Débat: La curation, avenir du Web?

Lundi 7 Février se tiendra la conférence-débat: La curation, avenir du Web? Cet évènement, présenté par le Conseil Régional d’Ile-de-France, ReadWriteWeb, Pearltrees et Scoop.it, réunira quelques personnalités de la scène Web pour débattre autour du rôle de la curation du Web dans une société où l’information est de plus en plus structurée par les Internautes: Pourquoi la curation? Quels outils pour la mettre en oeuvre? En quoi sommes-nous déjà des curateurs? Qui sont les principaux acteurs aujourd’hui et à quoi doit-on s’attendre pour demain?

Deux panels de discussions sont prévus: le premier à 17h20, la curation bouleverse-t-elle l’information?, réunissant Benoît Raphaël (LePost.fr, Social Newsroom), Eric Scherer (France Télévisions), et Pierre Chappaz (Wikio). Le second panel démarre à 18h, qui sont les curators?, et réunira Eric Dupin (Presse-Citron, Fuzz.fr, Lefocus.com), Guillaume Decugis (Scoop.it), Patrice Lamothe (Pearltrees), et Eric Briones. A noter également un mot de bienvenue par le Président du Conseil Régional d’Ile-de-France Jean-Paul Huchon programmé à 16h30 (j’ai hâte de savoir ce qu’il aura à dire sur la curation :).

Je serai moi-même présent pour animer l’un des deux panels programmés. L’évènement se tiendra à l’Hémicycle – Conseil Régional d’Ile-de-France et le nombre de places est limité. Pour plus d’informations, rendez-vous sur Facebook: http://on.fb.me/LaCuration

9 vérités sur le faux retweet

retweet

Si Twitter semble être une entreprise composée de gens extrêmement talentueux, il faut reconnaître que la plus forte valeur ajoutée du réseau social a été mise au point par d’autres personnes, elles aussi très talentueuses: Les twittos. Effectivement, le retweet est une forme de tweet que les utilisateurs ont créé dans le but de relayer facilement (source à l’appui) des informations. Le retweet est devenu la fonctionnalité qui a transformé Twitter en une infernale machine à viralité. Face au succès du retweet, Twitter a décidé de l’intégrer comme fonctionnalité native à sa plateforme.

Récemment, je suis tombé sur un article au ton plutôt engagé d’une personne qui exprime sa complète insatisfaction vis-à-vis de la manière avec laquelle Twitter a intégré le retweet. Il appelle les retweets de Twitter les « faux retweets ». Puis il nous livre quelques vérités bonnes à entendre sur les faux retweets :

  1. Vous ne pouvez pas insérer un commentaire, commencer une conversation ou vous joindre à une conversation.
  2. Vous ne pouvez pas modifier le tweet
  3. Au lieu de montrer votre avatar sur votre retweet, c’est l’avatar du twittos d’origine qui s’affiche, une personne inconnue pour vos followers.
  4. Il vous empêche de voir plusieurs versions d’un retweet, avec des commentaires qui changent.
  5. Sur Twitter.com, si quelqu’un vous retweet, c’est compliqué de le savoir: Retweets -> Your tweets retweeted -> survolez le tweet pour faire apparaître la flèche en haut à droite de l’élément -> cliquez la flèche pour voir qui vous a retweeté -> fatigue!.
  6. Si vous retweetez quelqu’un, il ne le saura que si il prend la peine de faire la démarche décrite au-dessus.
  7. Un faux retweet n’a pas d’URL, et celui-ci n’est donc pas recherchable. Il n’a pas d’identité distincte. Il ne remontera pas dans les moteurs de recherche Twitter. Si vous utilisez le faux retweet, il sera absent des recherches de hashtags.
  8. Vous ne serez pas en suggestion lorsque des personnes cherchent à suivre d’autres personnes qui partagent les mêmes intérêts.
  9. Vos tweets n’apparaîtront pas dans les listes de tweets tels que Tweetmeme.

