Calendrier de l’avant Playmobil

Calendrier de l'avant playmobil

Tous les ans, c’est la tradition du calendrier de l’avant pour suivre jour après jour l’arrivée du 25 décembre. Généralement, on retrouve un bonbon ou une image pour chaque jour du calendrier. Cette année, au lieu de prendre le calendrier tout pourri de chocolats crados (comme c’est souvent le cas), mon fils a eu le calendrier de l’avant Playmobil!

Je recommande fortement ce calendrier à tous les parents de petits garçons: Tous les jours, c’est littéralement un nouveau Playmobil qu’il découvrira, faisant tous partie du même décor médiéval: des chevaliers, des chevaux, des armes, un roi, et même le mobilier de l’époque. Arrivé au 25 décembre, mon fils avait déjà réuni tout une coolection de Playmobil, alors qu’il n’avait pas encore ouvert son premier cadeau.

Faux comptes Twitter et infowar

fake id

Les chiffres d’utilisation de la plateforme Twitter sont atypiques: une large majorité des comptes y sont inutilisés et le réseau est une aire de jeu pour spammers de tout bord depuis sa création. Cependant, cela n’affecte pas sa popularité croissante: son système de relations sociales asymétrique permet aux utilisateurs d’ignorer les spammers, simplement en décidant de ne pas les suivre. Quel est donc l’intérêt de créer des faux comptes pour spammer la twittosphère si personne ne suit ces comptes sans intérêt? Doit-on en conclure que les faux comptes Twitter n’ont aucune influence sur la plateforme? Certainement pas!

Nous en avons un exemple de taille aujourd’hui sur le créneau des politiques en France. Sous la pression de moderniser leurs communications, nombre de personnalités politiques se retrouvent dans l’urgence de populariser leur compte Twitter. La plupart du temps gérée par des agences internes aux partis, qui prennent parfois des allures d’agence black ops, la popularité de ces comptes va jouer un rôle de taille dans l’impact d’un politicien sur l’opinion publique.

Voici trois paramètres de taille que des faux comptes Twitter peuvent grandement influencer:
1. Les compteurs de followers
2. Les scores de popularité sur des services tels que Klout
3. Les scores de sondage type Twittoscope (la plus grosse blague de « datajournalism » orchestrée par la presse)

1. Les compteurs de followers

L’un des plus grands facteurs de succès de Twitter, c’est le compteur de followers qui permet à tout un chacun de voir croître sa popularité au fil des jours. S’en est même devenu un indice de référence pour apprécier la popularité d’une personne sur la toile en général. Aujourd’hui, les politiciens doivent entretenir un profil sur Twitter pour rester dans le coup. Une course aux followers s’est donc lancée pour reconnaître de facto qui intéressait le plus les twittos. Si le compteur est bas, cela donne un indice sur la personnalité du détenteur du compte.

Créer une ribambelle de faux comptes est une opération rentable car cela permet de gonfler les compteurs de followers, et par extension d’améliorer l’image des politiciens détenteurs de ces comptes. Il faut cependant considérer qu’une telle manoeuvre peut être facilement repérable si mal-orchestrée.

2. Les scores de popularité dés services tels que Klout

Toute personne quelque peu habile avec la plateforme Twitter sait que le compteur de followers ne veut pas forcément dire grand chose, et qu’il existe des systèmes plus développés pour apprécier l’influence d’un twittos sur son environnement. Klout est l’un de ces systèmes. Celui-ci prend en compte plusieurs paramètres autres que le nombre de followers pour déterminer l’influence « réelle » d’un twittos. L’un des paramètres de calcul de cette influence est le nombre de retweets dont un twittos bénéficie.

Créer une ribambelle de faux comptes Twitter est une opération rentable car cela permet également d’accroître son score d’influence, et venant de services tels que Klout qui sont aujourd’hui les références pour mesurer l’influence des twittos.

3. Les scores de sondages type Twittoscope

Et puis il y a les outils d’analyses statistiques qui profitent de l’API ouverte de Twitter pour sonder les tweets de l’ensemble d’une population donnée, et mesurer la popularité de certains sujets (ainsi que le sentiment lié à ces sujets). Il faut comprendre qu’à ce niveau-là du jeu, les chiffres des sondages sont facilement repris par la presse, si ce n’est pas automatiquement (comme le Twittoscope, partenariat entre Ipsos, TF1 et Métro). L’enjeu prend ici une autre allure: il ne s’agit plus de convaincre un twittos avec un score Klout, mais de convaincre toute l’opinion publique.

Le gros problème des instituts de sondage qui jouent le jeu du Social Media, c’est qu’ils ne connaissent rien au hacking du Social Media. Par exemple, l’outil d’analyse des tweets d’un institut de sondage ne sait pas discriminer un vrai compte d’un faux.

