Android – fini les bloatwares !

Les bloatwares sont ces applications pré-installées sur votre téléphone que vous n’avez jamais choisies, et que vous ne souhaitez pas utiliser, mais que vous ne pouvez pas désinstaller : S-Health, ChatOn, et les applications des partenaires de votre FAI. Ces applications sont complètement inutiles mais elles ne peuvent être désinstallées, sont souvent automatiquement actualisée, et collectent des données de votre téléphone.

Heureusement, le prochain Galaxy S6 de Samsung devrait régler ce problème en permettant à ses utilisateurs de désinstaller les bloatwares. Un détail, certes, mais important lorsque l’on considère l’aspect sensible que constitue la présence d’apps indésirables sur un appareil électronique qui constitue le centre névralgique de nos vies digitales.

Cette décision est probablement liée à la décision du ministère des sciences de la Corée qui a imposé l’option de pouvoir désinstaller tout bloatware à partir d’avril 2015. Pour ce ministère coréen, les bloatwares parasitent l’expérience utilisateur, et engrangent une concurrence déloyale entre applications mobiles.

Facebook veut héberger tous les contenus du Web

Facebook serait en train de préparer des partenariats avec plusieurs médias américains pour leur proposer d’héberger leurs contenus directement sur la plateforme du réseau social. En d’autres termes, lorsque les abonnés de ces médias cliqueront sur une actu dans leur timeline, ils ne seront pas redirigés vers le site de ce média, mais liront cette actu directement sur une page facebook.com.

Pour Facebook, le bénéfice d’une telle manœuvre sera de garder les internautes sur sa plateforme, et donc de maximiser la collecte de données ainsi que le nombre de pages vues. Pour les médias partenaires, une telle démarche leur garantirait des revenus publicitaires plus importants. Bien que les bénéfices annoncés aux médias partenaires restent à prouver, le bénéfice pour Facebook est facilement identifiable : devenir la plateforme Web que les internautes ne quittent plus.

Il va cependant être difficile pour Facebook de convaincre ses partenaires en phase alpha d’abandonner le contrôle sur leur marque, leur audience, leur contenu, et leurs revenus publicitaires. Que Facebook peut-il proposer pour se prouver plus profitable qu’un site média déjà optimisé ? De plus, si les contenus sont hébergés sur Facebook, seront-ils toujours indexés par Google ? Pas si sûr…

Floride – une nouvelle loi contre l’anonymat en ligne ?

Aux Etats-Unis, l’état de Floride est décidément très actif dans la lutte contre les libertés sur le Web. Une pétition circule en ce moment pour s’opposer à la loi « True Origin of Digital Goods Act » qui forcera tout propriétaire de site Web à déclarer ses nom et adresse si celui-ci est suspecté d’héberger des contenus copyrightés.

Cette loi s’attaque au principe d’anonymat lié à la liberté d’expression : en prétextant faciliter les démarches légales pour lutter contre l’hébergement de contenus illégaux, cette loi permettra à toute personne se sentant lésée par un site Web de faire révéler son identité et son adresse, et aini de l’assigner en justice, ne serait-ce que pour l’étouffer financièrement.

Le principe d’anonymat est une clé de voûte de la liberté d’expression : il permet la parole libre, le débat, le partage et la démocratisation du savoir. L’encyclopédie libre Wikipédia, le principal véhicule du savoir sur le Web, défend le principe d’anonymat en permettant à tous d’adopter un pseudo pour contribuer pleinement sur le site. Lorsque l’AFP publie des infos sensibles, ses articles ne sont pas signés. Sur Twitter, les utilisateurs sont tous sous pseudos, et le site de microblogging est très engagé dans la défense de l’anonymat de ses utilisateurs. De manière générale, hors Facebook, tous les sites sur le Web fonctionne avec un principe d’anonymat pour leurs utilisateurs, en leur proposant l’utilisation d’un pseudo plutôt que leur vrai nom. Les services de gestion de noms de domaine permettent également d’enregistrer des sites anonymement, c’est le cas depuis les premiers jours de l’interweb.

Avec la « True Origin of Digital Goods Act », l’état de Floride aura l’autorité d’exiger l’identité de n’importe quel internaute sans qu’aucun offense à la loi ne soit constatée, une suspicion suffira. Le Web serait-il le même si l’anonymat n’était plus là pour libérer nos ardeurs ?

Wikipédia porte plainte contre la NSA

La fondation Wikimédia a annoncé la semaine dernière le démarrage d’une procédure judiciaire contre la NSA et le département de la justice américaine, avec dans son viseur son programme de surveillance de masse. Selon les mots de Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia :

Nous démarrons une procédure pour le compte de nos lecteurs et de nos éditeurs partout dans le monde […]. La surveillance effrite la promesse d’internet : un espace ouvert pour la collaboration et l’expérimentation, un lieu dénué de peur.

La fondation Wikimédia considère que l’espionnage de ses lecteurs et contributeurs est une enfreinte à la vie privée, un principe fondateur des valeurs de la démocratie, autant qu’un principe fondateur de l’encyclopédie libre. La fondation reproche aux agences d’espionnage de ratisser trop large dans leur surveillance, ciblant toute connexion http établie avec le site, que ce soit des utilisateurs ou des administrateurs du site.

Pour la fondation Wikimédia, les techniques d’espionnage de la NSA bafouent le 1er amendement de la constitution américaine, la liberté d’expression. Une affaire à suivre…

Friendfeed va fermer ses portes le 9 avril 2015

Pour ceux qui ont vécu l’avènement du web 2.0 (que l’on appelle communément Twitter et Facebook aujourd’hui), Friendfeed restera une référence en la matière. Pour ceux qui ne connaissent pas, Friendfeed est le réseau social qui s’est lancé en parallèle de Facebook et Twitter par des anciens Googlers, principalement Paul Buchheit – créateur de Gmail, du prototype d’Adsense, et concepteur du slogan « don’t be evil » – et Bret Taylor, co-créateur de Google Maps.

Friendfeed proposait de connecter tous ses profils sociaux pour centraliser l’activité des réseaux sociaux : Youtube, blog, Twitter, Facebook, Yelp, Digg, … Un système d’interconnexion aux APIs des différents réseaux permettaient d’engager et d’entretenir les discussions depuis Friendfeed. Bien que moins médiatisé que Twitter et Facebook, le site était reconnu par la communauté d’early-adopters Web 2.0 comme la référence en terme de technologie sociale. Le site proposait des fonctionnalités technologiquement avancées d’interaction et de recherche.

En août 2009, Facebook a racheté Friendfeed, Mark Zuckerberg flairant le bon plan. Au fil des années suivant son acquisition, Facebook a dépecé Friendfeed pour muscler son propre système de discussion/commentaire qui était encore faible à l’époque. Le site Friendfeed est resté ouvert, avec un entretien minimum pour que le site continue à fonctionner. En avril 2015, vu que le site ne bénéficie pas d’entretien et d’améliorations, il a perdu sa communauté, et ses dirigeants ont décidé de fermer le site le 9 avril 2015.