Le graffiti Viadeo

Aujourd’hui, je suis allé déjeuner dans les locaux de Viadeo : ambiance jeune et dynamique, et réu très intéressante avec un des chefs de projet.

Les bureaux sont équipés d’une grande terrasse dédiée à la détente des employés. La photo ci-dessus est celle du graffiti Viadeo peint sur les murs de la terrasse. Je trouve que cette photo reflète bien l’ambiance jeune de la boîte.

Friendbet fait le pari des paris entre amis

Si la France a particulièrement tardé avant d’autoriser les jeux d’argent en ligne, celà n’a pas pour autant été désavantageux: Les jeux d’argent représentent une activité très lucrative pour les entreprises qui en font commerce, la libéralisation du marché génère un afflux de startups déterminées à se faire une place au soleil, et conjoncture historique oblige, nous sommes dans la mouvance du Web social, ce qui se traduit par une forte tendance à l’intégration des réseaux sociaux dans les nouveaux sites émergents.

Il y a un mois de cela, nous analysions Betkup, site de paris communautaires. Cette semaine, nous allons plancher sur Friendbet. Friendbet se lance cette semaine, et propose à ses utilisateurs de faire des paris entre amis. A l’encontre de Betkup qui se dit « communautaire », Friendbet cible les groupuscules d’amis qui ont l’habitude de faire des petits paris majoritairement autour d’évènements sportifs. Friendbet fait le pari des paris entre amis, et nous allons voir comment tout n’est pas si évident sur un marché manifestement porteur.

friendbet

L’inscription se fait via Facebook Connect, ce qui permet dans l’instant de retrouver/convier ses potes sur Friendbet. A ce que nous a dit Timothée Luneau, Co-fondateur de Friendbet, il est ensuite possible d’afffiner sa collection d’amis pour sélectionner uniquement ceux avec qui l’utilisateur souhaite parier (bien vu).

Une fois que le compte est paramétré, il suffit d’aller chercher un évènement, de parier dessus, et d’inviter une sélection d’amis à rejoindre le jeu. Les cotes d’un évènement varient au gré des paris, et le/les gagnants remportent le pactole généré entre amis.

Friendbet garde 15%, le minimum requis par la législation française, et a reçu son agréement de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), ce qui signifie que la startup a légalement le droit d’organiser des paris d’argent.

Durant l’entretien vidéo, Timothée Luneau a beaucoup insisté sur les contextes dans lesquels les amis créent des paris, avec l’informel bout de papier ou la grille excel, les éléments mêmes que Friendbet compte remplacer.

Le pari se crée souvent lorsque les pronostics entre amis divergent, et la création d’un mini-tournoi devient la meilleure manière de trancher. Avec la création d’un pari, des camps se dessinent, et les affronts (amicaux) rendent le jeu encore plus impliquant. Finalement, le/les gagnants humilient les perdants, c’est de bonne guerre, et on veut sa revanche la semaine qui suit.

C’est ça la dynamique sociale du pari, impulsive et complice. Ceci rend la tâche extrêmement lourde pour Friendbet, qui doit avec son modèle se poser la question: Comment insérer le réflexe Friendbet dans une dynamique sociale aussi centrifuge? Voilà une problématique à laquelle les sites de jeux traditionnels où le joueur est seul face au bookmaker ne sont pas confrontés.

Pour que les gens commencent à confier leur argent à Friendbet, la startup doit d’abord gagner en notoriété et en confiance. Pour y aboutir, en Angleterre, là où Friendbet est déjà lancé quelques mois, la startup sponsorise des petites équipes de sport et des petits évènements ciblés.

L’objectif est de faire pénétrer la marque dans son coeur de cible afin de générer de la proximité. A la longue, la marque devient familière, et la confiance s’installe. C’est avec la même approche marketing que Friendbet compte pénétrer le marché français. L’objectif de Friendbet est de devenir le sympathique compagnon de pari de tous les groupes d’amis, un travail d’image avant tout.

Une fois conquis, l’avantage pour les utilisateurs d’une plateforme de paris en ligne, c’est la facilitation des échanges d’argent: Tout le monde paie Friendbet avant le match, et les gagnants sont sûrs de toucher leurs gains. Friendbet retient 15% sur les gains pour se rémunérer, mais c’est un mal pour un bien lorsque l’on considère les efforts qui sont parfois requis pour collecter des gains.

La version anglaise de Friendbet a été lancée outre-manche à la mi-Aout, et la startup a déjà commencé à fidéliser des groupes d’amis qui apprécient la praticité du service. Friendbet se lance cette semaine en France, avec comme objectif de compter quelques dizaines de milliers d’utilisateurs dans sa base d’ici fin 2011. Une labeur de de longue haleine, certes, mais Friendbet part avec toutes les chances de son côté. On en reparle dans un an.

