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La santé sur mobile

L’application S Health, pré-installée sur le téléphone que je viens d’acheter, compte vos pas, vos activités sportives, votre rythme cardiaque, vos apports nutritionnels, tous les éléments nécéssaires pour vous aider à équilibrer votre santé physique.

Le hic, c’est que l’application S Health ne connaît pas votre alimentation si vous ne la rentrez pas quotidiennement et manuellement dans l’application. De même, il faut penser à faire des entrées régulières de son rythme cardiaque si l’on veut en tirer quelque chose d’intéressant.
Il est donc très curieux d’explorer cette application qui est déjà un dinosaure de son espèce : le jour où toutes nos actions seront automatiquement numérisées (activités, nutrition, sommeil, achats, interactions sociales, sexe,  …), les applications santé deviendront d’inséparables compagnons de vie, mais il faut d’abord qu’elles parviennent à capter par elles-mêmes la totalité des données qui composent notre environnement biologique (on a encore quelques décennies devant nous). Tant que l’entrée de donnée est manuelle, elle sera toujours faussée : en remuant légèrement votre téléphone de haut en bas, vous trompez son téléphone qui va comptabiliser vos mouvements comme des pas ; si vous n’entrez pas systématiquement tout ce que vous ingurgitez,  l’application pensera que vous êtes gravement sous-alimenté.

Niveau fournisseur, ceux qui domineront ce marché auront entre leurs mains une donnée proche de celle du Graal : connaître la performance biologique de chaque être, analyser les caractéristiques des groupes dominants, fournir des données marketing à tous les échelons de l’économie, orienter les actions de chaque être en fonction de leur intérêt personnel et de l’intérêt lucratif de l’entreprise… Ce que Facebook fait pour le lien social, les applications santé doivent le faire pour notre bien-être biologique.

Kawet

Interview avec Kawet, plateforme d’édition d’apps mobile pour entreprises

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Kawet vient d’annoncer l’ajout de Box.net à la gamme d’APIs que le service met à disposition de ses utilisateurs pour développer des “applications métiers”. Après Salesforce et Google Apps, l’intégration de Box.net renforce l’attractivité de la plateforme d’édition d’applications mobile pour entreprises que Kawet tend à devenir. Petite présentation de cette startup parisienne qui monte, accompagnée d’une courte entretien vidéo avec Dante Planterose, l’un des six associés de Kawet en charge du développement commercial.

Kawet permet à ses utilisateurs de créer des « applications métiers » à la volée. La solution Kawet est proposée aux entreprises qui ressentent un besoin complexe en solutions mobiles pour fédérer leurs employés. Avec Kawet, tout manager au sein de l’entreprise peut définir seul les spécifications de l’application mobile, riche en fonctionnalités, qu’il souhaite déployer au sein de son équipe.

Créé en 2010, Kawet s’était initialement donné pour mission de rendre la création d’applications mobiles accessible aux personnes qui ne codent pas. En naquit le site Cashew, composé d’un espace de mise en page et d’une application de prévisualisation instantanée. L’expérience Cashew rappelle les systèmes de gestion de contenu comme Blogspot ou WordPress, où pour créer son site, il suffit de créer des modèles de pages et d’y apposer les éléments de son choix.

Le premier défi relevé par Kawet est donc de neutraliser tous les freins au développement d’applications mobile. Cependant, dans ses applications mobile, le manager en entreprise voudra intégrer les données ou les documents provenant de sources variées, comme de l’intranet de l’entreprise ou de Salesforce. Pour ce faire, Kawet a développé des modules qui permettent en un glisser/déposer d’intégrer des serveurs d’entreprise, ainsi que des systèmes de CRM et ERP: Microsoft Dynamics, Salesforce, Google Apps, SugarCRM, Box.net… Le manager n’a plus qu’à sélectionner les systèmes qu’il souhaite intégrer dans son application, pour ensuite les empiler telles les briques d’un édifice.

Kawet compile ainsi toute une gamme technologique de connexion aux APIs des services et systèmes cités ci-dessus. L’objectif de la startup est d’élargir au maximum le spectre des APIs proposées dans sa suite technologique pour offrir un service complet à ses utilisateurs et s’imposer parmi les leaders de l’édition d’applications mobile pour entreprises. Adjacente à cette motivation, celle de travailler main dans la main avec les services de Mobile Application Management comme Apperian ou les services de Mobile Device Management comme Maas360 pour garantir à ses utilisateurs, en plus de l’édition d’applications, une distribution fluide et sans embûches sur les appareils destinataires des applications développées.

