rémunération (via voie d’affiliation ou de rémunération directe sur la cagnotte), cela signifie que Leetchi pourrait boucler 2010 avec un revenu environnant les 35 000 euros. Pas mal pour un début.

Sur le marché des pots en commun, il existe aussi Commonbox, un service que je n’ai pas testé, mais qui semble offrir les mêmes fonctionnalités que Leetchi. Je me suis tourné vers Céline Lazorthes pour comprendre ce qui différenciait les deux startups sur le marché:

“En fait la difference est structurelle : Nous avons passé plus d’un an de R&D pour gérer toute la partie monétique : gestion des ordres et flux financiers. Sécurisation et émission de monnaie électronique. Cette étape nous a demandé beaucoup d’investissements technique et juridique. De son coté, Commonbox ne gère pas les transactions et redirige sur Paypal.

L’avantage sur Leetchi, c’est que le parcours est largement simplifié pour l’utilisateur, pas besoin d’avoir un compte Paypal pour y partciper. On y gagne aussi sur le coût du service, car Commonbox te charge 1,5€ pour « connecter » ton compte à Paypal (!!) et rajoute aussi les frais Paypal : 0,25€ + 3,4% par paiement. Et après il faut encore virer l’argent de Paypal à ton compte..”

Le fait de ne pas utiliser Paypal est un argument majeur pour Leetchi. J’ai moi-même mon compte Paypal bloqué depuis plusieurs années à cause d’un souci administratif irréglable (si si, c’est possible), ce qui fait que je ne peux pas faire des achats en ligne lorsque la seule solution de paiement “facile” se trouve être Paypal. Par exemple, il me serait impossible de contribuer à un pot en commun via Commonbox pour l’anniversaire de ma femme ou de mon meilleur ami, et cela m’embêterai de passer pour le gros radin à cause d’un souci technique entre moi et le service de paiement par email.

Cependant, Commonbox a pris une longueur d’avance en mettant à disposition des sites ecommerce une API qui permet à tout développeur de proposer à ses acheteurs d’organiser des cagnottes entre amis directement à partir du site. C’est pour cela qu’après m’avoir expliqué la différence entre Commonbox et Leetchi, Céline Lazorthes a conclu en précisant:

“Pour info on va très prochainement ouvrir la gamme de partenaires e-commerces !”

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­na­riat avec l’Opencoffee France. L’opencoffee orga­nise des ren­contre heb­do­ma­daire sur paris (plus d’information sur leur site) pour les entre­pre­neurs des nou­velles tech­no­lo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réa­li­ser des entre­tiens et vous faire par­ta­ger les projets français de cet écosystème.

Pictarine, partage de photos entre Facebook, Flickr et Picasa – Astuces

Lorsque l’on cherche une solution pour partager ses photos avec ses amis en ligne, Flickr, Picasa ou Facebook constituent le top of mind de l’internaute. Ces sites permettent effectivement d’uploader, d’héberger et de partager des médias photos (entre autres) avec vos amis, si ceux-là ont pris le temps de s’inscrire sur le site au préalable. Etude de cas: Vous faites une soirée entre amis. Le lendemain, l’un d’eux uploade ses photos de la-dite soirée sur Flickr, l’autre sur Picasa, et un troisième sur Facebook. Question: Comment faites-vous pour réunir toutes ces photos dans le même album, et pour rendre cet album disponible à tous les membres de la soirée?

Réponse: Pictarine.

Pictarine s’est lancé avec pour mission de combler la fracture des réseaux sociaux, tout du moins sur le créneau de la photo. L’inscription à Pictarine est simple: On donne ses identifiants Facebook, Picasa ou Flickr, et on atterit sur l’interface de création des “Zests”. Les zests sont les groupes de photos que vous créez et que vous partagez avec vos amis. Le processus de création est ultra-simplistes: D’un côté vous avez vos photos Facebook/Flickr/Picasa, de l’autre vous avez vos listes d’amis Facebook/Flickr/Picasa. A partir de là, il vous suffit de drag-n-dropper vos photos sélectionnées dans le zest, et d’en faire autant avec les amis que vous désirez mettre en partage de votre zest.

pictarine

Une fois votre Zest créé, une invitation à le consulter est envoyée aux personnes que vous avez sélectionnées. Selon les droits que vous leur avez accordé, les invités peuvent à leur tour ajouter des photos au Zest via leurs propres comptes, et inviter d’autres personnes à participer à la mise en forme du Zest. Les participants au Zest peuvent laisser des commentaires sur le zest en question, ou sur chaque photo de manière individuelle. Une fonction “like” permet aussi de garder une trace des meilleures photos.

