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Comment Google+ pourrait devenir un leader du web social

Quand Google se lance sur un marché, généralement, les autres acteurs de ce marché tremblent : le leader international et incontesté du Web, dont la domination ressemble à un monopole, possèdent toutes les armes pour écraser ses concurrents. Et pourtant, sur le marché des réseaux sociaux, face à Facebook et Twitter, Google et son réseau social Google+ n’est pas parvenu à s’imposer, voir même à intéresser les consommateurs de ce marché. Comment expliquer la chute d’un produit pourtant bien conçu et poussé par un chef de file du Web ?

L’idée, je l’ai déjà exprimée il y a 2 ans (même si j’ai toujours été sceptique au sujet de Google+), mais je la réitère car ça me porte à cœur. Google+ n’est pas assez :

  1. Différent
  2. Ouvert

Malgré sa conception parfaite (en termes de code et de design), Google+ ne se distingue pas suffisamment de Facebook : On a son réseau d’amis, que l’on peut diviser en sous-groupes, et on diffuse des liens, des photos, des images, des vidéos. On like des contenus, on les partage, on a une profil perso, et on peut créer des pages thématiques. Le tout est tellement proche de Facebook, pourquoi s’embarrasser ?

De l’autre côté, sur Facebook et Twitter, il est possible de se connecter à d’autres réseaux sociaux et donc de faire de nos profils Twitter/Facebook des hubs agrégant les flux de notre activité sur ces autres réseaux, comme le partage de notre parcours de jogging, nos likes Youtube, nos photos Instagram, nos billets de blog… Sur Google+, ce n’est toujours pas possible (enfin sauf avec des manips tordues).

Si Google+ veut survivre, et de mon point de vue, c’est toujours possible, le réseau social doit s’ouvrir et se différencier. Voilà ce que je ferai si j’étais Google+ :

  1. Ouverture read/write des APIs : possibilité de connecter son compte Google+ à ses autres profils sociaux et de cross-poster son activité ;
  2. Abandon du +1 et du share, conception d’un nouveau mode de partage basé sur de l’algo plutôt que sur du comportemental ;
  3. Focus sur la recherche qui comprendrait du coup les contenus d’autres réseaux sociaux auto-partagés sur G+. Google est le géant de la recherche, et a un train de retard sur le web social, il y a là une opportunité de se relancer dans la course ;
  4. Mieux indexer les contenus de G+ dans les résultats de recherche universel ;
  5. Réfléchir à une intégration intelligente et discrète de G+ dans Android, pour systématiser le partage de nos activités (volontairement, bien sûr) ;
  6. Créer des profils perso détachés de ce que l’on connait aujourd’hui : pas besoin de vrai nom, de renseigner son parcours, de fournir sa date de naissance, ses coordonnées de contact, etc… Rester sur une approche less is more à la Twitter ;
  7. Créer des pages qui s’actualisent avec l’activité des autres réseaux sociaux, où il est impossible de poster directement dessus ;

L’objectif de Google+ devrait aujourd’hui être la différenciation. Google a besoin de rester dans le jeu du web social, au risque de devoir se plier aux exigences de ses concurrents et ennemis. Google+ a déjà la notoriété, il lui faut maintenant l’attractivité. Le nouveau attire, le pertinent fidélise. Allez Google !

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