La philosophie qui leade les efforts de développement de Kawet, c’est: “à 9h, le manager d’entreprise a une idée d’application mobile pour ses équipes. A 17h, l’application mobile est développée et déployée sur les appareils de ses équipes.”

foodreporter

Photographiez, partagez vos expériences culinaires avec Food Reporter

Si la France est un pays internationalement reconnu pour ses qualités culinaires, ce n’est pas juste grâce au travail de quelques chefs distingués: La culture française valorise la cuisine et la dégustation culinaire. Tous les Français sont des ambassadeurs du goût, et cultivent cette richesse culinaire au travers des voyages dans les différentes régions françaises, toutes marquées très singulièrement par leurs histoires et leurs us alimentaires. Nous avons tellement à dire sur la nourriture et ses mille et une façons de la cuisiner, que tout outil dédié à faciliter le partage de nos connaisances culinaires ne peut être que le bienvenue.

Food Reporter est une nouvelle application mobile qui propose une solution simple à tous ceux qui aiment prendre des photos de plats pour les mettre en ligne. Avec Food Reporter, tout commence par la capture photo du plat. Les étapes afférentes servent à apporter des informations sur le plat photographié: nom du plat, lieu de consommation, appréciation. Une fois postées, ces photos apparaîssent dans une timeline publique, ainsi que dans les pages de recherches géolocalisées.

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Deux fonctions font de Food Reporter une app originale:
1. L’association à un lieu ne se fait pas par un acte de checkin, mais par un acte de partage. En ce sens, Food Reporter se différencie singulièrement d’applications telles que Foursquare ou Gowalla qui valorisent la surexposition et la compétition.
2. Au moment de donner une appréciation au plat, vous pouvez demander à reporter cet acte plus tard, vu que techniquement vous vous apprêtez tout juste à savourer votre service. Une alerte push surgira dans une vingtaine de minutes vous réinvitant à formuler une appréciation. Ingénieux.

Food Reporter s’inscrit dans la même mouvance que Food Spotting, son homologue et leader américain, mais en prenant comme point de départ la France. L’objectif d’un côté est d’offrir un outil simple et utile pour partager les plats que l’on mange, et de l’autre de bâtir une solide base de données de photos de plats géolocalisés au service des utilisateurs.

Food Reporter est encore en beta privée, mais ReadWriteWeb a 100 invitations pour cette beta. Intéressé(e)? Suivez le lien vers la page d’inscription à la beta, et entrez le code RWW-FOODREPORTER. N’oubliez pas de revenir sur cette page pour laisser un commentaire sur Food Reporter une fois que vous l’aurez testé!

blogger android

BloggerDroid, application Blogger pour Android

blogger android

J’ai toujours été très frustré en tant que blogueur blogspot, car je ne trouvais jamais l’application qui va bien pour publier des billets on the go (avec son portable).

Cela va faire quelques mois que BloggerDroid est sorti sur le marché Android, et que je le teste de temps à autres. La première version de BloggerDroid était très simpliste, ayant pour principale fonctionnalité de pouvoir facilement publier une photo. Ce qui m’a séduit dès le début, c’est l’interface « title – content – picture – tags ». Simple et efficace, je ne demandais rien de plus.

Et pourtant, plus est venu, et du bon. Dans les options de BloggerDroid, on peut maintenant:

1. Paramétrer un compte Picasa pour l’upload de photo.
2. Paramétrer un compte YouTube pour l’upload de vidéo.
3. Modéliser le embed code des vidéos YouTube (pour y ajouter un autoplay=1 par exemple).
4. Modéliser l’HTML de l’insertion d’images.
5. Sélectionner le mode advanced de l’éditeur de texte dans le but de pouvoir modifier l’HTML des images insérées on the fly.