La prochaine étape pour Pictarine, c’est le développement d’une solution dropbox-like qui permettrait de synchroniser des photos sur le Web avec un dossier sur un desktop. C’est là que l’on voit toute l’astuce de Pictarine, qui est de rendre nos photos partagées en ligne accessibles directement à partir de notre ordinateur: Un ami veut partager ses photos, il les met dans un Zest dans le dossier Pictarine, la photo est uploadée à Facebook/Flickr/Picasa, mais surtout celle-ci est redirigée vers le dossier desktop de toutes les personnes qui partagent le Zest en question. Ce modèle est aussi appliquable à nos portables.

Le cas Oosah. Pour ceux qui ne connaissent pas, Oosah était un site qui proposait un type de service en apparence très similaire à Pictarine. Le principe consistait à connecter ses comptes Facebook, Picasa, Flickr, Youtube à son compte Oosah, et d’exploiter l’interface “desktop-like” en ligne afin de regrouper ses différents médias dans différents dossiers que l’on pouvait ensuite partager en ligne de diverses manières. Un an après son lancement, Oosah a fermé. Pourtant, la startup avait des fonds, du buzz et une agence de com qui gérait leur image. La faiblesse? La technicité des différentes APIs lorsqu’il est question d’en sortir des médias type vidéo ou photo. Par exemple, l’ingénieur d’Oosah a passé plusieurs semaines à comprendre pourquoi mes vidéos Youtube n’apparaissaient pas dans mon fichier Youtube, et la réponse n’avait pas été documentée par les ingénieurs de l’API Youtube (et croyez-moi, ça ne répondait pas à une logique toute faite).

L’autre challenge que Oosah n’a jamais réussi à adresser fût la monétisation. Il est extrêmement complexe pour une mashup de se positionner en payant entre un consommateur et son service à l’origine gratuit. Pictarine a trois pistes intéressantes à cet égard: La première consiste à cibler les organisateurs d’évènements type mariages ou conférences, et leur proposer LA solution pour aggréger toutes les photos de l’évènement sans contraintes sur le nombre d’utilisateurs au Zest de l’évènement (un compte gratuit Pictarine limite à 10 personnes la participation sur un Zest). La deuxième solution, c’est d’aller frapper aux portes des services d’impression de photos en ligne, et de négocier ses pourcentages sur chaque lead généré. La troisième consiste à monétiser les applications mobiles, en particulier sur l’iPad où l’expérience de partage pourrait se révéler être particulièrement excitante.

Le concept Pictarine est assez bien pensé, son identité est originale,et le type de service proposé est utile et grand public. Il ne reste plus qu’à Pictarine de bétonner son back-end pour garantir une fiabialité de service, et de dégager des pistes de monétisation peut-être plus solides et plus subtiles que celles qui viennent d’être mentionnées. A part ca, au niveau marketing, le produit est par nature assez viral en lui-même pour faire effet boule de neige sans avoir à investir un centime en publicité. En d’autres termes, l’idée est très prometteuse, et tout repose maintenant sur les talents de l’équipe fondatrice. Bonne chance!

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­na­riat avec l’Opencoffee France. L’opencoffee orga­nise des ren­contre heb­do­ma­daire sur paris (plus d’information sur leur site) pour les entre­pre­neurs des nou­velles tech­no­lo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réa­li­ser des entre­tiens et vous faire par­ta­ger les projets français de cet écosystème.

Addictrip, la destination du CityBreaker

Le City Breaker est cette personne qui va chercher à s’évader dans la découverte d’une autre ville, souvent à  l’étranger, le temps d’un week-end. L’intérêt du city break est de créer une rupture nette avec le rythme de la semaine en s’envolant vers des destinations qui changent les idées. La clé pour ce genre de consommation du voyage, c’est l’accessibilité: Prix, longueur du vol, mais aussi recherche d’informations sur les diverses destinations et prise de décision. Le probème du City Breaker, c’est qu’il veut partir avant de savoir où il veut aller. Un comparateur de vols peut vous donner le meilleur prix lorsque vous connaissez votre destination, mais il est incapable de vous suggérer une destination en fonction de vos envies.

