Les pyramides, des centrales d’eau biotechnologiques ayant mené à la déroute d’une civilisation ?

pyramide nuage

Vivant dans un pays riche en pyramides, et étant très curieux de ce phénomène architectural, je me documente pas mal sur les pyramides. Le gros de ma source est Youtube, donc je navigue entre faits avérés, faits théoriques, et canulars sans vraiment savoir ce qui est quoi (cependant l’Historien semble faire face au même phénomène, voir pire vu sa responsabilité). Je suis bien avancé dans le livre La Conquête du Mexique et celui-ci, malgré sa censure par l’Église au cours des siècles, contient un récit des populations construisant des pyramides, ce que je croise avec les documentaires en ligne pour essayer d’affiner mon jugement.

Ma théorie sur l’utilité des pyramides : Une pyramide n’est rien d’autre qu’une montagne recréé par l’homme par biomimétisme. Ses propriétés font qu’elle attire les cumulus et donc l’eau dont la distribution est ainsi contrôlée, et une nouvelle voie de développement de l’humanité ouverte. Si l’homme a commencé à se loger dans des cavernes, il ne devait pas être indifférent aux phénomènes naturels de la montagne, dont les principales propriétés sont les suivantes :

  • Distribue à la surface de la terre de l’eau filtrée, purifiée (donc un point d’eau) ;
  • Contient des minerais pouvant être plus ou moins chargés en électro-magnétisme ;
  • Diffuse des sons et ultra-sons.

Historiquement, la théorie peut s’expliquer ainsi :

L’homme vit dans les cavernes, premiers refuges naturels, et développe une hyper-sensibilité aux phénomènes naturels de la montagne, voir communique avec elle (comme nous communiquons à un être supérieur lors d’une messe).

Lors des phénomènes de sédentarisation, parfaitement conscient qu’une élévation de terre va provoquer une attraction des cumulus (par la micro-attraction électromagnétique de la petite élévation terrestre), l’homme utilise les tumulus pour parsemer des poches d’eau sur les terres à cultiver/habiter (ce qui explique que l’on retrouve des tumulus partout).

Nous le voyons aujourd’hui, dès que l’homme cerne une innovation technologique, il s’y engouffre à une vitesse folle et avec une acuité intellectuelle surprenante. De fait, on peut imaginer que l’homme s’est continuellement appliqué à améliorer la technique du tumulus, pour le faire évoluer vers la forme pyramidale, la perfection géométrique, et donc probablement technologique. On peut d’ailleurs observé cette évolution avec les simples tumulus de terre, ceux partiellement recouverts de structure en pierre (l’homme commence à faire de son tumulus un espace de vie), ceux complètement recouverts de pierre, et ceux où l’innovation technologique a complètement pris la relève sur la forme naturelle (enter la pyramide).

Architecturalement, le fait que les pyramides modernes semblent remplies de matière solide et de quelques canalisations peut également expliquer la raison d’une telle structure si ce n’est pas pour y vivre (comme nous faisons aujourd’hui avec nos centrales énergétiques). L’existence presque systématique de tunnels très étroits dans et autour de la pyramide pourrait s’expliquer par un système de canalisation et de distribution des eaux. D’ailleurs les tunnels s’étendent parfois très loin, ce qui reflète probablement le potentiel de captation hydraulique de la pyramide.

Toujours au niveau architectural, la forme parfaite du triangle – dont la construction reste un mystère sauf si on considère que les peuples canalisaient également l’électricité associée au process et donc peut-être des mécanismes alimentés à l’électricité – pourrait correspondre à la forme idéale pour attirer un maximum l´électricité du ciel vers la terre. Le fait que le sommet des pyramides les plus « modernes » est recouvert d’or rentre parfaitement dans cette logique de conduction de l’électricité. Le fait qu’il semblait également il y avoir une obsession croissante pour la hauteur des bâtiments explique également ce phénomène. D’ailleurs, le fait que Mexico ait été la grande puissance des cultures méso-américaines s’expliquerait dans cette logique par son altitude élevée et sa présence au milieu d’un lac. J’imagine que la captation des charges électriques de cumulus épais y est optimale. Le stockage se fait dans le bassin, et la distribution d’eau depuis 4k mètres d’altitude, rien de plus facile, ça devait arroser les régions à des centaines de kilomètres à la ronde (pour se sédentariser au Mexique, l’eau est tout particulièrement essentielle). Il y a d’ailleurs un épisode dans la Conquête du Mexique où les Espagnols se font piéger dans un village où les eaux montent à une allure folle et provoque la déroute des conquistadors. L’eau était un élément suffisamment maîtrisé au point d’en faire une arme efficace. Planter un centre de culture à la sortie du Nil devait d’ailleurs être un emplacement stratégique pour la production/export dans toute la Méditerranée.