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­na­riat avec l’OpenCoffee France. L’OpenCoffee orga­nise des rencontres heb­do­ma­daires sur Paris (plus d’information sur leur site) pour les entre­pre­neurs des nou­velles tech­no­lo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réa­li­ser des entre­tiens et vous faire par­ta­ger les projets français de cet écosystème.

GoodPeopleRun, l’identité numérique de la course à pied

Depuis qu’il existe des appareils dotés d’un GPS, d’une connection au Web, d’un éventail infini de fonctionnalités, et d’une interface utilisateur ultra-intuitive, la course à pied est devenu une histoire de geek: Enregistrer son itinéraire, partager ses performances, calculer son poids perdu, se faire coacher… Tout un écosystème d’applications mobiles ciblant les coureurs s’est développé, permettant l’émergence d’un nouveau mode de consommation de la course à pied.

GoodPeopleRun est un nouveau réseau social qui proposera un lieu où les coureurs pourront se retrouver, partager leurs intentions de courir sur un calendrier, et également partager leurs performances sur des courses officielles en temps réel. Ca fait beaucoup de choses, donc autant commencer par le début:

goodpeoplerun

Le site utilise Facebook Connect pour faciliter la prise en main du service. Sur un calendrier, chaque utilisateur est invité à programmer ses prochaines courses. L’intention du service est de permettre à tout utilisateur de trouver en moins de temps qu’il n’en faut un partenaire de course. Les calendriers jouent donc un rôle central dans les interactions sociales sur le site. Chaque utilisateur a à sa disposition un newsfeed qui aggrège l’activité de ses amis.

Au niveau des fonctions sociales, GoodPeopleRun s’arrête là, ou dit autrement, Martin Gaffuri, co-Fondateur de GoodPeopleRun, ne nous en a pas dit plus (la 4e page de leur slide de présentation nous laisse en voir un peu plus).

Cependant, la mission de GoodPeopleRun semble s’étendre bien aù-delà de celle d’un énième réseau social. En effet, là où GoodPeopleRun innove vraiment – c’est justement là que Martin Gaffuri nous a donné plus de détails – c’est qu’à l’image de Facebook, la startup compte surtout permettre aux utilisateurs de créer leur identité numérique de coureur sur GoodPeopleRun, et utiliser celle-ci pour intégrer d’autres applications plus rapidement.

Premier exemple, GoodPeopleRun a fait un partenariat avec Running Method, une application de coaching pour la course à pied: Les utilisateurs peuvent connecter ces deux comptes, et leurs calendriers sur GoodPeopleRun s’auto-rempliront avec les dates et itinéraires de courses recommandées par Running Method. Tout de suite, ça ajoute de la valeur au calendrier de GoodPeopleRun. La récupération des données collectées par l’outil de tracking GPS de Running Method n’a pas été évoqué par Martin Gaffuri.

Deuxième exemple, GoodPeopleRun a partenarisé avec une entreprise de chronométrage d’évènements de courses à pied, et proposera un service encore inexistant sur le marché: S’inscrire à toutes les compétitons de courses à pied avec une identité numérique unique. Dans un premier temps, les utilisateurs uploaderont leurs documents officiels (licences, certificat médical,…) dans leurs comptes GoodPeopleRun. Ce profil bien documenté permettra aux coureurs de fournir aux organisateurs des courses à pied, en ligne et en 2-3 clics, toutes les pièces requises pour les inscriptions aux évènements.

Une fois l’utilisateur inscrit, l’entreprise de chronométrage partenaire de GoodPeopleRun insèrera dans une puce donnée au coureur le jour de la course les informations le concernant. Au moment où le coureur passera l’arche de départ, la puce sera détectée, le début de sa course sera enregistrée et retransmise automatiquement dans le flux d’activité de son profil GoodPeopleRun. Les temps de passage seront aussi enregistrés et retransmis sur GoodPeopleRun. La ligne d’arrivée dranchie, un compte-rendu de sa performance achèvera la restransmission de sa course via la plateforme GoodPeopleRun.

A la vue de ces partenariats, on comprend mieux le leitmotiv que pourront avoir les coureurs à rejoindre GoodPeopleRun: Trouver des potes de courses: pourquoi pas… Aggréger ses applications de course à pied sur une plateforme qui offre également des solutions évènementielles et de connectivité aux réseaux sociaux: potentiellement énorme! Le site devrait ouvrir ses portes d’ici quelques semaines, espérons que celui-ci soit à la hauteur de nos attentes.