Si vous êtes vous aussi un City Breaker, essayez Addictrip. Les créateurs d’Addictrip se sont basés sur la tendance du city breaking pour développer un site proposant des bons plans week-end avec des fiches pratiques et tout type d’informations destinées à l’aide à la décision dans le processus de départ impulsif. Pour Addictrip, les choses sont simples: Le City Breaker a 1. Une envie de bouger, 2. Un budget, et 3. Un temps d’achat limité. Ce qui lui manque, c’est une inspiration, une étincelle, une destination qui promet l’évasion. Fort de ce constat, Addictrip a décidé de se lancer sur le marché du besoin d’évasion impulsif.

Addictrip

La première étape pour ne pas perdre l’attention d’un City Breaker, c’est de l’inspirer, et vite. Sur Addictrip, on retrouve toute sorte de fiches pratiques, bonnes adresses, prix intéressants, témoignages d’autres city breakers, sous-catégorisation des villes en quartier selon les centres d’intérêts… Pour accélérer le processus de décision, le city breaker peut se rendre dans la partie « inspiration » du site: Une carte désignant destinations françaises et européennes suggèrent des billets d’avion entre 100 et 200 euros. Dans l’onglet « mes envies », il suffit de cocher quelques cases (thèmes, style de l’hôtel, situation de voyage, budget, mois durée) pour se voir suggérer une liste de destination correspondant à vos envies. Les résultats sont assez satisfaisants. Enfin, un calendrier des évènements est disponible pour ceux qui aiment se retrouver au bon endroit au bon moment.

Comme le précise Caroline Thelier – responsable marketing/contenu d’Addictrip – dans la vidéo ci-dessus, l’angle d’attaque, c’est le contenu. Sur Addictrip, les fiches pratiques, bonnes adresses et opinions des utilisateurs se transforment en réels arguments de vente pour le city breaker qui est à la recherche de ce type de discours. Addictrip est donc un endroit parfait pour réaliser une transaction. Pour la vente, le site possède aujourd’hui une quinzaine d’hôtels partenaires sec et packagé (Expedia, Booking, Venere, Opodo, Govoyages…), et plusieurs labels donnant une validité à l’entreprise sur le marché. Une fois qu’Addictrip a généré un prospect qualifié, ce dernier est redirigé vers un site partenaire pour finaliser l’achat.

Le concept Addictrip est très intéressant car il s’adresse effectivement à un marché croissant (le city breaking) et demandeur de solutions de vente adaptées à ses besoins. Aujourd’hui, la grosse faiblesse d’Addictrip réside dans sa réalisation: Les fonctions sociales ne sont pas très développées, Facebook et Twitter n’étant pas connectables à votre compte Addictrip. Les modalités de recherche sont elles aussi rudimentaires, il est difficile de trouver des utilisateurs selon leurs goûts (recherche par destination ou par nom d’utilisateur uniquement). Le design manque de stimulation et la navigabilité est très moyenne. En l’état actuel des choses, Addictrip n’est pas le site le plus addictif qui soit.

En 2009, Addictrip a identifié 12 millions de city breakers en France. Lancé depuis seulement fin 2009, la startup compte déjà  40 000 membres à son actif. Dans le courant Juin 2010, l’équipe va aussi lancer une nouvelle version du site qui devrait majoritairement tourner autour de la facilitation de paiement à partir de Addictrip.com (au lieu de rediriger vers les sites partenaires). Si la nouvelle version du site adresse également les dÃéfauts identifiés ci-dessus, alors Addictrip est parti pour occuper une position bien confortable sur le marché du city-breaking. A suivre…

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­nariat avec l’Opencoffee France. L’Opencoffee organise des rencontres hebdomadaires sur Paris (plus d’nformation sur leur site) pour les entre­preneurs des nou­velles tech­nolo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réali­ser des entretiens et vous faire parta­ger les projets français de cet écosystème.