Enfin, ce qui appuie cette théorie, ce sont les extrêmes concentration en charge négative que l’on retrouve en altitude, dans les grottes, autour des points d’eau… et dans les pyramides. Outre la vertu guérisseuse témoignée par certaines personnes s’étant reposées dans les tunnels des pyramides, cette forte concentration en charge négative pourrait être l’aimant parfait pour un cumulus. Par ailleurs, certains parlent d’électroculture et ont observé que le stockage de semences au sein de la structure pyramidale, de par la concentration de sa charge électromagnétique, permet de doubler la récolte par la suite. Était-ce le rôle des chambres centrales ?

De fait, pour commencer à vérifier cette hypothèse, il faudrait voir si la disposition des pyramides du Caire (Gizeh) ne correspond pas à une optimisation de l’attraction et de la captation d’électricité provenant des cumulus. Voir faire un mix entre climatologie et astrologie pour voir si les dispositifs architecturaux reproduisant les systèmes stellaires ne génèrent pas une attractivité électromagnétique augmentée par un jeu de reproduction des pressions énergétiques spatiales.

Une des clés dans l’articulation de cette théorie sont les pyramides de Bosnie. Un débat est en cours pour déterminer si la disposition des montagnes à Visoko est naturelle ou façonnée par l’homme. Je pense que ce sont les deux. La Bosnie est une région riche en fer, le pays où Arcelor-Mittal a basé son siège, et les habitants de ce secteur ont du être les spectateurs de phénomènes électromagnétiques naturels hors-du-commun, ce secteur réunissant plusieurs facteurs clés : la terre riche en fer, l’abondance d’eau, les montagnes, et probablement ce qui rendait ce secteur unique, la disposition naturelle de ses montagnes. Il est fort probable que l’homme ait tenté de parfaire la forme ou la disposition de ces montagnes pour canaliser un maximum son électromagnétisme et donc les nuages et leur foudre. Les pyramides de Bosnie ont probablement été un « laboratoire » de développement des pyramides modernes.

Passons à l’aspect météorologique et donc déifique des choses. Si une technologie permet d’attirer les cumulus et l’eau, alors ceux qui la maîtrisent dispose d’un pouvoir de vie ou de mort sur les régions alentours et les organisations humaines se sont cristallisés autour de ces logiques de pouvoir. Au niveau sociétal, les tensions devaient s’organiser autour de ces pôles de pouvoir, et la religion devait être là pour canaliser cette logique sociétale.

Plus que l’aspect sociétal des pyramides, ce sont les conséquences météorologiques qui ont du être catastrophiques. À partir du moment où les pyramides sont devenues un outil de pouvoir en surcouche d’être un outil de culture, il y a fort à parier que l’inconscience et la démesure ont mené à des usages extrêmes, et donc à des déréglages météorologiques conséquents, qui on le sait, peuvent être à l’origine de terribles bouleversements climatiques. Il ne faut pas oublier que nous retrouvons des pyramides un peu partout sur la planète, donc leur impact devait être important. Il se pourrait que des « guerres de l’eau » aient eu lieu, et que des bassins d’eau que nous considérons comme naturels aient été provoqués par une sur-concentration de pyramides en des régions données. La surconsommation de la machine climatique pour l’attraction d’eau a pu provoqué de sévères cataclysmes liés au déréglage du système de vase communiquant entre les différents bassins d’eau sur et sous la terre.

D’ailleurs, si c’est la nature qui a rayé de la carte cette civilisation (et on sait que ce n’est pas le cas en Amérique), j’accuse quelques mouvements religieux d’avoir voulu reprendre le monopole des consciences à une époque où c’était peut-être nécessaire, mais ce qui fut au prix d’un appauvrissement de nos connaissances bio-technologiques.