Aberrant n’est-ce pas? je me suis dit la même chose, et c’est pourquoi j’ai pris le temps de traduire ce passage pour les lecteurs de Twitteradar. L’article d’origine est plus long, et explique plus en détail pourquoi Twitter a opéré ces choix. C’est en anglais: « The traditional retweet, the key to conversation and visibility« 

Photographiez, partagez vos expériences culinaires avec Food Reporter

Si la France est un pays internationalement reconnu pour ses qualités culinaires, ce n’est pas juste grâce au travail de quelques chefs distingués: La culture française valorise la cuisine et la dégustation culinaire. Tous les Français sont des ambassadeurs du goût, et cultivent cette richesse culinaire au travers des voyages dans les différentes régions françaises, toutes marquées très singulièrement par leurs histoires et leurs us alimentaires. Nous avons tellement à dire sur la nourriture et ses mille et une façons de la cuisiner, que tout outil dédié à faciliter le partage de nos connaisances culinaires ne peut être que le bienvenue.

Food Reporter est une nouvelle application mobile qui propose une solution simple à tous ceux qui aiment prendre des photos de plats pour les mettre en ligne. Avec Food Reporter, tout commence par la capture photo du plat. Les étapes afférentes servent à apporter des informations sur le plat photographié: nom du plat, lieu de consommation, appréciation. Une fois postées, ces photos apparaîssent dans une timeline publique, ainsi que dans les pages de recherches géolocalisées.

foodreporter

Deux fonctions font de Food Reporter une app originale:
1. L’association à un lieu ne se fait pas par un acte de checkin, mais par un acte de partage. En ce sens, Food Reporter se différencie singulièrement d’applications telles que Foursquare ou Gowalla qui valorisent la surexposition et la compétition.
2. Au moment de donner une appréciation au plat, vous pouvez demander à reporter cet acte plus tard, vu que techniquement vous vous apprêtez tout juste à savourer votre service. Une alerte push surgira dans une vingtaine de minutes vous réinvitant à formuler une appréciation. Ingénieux.

Food Reporter s’inscrit dans la même mouvance que Food Spotting, son homologue et leader américain, mais en prenant comme point de départ la France. L’objectif d’un côté est d’offrir un outil simple et utile pour partager les plats que l’on mange, et de l’autre de bâtir une solide base de données de photos de plats géolocalisés au service des utilisateurs.

Food Reporter est encore en beta privée, mais ReadWriteWeb a 100 invitations pour cette beta. Intéressé(e)? Suivez le lien vers la page d’inscription à la beta, et entrez le code RWW-FOODREPORTER. N’oubliez pas de revenir sur cette page pour laisser un commentaire sur Food Reporter une fois que vous l’aurez testé!

Boosket et l’avènement du fcommerce

Est-il possible de faire de Facebook la plus grosse plateforme ecommerce au monde? Facebook pense que oui, et ils ne sont pas les seuls. Paypal, la plus importante plateforme de paiements en ligne, annonçait fin 2010 le lancement de son système de micro-paiement couplé d’un partenariat avec Facebook. L’année précédente, Paypal avait également lancé Paypal X, une API qui permet de complètement intégrer le système de paiement dans les sites marchands sans redirection aucune. Résultat: Tout développeur peut aujourd’hui proposer à la vente sur Facebook tout type de produits, sourcés directement de n’importe quelle plateforme ecommerce, et résumer la transaction à deux clics. Grâce au micro-paiement, des petites sommes (10, 50 centimes) pourront être dépensées sans quitter Facebook.