Créer une ribambelle de faux comptes Twitter est une opération très rentable car cela permet de tromper les résultats des études statistiques sur la popularité dés politiciens dans la twittosphère (exemple).

En ces périodes de guerre électorale, tous les moyens sont bons pour influencer les chiffres et les opinions. C’est alors aux consommateurs de ces contenus (nous, les journalistes, les instituts de sondage) de savoir faire la part des choses, et de pouvoir déceler toute tentative de manipulation de l’opinion publique. Des études comme celle du Twittoscope ne font que servir la soupe, en se désintéressant complètement de l’autorité des comptes sondés. Cette manipulation n’est pas bénigne car ce sont des millions de lecteurs qui lisent les résultats du Twittoscope dans le journal Métro.

Guerres de version sur Wikipédia, 5 conseils

guerre de versions wikipedia

Beaucoup de personnes, surtout des personnalités, se plaignent lorsque le contenu de leur page Wikipédia est biaisé, orientée, ou relate des évènements pas très flatteurs. Généralement, ces personnes décident de prendre les choses en main, et s’occupent elles-mêmes d’effacer ou de modifier les contenus gênant. Malheureusement, elles apprennent bien vite que des modérateurs surveillent les modifs de Wikipédia, et annulent toute modification non-justifiée. Ils commencent alors à s’acharner, se disant que cette page les concerne eux, et ils trouvent rageant qu’un wikipédien complètement ignorant à leurs égards se permette de dicter le contenu de leur page.

Généralement, après une guerre de versions, le wikipédien survit et la personne révoltée trépasse, épuisée, et constatant qu’elle n’aura jamais le contrôle sur sa propre page. Ces personnes vous diront qu’elles ont tout essayé, mais que les forces en action sur Wikipédia sont bornées, irrespectueuses et mal-intentionnées (ou tout simplement que les modérateurs sont des cons).

Et bien ce n’est pas le cas, et je ne dis pas juste cela pour tenter de redorer mon blason. En effet, le gros problème avec Wikipédia, c’est que le site a été vendu comme la plateforme où tout le monde peut contribuer, et de toute évidence, cela n’est pas exactement le cas. Le réel principe, c’est que tout le monde peut devenir contributeur, mais il y a tout un ensemble de règles qui régissent tout ce modèle aux allures anarchiques.

Sans revenir sur la totalité des règles en vigueur sur Wikipédia, il est bon de rappeler quelques principes de base qui permettent à tout-un-chacun d’interagir avec la communauté de Wikipédia sans trop d’accrocs:

  1. La règle d’or de Wikipédia, c’est NPOV: Neutral Point of View. En effet, les ambitions encyclopédiques de la plateforme font que des standards bien précis de rédaction ont été établis. Être neutre, c’est intégrer des contenus de sources officielles ou journalistiques.
  2. Avant de s’aventurer dans des modifications hasardeuses, parlez-en dans la partie discussion de votre page. La page discussion représente l’espace d’expression libre dans lequel vous pouvez collaborer avec les wikipédiens qui s’intéressent à votre page.
  3. Restez courtois à n’importe quel prix avec les autres utilisateurs, peu importe leurs points de vue, et gardez une attitude désintéressée vis-à-vis des sujets que vous traitez.
  4. Ne vous intéressez pas qu’à une seule page, mais intervenez aussi sur d’autres sujets: cela permet de se faire la main avec Wikipédia, et cela permet également de brouiller les pistes quand à vos ambitions premières pour contribuer à la plateforme.
  5. Utilisez la section « aide » pour mieux comprendre ce que les autres utilisateurs attendent de vous au niveau contenu et attitude. Cette section vous permettra aussi de trouver des angles de contre-argumentation lorsque vous traversez des guerres d’édition.

Wikipédia est un outil de savoir absolument formidable. Si vous êtes coincés sur une guerre d’édition, vous ne pouvez alors que constater que le système Wikipédia marche: ses allures anarchiques ne sont que le porte-faux d’un système possédant une organisation stricte ne laissant finalement qu’une marge de manoeuvre très fine à ses utilisateurs.

Un dernier conseil: pour bien manier Wikipédia, mettez-vous dans la peau d’un avocat qui n’a que des textes de loi, des jurisprudences et de la tchatche pour plaider leurs causes. Au fond, une fois la plateforme bien prise en main, Wikipédia devient surtout un exercice de réthorique.

Et toujours rester humble, dans la victoire comme dans la défaite!

Photo dans Les Echos

Presse Les Echos

Cette photo date d’il y a quelques semaines, je n’ai pas de date exacte sous la main. Elle a été publiée dans Les Echos (même là j’ai un doute). L’article long de plusieurs paragraphes qui accompagnait cette photo résumait l’activité toute nouvelle que développe l’agence où je travaille.

Je suis celui qui se tient tout à gauche.