À noter que cette grille de lecture permettrait par exemple de mieux interpréter des mythologies telles que la mythologie grecque où les dieux maîtrisent les éléments naturels. Les orages, tonnerres et éclairs auxquels on pouvait assister autour des pyramides devaient avoir quelque chose d’effrayant, terrifiant, que les populations devaient s’expliquer (ou se voir expliquer ? plus malin pour celui qui détient le pouvoir) que c’est le devin qui s’agace des besoins des hommes, qui demande monnaie d’échange (d’où les sacrifices humains ?). En tout cas, les frasques représentant les dons des populations aux seigneurs sont plus probablement le paiement de l’eau que le propriétaire de la pyramide distribue dans la région. Plus la pyramide est grande, plus elle génère d’eau, plus son propriétaire est riche et puissant. D’ailleurs, les cités des Dieux dans les nuages ne sont peut-être que les pyramides qui devaient être constamment entourées de masses nuageuses.

À noter également que le fait qu’un tsunami ait touché une centrale nucléaire au Japon n’est peut-être pas tant dû au hasard que ça (une analyse topographique du secteur pourrait expliquer des déréglages climatiques importants liées à une forte activité énergétique).

À noter enfin que si la pyramide a précipité la fin d’une civilisation dont elle fut l’apogée, il y aurait 3 éléments cruciaux portés par cette théorie :

  1. La surconsommation d’énergie a provoqué la disparition de civilisations par le passé, une problématique qui caractérise également notre civilisation et son stade de développement.
  2. Il est possible de générer de l’électricité avec les pyramides, mais manifestement il ne faut pas abuser du procédé.
  3. Pourquoi cette connaissance n’est-elle pas parvenue jusqu’à nous aujourd’hui ?

Finalement, si il fallait donner un nom à cette période/civilisation, ce serait « l’âge de l’eau ». Cette étape est logique au niveau micro comme macro, considérant que l’homme ne peut vivre que quelques jours sans eau. Nous ne pourrions en être arrivés à notre stade de développement si nous ne maîtrisions pas parfaitement l’eau aujourd’hui, et je m’étais toujours demandé comment l’homme avait « cross the chiasm » entre vie primitive en caverne et premiers villages dans le centre des terres. Cette théorie y répondrait.

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Génération FM, un idéal de liberté qui résonne

generation fm

Qu’est-il advenu de la génération FM ? Cette bande de geeks déjantés des années 1970 et surtout 1980 qui géraient la diffusion d’ondes radiophoniques et prenaient le micro – souvent la nuit – avec une liberté d’expression totale. Il fallait certes du matos à l’époque pour des périmètres de diffusion in fine assez limités, mais la génération derrière les micros de l’explosion de la FM avait une telle pêche qu’on se demande comment les « radios libres » ont pu en arriver là. La diffusion par les ondes doit-elle forcément mourir à petit feu ?

À l’époque, les animateurs fonctionnaient avec des plages horaires plutôt floues, ne dépendaient bien sûr pas de Mediamétrie et des régies pub, insultaient librement (et un peu lâchement car derrière un micro) les auditeurs masos qui osaient les appeler, affichaient un détachement complet vis-à-vis de la déontologie des médias car ils n’en faisaient à cette époque pas partie. La radio, c’était leur petit chez eux, et souvent cette ambiance bistro convenait très bien aux auditeurs locaux.

Cet esprit a perduré pendant les années 1990 mais s’est effrité jusqu’à ce que le paysage de la radio soit tombé entre les mains de quelques groupes qui ont homogénéisé le marché, un phénomène finalement néfaste pour le développement du média radio qui devient aujourd’hui un croisement hybride d’émission radio/vidéo accessible sous forme de bibliothèque de médias à la iTunes, et distribué principalement via web et mobile. La distribution sur les ondes est toujours présentes, mais son heure est comptée.

Internet ? c’est bon, on a compris le truc, ça marche partout, c’est intrusif à mourir, et finalement, à part nous-mêmes, génération sacrifiée qui nous jetons à bras ouverts dans ce média sans recul historique aucun (comme nos grands-parents avec la télévision, ou les Indiens avec l’alcool), les générations futures souhaiteront probablement des modèles médiatiques plus équilibrés. Des modèles où internet, finalement média d’oppression par excellence, ne jouera pas un rôle si étouffant dans l’accès à l’information et à la culture. Finalement la radio a cela de rassurant que c’est un média qui dépend d’une structure physique locale, et que les auditeurs restent anonymes. La radio a un aspect plus communautaire, et plus respectueux vis-à-vis de la vie privée, des critères qui vont redevenir prioritaires avec le temps.

