Friendbet fait le pari des paris entre amis

Date : 2010/10/26 In - ReadWriteWeb - Tags : , ,

Si la France a particulièrement tardé avant d’autoriser les jeux d’argent en ligne, celà n’a pas pour autant été désavantageux: Les jeux d’argent représentent une activité très lucrative pour les entreprises qui en font commerce, la libéralisation du marché génère un afflux de startups déterminées à se faire une place au soleil, et conjoncture historique oblige, nous sommes dans la mouvance du Web social, ce qui se traduit par une forte tendance à l’intégration des réseaux sociaux dans les nouveaux sites émergents.

Il y a un mois de cela, nous analysions Betkup, site de paris communautaires. Cette semaine, nous allons plancher sur Friendbet. Friendbet se lance cette semaine, et propose à ses utilisateurs de faire des paris entre amis. A l’encontre de Betkup qui se dit « communautaire », Friendbet cible les groupuscules d’amis qui ont l’habitude de faire des petits paris majoritairement autour d’évènements sportifs. Friendbet fait le pari des paris entre amis, et nous allons voir comment tout n’est pas si évident sur un marché manifestement porteur.

friendbet

L’inscription se fait via Facebook Connect, ce qui permet dans l’instant de retrouver/convier ses potes sur Friendbet. A ce que nous a dit Timothée Luneau, Co-fondateur de Friendbet, il est ensuite possible d’afffiner sa collection d’amis pour sélectionner uniquement ceux avec qui l’utilisateur souhaite parier (bien vu).

Une fois que le compte est paramétré, il suffit d’aller chercher un évènement, de parier dessus, et d’inviter une sélection d’amis à rejoindre le jeu. Les cotes d’un évènement varient au gré des paris, et le/les gagnants remportent le pactole généré entre amis.

Friendbet garde 15%, le minimum requis par la législation française, et a reçu son agréement de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), ce qui signifie que la startup a légalement le droit d’organiser des paris d’argent.

Durant l’entretien vidéo, Timothée Luneau a beaucoup insisté sur les contextes dans lesquels les amis créent des paris, avec l’informel bout de papier ou la grille excel, les éléments mêmes que Friendbet compte remplacer.

Le pari se crée souvent lorsque les pronostics entre amis divergent, et la création d’un mini-tournoi devient la meilleure manière de trancher. Avec la création d’un pari, des camps se dessinent, et les affronts (amicaux) rendent le jeu encore plus impliquant. Finalement, le/les gagnants humilient les perdants, c’est de bonne guerre, et on veut sa revanche la semaine qui suit.

C’est ça la dynamique sociale du pari, impulsive et complice. Ceci rend la tâche extrêmement lourde pour Friendbet, qui doit avec son modèle se poser la question: Comment insérer le réflexe Friendbet dans une dynamique sociale aussi centrifuge? Voilà une problématique à laquelle les sites de jeux traditionnels où le joueur est seul face au bookmaker ne sont pas confrontés.

Pour que les gens commencent à confier leur argent à Friendbet, la startup doit d’abord gagner en notoriété et en confiance. Pour y aboutir, en Angleterre, là où Friendbet est déjà lancé quelques mois, la startup sponsorise des petites équipes de sport et des petits évènements ciblés.

L’objectif est de faire pénétrer la marque dans son coeur de cible afin de générer de la proximité. A la longue, la marque devient familière, et la confiance s’installe. C’est avec la même approche marketing que Friendbet compte pénétrer le marché français. L’objectif de Friendbet est de devenir le sympathique compagnon de pari de tous les groupes d’amis, un travail d’image avant tout.

Une fois conquis, l’avantage pour les utilisateurs d’une plateforme de paris en ligne, c’est la facilitation des échanges d’argent: Tout le monde paie Friendbet avant le match, et les gagnants sont sûrs de toucher leurs gains. Friendbet retient 15% sur les gains pour se rémunérer, mais c’est un mal pour un bien lorsque l’on considère les efforts qui sont parfois requis pour collecter des gains.

La version anglaise de Friendbet a été lancée outre-manche à la mi-Aout, et la startup a déjà commencé à fidéliser des groupes d’amis qui apprécient la praticité du service. Friendbet se lance cette semaine en France, avec comme objectif de compter quelques dizaines de milliers d’utilisateurs dans sa base d’ici fin 2011. Une labeur de de longue haleine, certes, mais Friendbet part avec toutes les chances de son côté. On en reparle dans un an.

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