Technologiquement, les choses sont plutôt séduisantes, mais dans la pratique, tout reste encore à faire. Les représentants des entreprises marchandes sur Facebook sont community managers pour la plupart, et les utilisateurs ne font pas particulièrement usage de Facebook pour acheter des biens. Après tout, Facebook est un lieu de socialisation, et c’est bien la raison pour laquelle ça marche. Et pourtant, faire du cash sur Facebook est une idée si alléchante que cela pourrait bien devenir la grande tendance de 2011: L’avènement du fcommerce.

boosket

Enter Boosket. Boosket est une application qui permet d’installer une boutique sur une page Facebook, et de faire la promotion des produits via sa communauté. L’installation est simple, conçue pour être manipulable par tout utilisateur familier avec les applications Facebook. Il suffit de renseigner quelques champs, et optionnellement de soumettre un flux RSS de produits, pour que la boutique soit lancée. Ayant intégré les dernières avancées de Paypal X, Boosket permet ensuite aux utilisateurs de Facebook de réaliser des achats sans quitter la plateforme sociale.

Comme il a été répété maintes fois, Facebook est un puissant moteur de recommandation sociale. L’objectif pour Boosket est également de développer une solution qui optimise la viralité des produits diffusés. Son modèle de viralité? La monnaie virtuelle Facebook, que Boosket compte échanger aux utilisateurs contre des likes et tout autre mode de partage de produits. L’application propose également aux vendeurs la possibilité d’appliquer des réductions, voir même de privatiser les ventes.

Boosket n’est pas le premier venu sur ce créneau: Payvment, une startup fondée en 2007 et basée à San Francisco, offre du côté front une solution très similaire. Via son API, Payvment permet également à tout développeur de bâtir sa propre boutique sur Facebook. Mieux encore, durant toute sa phase beta, Payvment est entièrement gratuit, alors que Boosket fait payer ses options avancées. Comment Boosket compte-t-il percé face à un leader gratuit? La stratégie des deux entreprises se distinguent au niveau des marchés ciblés: Boosket travaille des partenariats avec des plateformes ecommerce et des optimisateurs de flux marchands dans le but d’accompagner les communautés emarchandes vers le fcommerce en toute tranquilité. Avec son offre modulable et payante, Boosket s’adresse aux ecommerces munis de réseaux de distribution déjà bien établis, et désirant étendre cette distribution à la plateforme sociale la plus fréquentée au monde. Sur le site de Payvment, pour rassurer les utilisateurs sur la gratuité précaire du service, il est précisé que: “ En échange de votre aide et de vos feedbacks, votre boutique Facebook restera gratuite, même une fois que la phase beta sera achevée”. A moins que Payvment ne revienne sur ses dires, la startup n’aura probablement pas d’autre choix que celui de prendre une part sur les paiements transitant via sa plateforme. Avec ces différentes politiques de pricing, à toutes choses égales par ailleurs, Boosket représentera forcément une solution plus rentable pour les gros vendeurs.

Ceci dit, tout cela ne règle pas le problème du community manager qui va se retrouver propulser aux commandes de pages Facebook qui devront répondre à des logiques commerciales. Tout cela ne règle pas non plus le problème de l’utilisateur pas encore habitué à l’achat sur Facebook. Celui-ci risque aussi de se lasser de polluer ses amis avec des recommandations de produits en échange de monnaie virtuelle. Si le fcommerce semble être l’inévitable virage de Facebook en 2011, certains éléments du rouage restent encore à être mis en place.

Petit caddie, grand panier

Voici un exemple classique de marketing destiné aux enfants qui permet de capter les budgets des parents: le caddie pour enfant, loin d’être une nouveauté en soi, a permis au Marché U à côté de chez moi de rafler tout mon budget alimentation mensuel.

Mon fils adore le petit caddie, qui lui permet de tout faire comme les grands. J’adore aussi car mon fils est parfaitement apte au niveau moteur pour faire les courses, mais trop souvent c’est la taille inadaptée des paniers qui l’empêche de pouvoir bien faire les choses.

Enfin bref, même dans les quartiers bobo parisiens, ne négligez jamais le child marketing: c’est un petit caddie pour les enfants, mais un grand panier pour les parents.