Personnellement, je pense que nous assistons à la mise à mort de la radio dont le principe est de diffuser dans un périmètre géographique donné une onde perceptible par des dispositifs électroniques simplissimes (donc low-tech). Les radios font de la vidéo en simultané, grosse erreur car le casting devient aussi physique, et les quelques gueules cassées qui ont fait péter les ondes hier ne passeront plus aujourd’hui. La radio dépend également des chiffres d’audimat, ce qui est logique mais ce qui freine surtout l’innovation. On ne peut pas risquer de se faire blacklister par des annonceurs, les budgets sont trop serrés. Du coup on minimise les risques et donc la prise d’initiative.

Bien sûr, difficile de se documenter sur l’histoire de la radio sans faire un parallèle avec celle d’internet, cette liberté absolue qui, quand elle atteint son paroxysme, fait exploser les consciences, et surtout fait bouger les lignes. L’Histoire a démontré avec Radio Caroline que l’innovation émerge de l’autonomie complète des groupes de création. Hors de tout contrôle, cette radio a drivé l’explosion du rock au Royaume-Uni dans les années 1960-1970. Alors que les radios d’État bloquait tout contenu jugé inapproprié pour le grand public, Radio Caroline diffusait depuis un bateau qui avait posé l’ancre dans les eaux internationales et alimentait Londres et les autres grandes villes du pays avec la musique qui a rythmé la génération hippie. Le jour où les autorités ont voulu saisir le bateau illégalement, la radio a relayé l’altercation en direct, ce qui a provoqué un repli des forces marines déployées sur place. Radio Caroline fut ce havre de liberté qui alimenta ce moteur culturel sans précédent que les gens chérissent. Lorsque la radio meurt, c’est ce genre de liberté qui meurt avec.

Je me permets de rapporter les propos extraits du documentaire diffusé sur Canal+ en 1992, 24h dans le milieu de la FM :

À la question, peut-on encore parler de radio libre aujourd’hui, on répond : « Il y a un vrai retour de la censure parce que maintenant c’est pénal. Avant y’avait le CSA qui donnait son avis, et maintenant c’est pénal. Moi je me suis battu à ma manière pour que les radios existent, pour qu’on puisse parler librement, je considère que c’est de salubrité publique quand on dit des conneries, de pouvoir faire sauter la soupape de la cocotte-minute. Aujourd’hui on veut remettre une chape de plomb comme ça, je trouve ça très dangereux, parce que il y aura toujours des fous, il y aura toujours des gens qui ont des choses à dire, c’est pas très grave. Les mots ne tuent pas, la liberté n’a jamais tué personne. Vouloir mettre un couvercle là-dessus, c’est très dangereux. »

Des propos qui résonnent encore aujourd’hui. Je recommande le visionnage complet de ce documentaire de 1992 où l’on voit Arthur, jeune, en compagnie de Stéphane Courbit, jeune lui aussi, affirmant « on fera un truc en béton armé ou on fera rien […] on veut une mécanique imparable, huilée. » Nous sommes en 1992…

Je recommande également le visionnage de la vidéo ci-dessous. Elle réunit les animateurs Max et Bob, des anciens de Fun Radio et Skyrock (avec François Deymier et Lionel Guiffant), qui se remémorent pendant 2 bonnes heures les anecdotes et l’esprit qui ont alimenté la génération FM :

Diversifier l’activité de son entreprise dès le début

graine entreprise

Il y a 10 ans, alors que je sortais tout juste de l’école, j’ai créé ma première entreprise. Côtoyant des entrepreneurs du milieu internet, je m’étais positionné comme professionnel de la communication sur le web 2.0. Bien que le créneau était porteur, l’entreprise n’a pas décollé. Cet échec, je l’attribue à une multitude de facteurs :

  • Inexpérience face au monde des affaires
  • Inexpérience dans l’administration d’une entreprise
  • Faible réseau professionnel
  • Instabilité familiale
  • Précarité financière
  • Activité peu diversifiée

Depuis, j’ai ajusté mes soucis familiaux, financiers, et je me suis plus familiarisé au monde des affaires et de l’entreprise de manière générale. J’ai également élargi mon réseau professionnel.

En ce qui concerne l’administration d’une entreprise, je me suis rendu compte que ça ne m’intéresse pas du tout, et que si je relançais une entreprise, il me faudrait de quoi payer des fournisseurs de services administratifs et légaux de confiance.