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BloggerDroid, application Blogger pour Android

blogger android

J’ai toujours été très frustré en tant que blogueur blogspot, car je ne trouvais jamais l’application qui va bien pour publier des billets on the go (avec son portable).

Cela va faire quelques mois que BloggerDroid est sorti sur le marché Android, et que je le teste de temps à autres. La première version de BloggerDroid était très simpliste, ayant pour principale fonctionnalité de pouvoir facilement publier une photo. Ce qui m’a séduit dès le début, c’est l’interface « title – content – picture – tags ». Simple et efficace, je ne demandais rien de plus.

Et pourtant, plus est venu, et du bon. Dans les options de BloggerDroid, on peut maintenant:

1. Paramétrer un compte Picasa pour l’upload de photo.
2. Paramétrer un compte YouTube pour l’upload de vidéo.
3. Modéliser le embed code des vidéos YouTube (pour y ajouter un autoplay=1 par exemple).
4. Modéliser l’HTML de l’insertion d’images.
5. Sélectionner le mode advanced de l’éditeur de texte dans le but de pouvoir modifier l’HTML des images insérées on the fly.

Je ne suis pas si difficile en termes d’applications mobile, mais je suis généralement déçu pas les apps de blogging. BloggerDroid est ma première satisfaction 🙂 alors, si vous bloguez avec blogspot et que votre téléphone est un Android, alors essayez BloggerDroid.

Dress Me s’attaque à votre penderie

Le Web s’immisce graduellement dans notre quotidien, au point d’être devenu aujourd’hui un des principaux vecteurs de satisfaction dans nos habitudes de consommation: nous allons aimer ce que nos amis ont aimé; nous allons acheter ce que des consommateurs similaires ont acheté; nous allons lire l’article que les visiteurs ont lu après avoir lu celui-ci…

Les moteurs de recommandation sont nombreux sur le marché, tous proposant une approche relativement unique sur la génération d’une bonne recommandation, que celle-ci soit basé sur la donnée personnelle, le comportemental, le social ou l’objet. Cependant, pour Frédéric Assemat, co-fondateur de Dress Me, il y a sur le marché une grosse faille sur la recommandation vestimentaire, pour deux bonnes raisons:

1. Les internautes ne communiquent pas leurs mensurations.
2. Les internautes ne communiquent pas le contenu de leur penderie.

Dressme

Dress Me, dont le site est encore en construction à ce jour, veut répondre à cette problématique en développant un service basé sur le cataloguage de nos propres habits. En d’autres termes, Dress Me sera un site où les utilisateurs pourront créer leurs comptes et y uploader les photos de leurs propres habits. L’objectif sera de partager ces photos avec la communauté pour inspirer le look des autres, ou bien pour demander des conseils en retour.

Le Yin de la communauté de Dress Me, ce sont les blogueuses de mode qui utilisent leurs blogs pour afficher leurs fringues. Dress Me veut devenir le lieu propice à ce genre d’expression vestimentaire et personnel. Le Yang de la communauté de Dress Me, ce sont tous ceux qui ne savent pas s’habiller, mais qui sont résolus à changer cela. La dynamique communautaire prend forme lorsque cette population qui sait s’habiller et celle qui ne sait pas se rencontrent.

Afin de tester des combinaisons d’habits, j’imagine que Dress Me a prévu un outil de mix&match, mais cela n’a pas été évoqué durant notre rencontre.

Le site n’est pas encore lancé que Dress Me prévoit déjà le lancement d’ici quelques mois d’une application iPhone qui aura deux fonctions cruciales à la facilité d’adoption de la solution Dress Me:

1. Celle-ci permettra de prendre les photos de ses habits et de les enregistrer dans la base Dress Me directement avec son iPhone, et non plus en les uploadant sur le site Internet.
2. L’application Dress Me permettra aussi d’être utilisée comme un CMS pour habits, nous permettant à tout moment de consulter ce que nous avons dans notre penderie à partir de notre portable, pour effectuer une décision d’achat par exemple.

Les prétentions de Dress Me sont intéressantes. Sur le marché, Polyvore est un site qui vous propose de vous exprimer en mixant les habits de vos magasins préférés. D’autres communautés telles que LookBook.nu ou ModePass propose à leurs membres de partager leurs “styles”, mais rien n’a été conçu pour mélanger les genres vestimentaires proposées par la communauté:

“… Mais ils (Polyvore, LookBook.nu et ModePass) font rarement l’interconnection des vêtements entre eux, le background: ce que possèdent réellement les gens est rarement utilisé.” (Frédérique Assemat)

L’approche a l’air ingénieuse, reste à voir si la techno va suivre. Vu que le site n’a pas encore été lancé, on ne peut que souhaiter bonne chance à l’équipe.

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