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E-réputation = Noyer des photos de cul ?

cul

Il y a deux-trois semaines de cela, la société pour laquelle je travaille, Reputation Squad, a décroché un deux pages dans Libération: L’Eréputation, une image à restaurer. Dans cet article, la journaliste, qui avait passé une journée dans nos bureaux un mois auparavant, décrit le cours de cette journée heure par heure. En milieu d’après-midi, elle s’est entretenue avec moi. Voici l’extrait de ce qu’elle a retenu de notre entretien:

15 h 15

Au départ, Xavier était «freelance social media manager» dans la Silicon Valley. Ça en jette. Il explique comment il fait du «noyage», pour faire sombrer les liens indésirables au fin fond des abysses de Google. Comme pour ce couple qui pratiquait le sado-masochisme et faisait «beaucoup, beaucoup de photos». D’inoffensifs clichés de la dame, habillée, sur son canapé, en promenade dans la nature, avec des animaux domestiques, ont remplacé ses photos de cul.

Dans un premier temps, je tiens à remercier cette journaliste d’avoir passé une journée dans nos locaux, sa présence fût fortement appréciée. Cependant, la manière avec laquelle elle a présenté mon travail manque de délicatesse, et manque à transmettre la réelle valeur que je génère au quotidien pour les clients de mon employeur. Voici donc une explication un peu plus approfondie de mon travail:

Tout d’abord, parlons du « noyage ». Cette activité consiste effectivement à créer du contenu optimisé sur des mots-clés définis par le client (vu que je travaille pour une agence d’Eréputation, nous travaillons sur le nom des clients), et de faire remonter ce contenu le plus haut possible dans les premières pages de Google, dans le but de « shooter » des résultats indésirables, les faire descendre dans les pages de résultats.

Parfois un spécialiste du référencement naturel parvient à nous bluffer en faisant remonter des sites vides de contenu en première page de requêtes ciblées. Cependant, si cette abbération fonctionne de temps à autre, il n’est pas possible d’imaginer un plan de noyage avec que des sites vides. Comment alors remplir ces sites? On pourrait penser à republier automatiquement du contenu venu d’ailleurs, mais les contraintes de cette méthode sont variées: Risque de dévalorisation des sites dans les moteurs de recherche (Panda), manque de contrôle sur le contenu publié, sites associés à du spam par les Internautes… Si on part dans l’optique de faire remonter des sites sur une requête ciblée, il va falloir s’attacher à créer du contenu original autour du sujet abordé: le client.

En d’autres termes, il va falloir faire de la communication, comme avec une agence de presse ou une agence de publicité, mais ici avec une agence Web. La spécificité de l’agence Web, ce sont les supports sur lesquelles elle communique. Aujourd’hui, ce sont les blogs, les microblogs, les pages Facebook, les sites de partage, etc… qui garantissent la meilleure exposition en ligne. Nos clients n’ont pas encore la maîtrise des outils cités ci-sus, et leurs process de communication sont souvent incompatibles avec les supports Web. Eux font des communiqués de presse et achètent de la pub depuis toujours. Nous, nous les formons à diffuser une multiplicité de messages tous les jours, sur une grande variété de sites différents, et à interagir en direct avec les réactions générées. Leurs modèles et le notre n’a rien à voir, et pourtant, pour que mon travail marche, il faut trouver le juste milieu.

Voilà, je tenais à rectifier les propos de cette journaliste, dans lesquels je n’arrive pas à retenir autre chose que « noyage de photos de cul ». Mon travail consiste à accompagner nos clients dans la prise de contrôle de leur image par une prise en main des outils Web, ainsi que par la déclinaison de leurs communications au format Web. L’objectif final est donc certes de noyer, mais cela passe par de la recherche, de la stratégie, de la pédagogie, et surtout par une connaissance assez poussée de l’univers du Web.

Photos de cul…

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