D’ailleurs, en contemplant l’idée de la création d’une nouvelle entreprise, je suis particulièrement intéressé par la manière de diversifier mon activité dès le début. Pourtant, beaucoup d’entrepreneurs ayant connu le succès diront que pour faire décoller son projet, il faut se concentrer sur une chose et l’exécuter à la perfection. Se diversifier serait comme éparpiller son esprit et ses ressources, réduisant les chances de réussite de chaque projet entrepris.

Mon expérience ne m’a pas enseigné exactement la même chose. Tout miser sur un produit a été la cause de mon premier échec. Tout d’abord, le service que je proposais était plutôt long à vendre (communication aux entreprises) mais je dépendais des revenus de l’entreprise pour vivre. Du coup, je mettais des grands coups d’accélérateurs, je travaillais d’arrache-pied pour faire connaître mon entreprise, mais je ne parvenais pas à casser le mur du temps qui me faisait face.

Avec le recul, je peux dire que j’ai inutilement consommé BEAUCOUP d’énergie pour rien. Cette énergie aurait dû être consommée pour d’autres projets qui auraient apporté les quelques revenus supplémentaires dont une entreprise a besoin pour vivre les premiers mois. D’autres projets auraient pu susciter plus d’intérêt que celui que je développais. J’ai abondamment arrosé une seule graine alors que j’aurai dû en arroser modérément plusieurs.

Je ne compte pas faire des croissants le matin et vendre des chauffages l’après-midi (encore que… écouter ce podcast). Des synergies doivent exister entre les projets entrepris pour centraliser leurs ressources, voir les fusionner si besoin est. Si certains projets ne prennent pas et ne suivent plus la logique de développement de l’entreprise, poubelle !

Ce n’est peut-être pas le conseil que l’on donne aux étudiants en école de commerce, mais je trouve l’entrepreneuriat beaucoup plus satisfaisant lorsque l’on peut s’aérer l’esprit en passant d’un projet à un autre.

Mybloglog et la disparition des communautés de blogueurs

mybloglog

À l’époque de l’avènement des blogs, les communautés de blogueurs cartonnaient. Mybloglog était le leader sur le marché. Le site offrait un widget qui permettait d’identifier les autres membres de la communauté qui venaient de visiter son blog, et surtout l’on pouvait soumettre le flux RSS de son blog afin de partager les nouveaux articles automatiquement avec la communauté. Technorati faisait aussi fureur, le site offrait un système de ranking des blogs, et cela permettait pour les professionnels de la comm online d’identifier les blogueurs influents.

En fait, il existait pléthore de communautés de blogueurs, et les rejoindre faisait partie des démarches SEO pour optimiser son blog et sa visibilité. Certains proposaient même de troquer du trafic : Je fais des points en visitant les blogs des autres membres de la communauté, et en échange les autres membres de la communauté visite mon blog à hauteur des points que j’ai accumulés. Certains services proposaient également un widget qui se positionnait à la fin des articles, et qui suggérait des contenus d’autres blogs en échange d’envoyer du trafic vers mon propre blog à hauteur du trafic que je donnais.

Après que Yahoo! ait racheté et tué Mybloglog, il semblerait que la mode des communautés de blogueurs se soit évaporée. Les sites qui se disent communautés de blogueurs aujourd’hui ne sont en fait que des plateformes de publication de billets. Le contenu n’est plus sur notre blog, mais sur la plateforme communautaire. Ainsi, on ne peut plus faire de revenus pubs, et les retombées SEO sont hyper-limitées. Ces sites tentent d’attirer des rédacteurs en leur proposant de mettre en avant leur expertise, ce qui est beaucoup moins intéressant.

Certes les réseaux sociaux ont pris le relais pour relayer les articles de blog sur la toile. Certes un lien publié sur Twitter bénéficiera de plus de (potentiel de) visibilité. Cependant, impossible avec les réseaux sociaux de faire un ranking des meilleurs blogs dans une catégorie donnée. Impossible d’identifier les blogueurs qui partagent les mêmes centres d’intérêts (enfin ça demande des efforts, et on ne sait jamais si on a tout exploré ou non). De plus, avec les réseaux sociaux, la discussion a quitté les espaces de commentaires et s’est éclatée sur la multitude de réseaux sur lesquels les liens sont partagés.

Cette remarque concerne également les sites dits Digg-like (link-sharing) : Où est passée la multitude de sites Digg-like qui animaient autrefois le web ? Reddit subsiste en anglais, mais ne pèse pas grand chose pour le petit blogueur français. Le fondateur de Youtube a racheté Delicious (une autre communauté tuée par Yahoo!) mais n’est pas parvenu à le relancer.

Bien que les évolutions du web de l’information soient satisfaisantes, je ne comprends pas pourquoi il n’existe pas de nouveau Mybloglog, une communauté spécifiquement dédiée au blogging, au partage de contenu, et à la découverte d’autres blogueurs. Pas de business model ? Je suis sûr qu’avec les nouveaux modèles de monétisation, et la forte démocratisation qu’a connu le web ces dernières années, ce genre de sites pourrait faire fureur et ranimer l’envie d’avoir son propre blog.

Le web se meurt

vide

(Ceci est un billet d’humeur)

Lorsque le web est arrivé sur nos écrans d’ordi, c’était un vent de liberté qui souffla dans nos foyers. A la fin des années 90, alors en pleine adolescence, je découvrais les chatrooms de Yahoo, les premiers moteurs de recherche, l’email (avec Juno gratuit). Les connexions étaient lentes (surtout avec le 56K), mais il s’agissait d’un univers vierge et porteur de nouvelles possibilités. Aurevoir démineur et solitaire !

Début 2000, je passais mes soirées de weekend à jouer à Unreal Tournament en réseau en écoutant des nouveaux sons téléchargés sur Napster que je n’aurai jamais pensé à acheter en magasin. Là je commençais à vivre un vrai changement !

Puis vers 2005, Friendster, Myspace, puis Facebook ont ajouté une nouvelle dimension à l’outil, plus social ce coup-ci. On dépendait toujours d’un ordinateur pour se connecter, mais on était en contact avec sa liste d’amis, pour partager des photos et s’inviter aux soirées.

Le dernier souffle fut l’arrivée des smartphones, qui simplifia tout et rendit tout accessible. Du coup, alors que le web était encore une affaire de jeunes ou de geeks, il est devenu le principal média par lequel nous faisions tout. Les moins geeks d’entre nous sont devenus les plus accrocs à leur téléphone, renversant complètement la tendance des premiers jours. C’était l’ère du tout, partout, tout le temps.

Du coup, sans vouloir y croire jusqu’à la dernière seconde, nous sommes entrés dans l’ère du big brother, où nous partageons volontairement notre vie avec le Système que nos gouvernements administrent de mieux en mieux.

Seulement voilà, j’en viens à me fatiguer du web en général. Je dépends toujours du medium pour le travail, mais il ne me fait plus vibrer. Il n’y a plus d’innovation majeure. Le e-commerce est le même depuis 10 ans. Les moteurs de recherche aussi. Sans parler de Wikipédia qui semble n’avoir jamais changé de design depuis sa création. Facebook a avalé toutes les technos sociales pour devenir la plateforme officielle de l’ennui. Chaque nouvelle startup annoncée comme le game-changer n’est rien de plus qu’une nouvelle fonctionnalité dans ce grand web qui vieillit. La logique de marché qui domine le web l’a rendu inerte. Je recherche désespérément le divertissement avec 9gag et Netflix. Surtout, le web n’a rien arrangé : mon voisin est toujours cet inconnu avec qui j’échange un bonjour ou une discussion stérile de temps en temps alors que nous avons tellement en commun, les inégalités sociales sont toujours aussi fortes, et les guerres sont toujours le principal moteur de nos économies. Qu’avons-nous donc achevé avec ces bijoux de technologie que nous avons tous entre nos mains ?

Le web se meurt doucement mais sûrement. Au passage, nous avons abandonné tous nos savoirs-faires, toutes nos connaissances, parce qu’il suffit de les googler pour y accéder. Une coupure d’électricité et nous voilà tous retombés à l’âge de pierre. Je pense cependant qu’une nouvelle technologie va se développer, qui prendra en compte les risques inhérents au web pour les contourner. Une nouvelle technologie qui sera intrinsèquement conçue pour pallier aux problèmes les plus fondamentaux de nos sociétés. Une nouvelle technologie qui nous rendra plus fort, et vis-à-vis de laquelle nous pourrons rester indépendants. Du moins je l’espère.