Je ne suis pas si difficile en termes d’applications mobile, mais je suis généralement déçu pas les apps de blogging. BloggerDroid est ma première satisfaction :) alors, si vous bloguez avec blogspot et que votre téléphone est un Android, alors essayez BloggerDroid.

libération

Mon utilisation de Foursquare sur Libération.fr

libération

En Janvier 2009, je me suis rendu dans les locaux de Rateitall pour faire une interview video avec son fondateur Lawrence Coburn. Notre rendez-vous s’était très bien passé (je connaissais déjà Lawrence depuis un moment), et au moment où je m’apprêtais à partir, ce dernier m’interpella pour me dire: « the next big thing on the Web is Foursquare, so get on it fast. »

Un an et demi plus tard, je vis et j’utilise Foursquare à Paris, et je suis contacté par une journaliste d’écrans.fr/Libération pour comprendre quelle utilisation je fais exactement de Foursquare. Je n’ai pas été contacté pour mon volume d’utilisation de l’application, mais plutôt car cela fait un moment que je maronne le nom Foursquare dans ma barbe. Comme disent les vieux loups entrepreneurs du Web, « soit faut être le premier, soit faut être le meilleur ». Je plaide pour l’argument numéro 1.

Je vous laisse découvrir l’article qui a été publié suite à notre petit entretien:

Libération.fr: «Je suis "mayor" de la tour Eiffel»
Deux internautes inscrits sur Foursquare expliquent l’usage qu’ils en font…

foursquare logo

Les Utilisateurs Foursquare Crachent sur les Marques

En décrochant finalement un peu de buzz en France, Twitter a du coup ouvert la porte de l’attention nationale sur Foursquare. La toute jeune startup qui monte en flèche commence à connaitre une courbe de croissance intéressante dans le pays du fromage et de la baguette.

Il faut dire que son business model est intéressant: via son système de checkin, Foursquare identifie les consommateurs à un endroit donné, ce qui permet la création d’une chaine de communication directe et instantanee entre un commerce et ses clients.

Cela va faire un moment que Foursquare teste différents schémas de commercialisation de son offre avec les commerçants. Jusque là, les retours sont plutôt positifs. Seulement voilà, je ne sais pas comment les autres cultures adoptent le service Foursquare, mais en France, celui-ci semble être très utile pour balancer divers critiques sur le lieu fréquenté.

Critiques foursquare

L’image ci-dessus a été capturée sur Foursquare, à partir de la page appartenant au Starbucks St Lazare (dont je suis le maire :). La plupart des commentaires ne mettent pas vraiment en valeur l’endroit:<

- WC tojours sales ici…
– trop de monde – pas très propre
– Les scones sont excellents, l’americano est dégueulasse par contre…

Franchement, je serais Starbucks, je ne serais pas du tout intéressé à designer une opération marketing pour faire un push sur ce réseau social. De toute évidence, les personnes satisfaites par le commerce ne s’expriment pas (le « Equipe dynamique et efficace pour un site a forte activite! (Non je ne travaille pas ici)« , c’est de moi), la marque est donc vouée à se faire tailler et rien d’autre.

Quand je vois ce que je viens de décrire, je deviens très pessimiste vis-à-vis du potentiel de développement commercial de Foursquare… A savoir que Starbucks possède un énorme budget Social Media et expérimente beaucoup sur ce terrain-là!

dismoiou

Dismoioù : hyperpersonnel = hyperlocal + hypersocial

Créée en 2007 à Paris,  la startup Dismoiou s’est donnée pour mission de vous recommander les lieux que vous aimerez découvrir. Sur iPhone, le compteur de téléchargement de l’application Dismoiou a dépassé la barre des 500 000. Fin Décembre 2009, le fondateur d’Entreparticuliers.com a investi 550 000 euros dans la startup afin de consolider sa présence en France et envisager son déploiement à l’international. En couplant son moteur de recommandation personnalisé avec sa composante mobile, Dismoiou s’est retrouvé l’un des seuls acteurs français à cartonner dans la nouvelle tendance du Web geolocalisé. Cette tendance s’est déjà bien affirmée dans certains pays, ou des applications concurrentes à Dismoiou déploient déjà des réseaux massifs d’utilisateurs. Un choc de titans est à prévoir lorsque cette tendance prendra plus d’ampleur, et il est bon de se demander quel poids Dismoiou fait dans la balance.

Pour générer informatiquement des recommandations personnalisées, Dismoiou part du principe suivant: hyperpersonnel = hyperlocal + hypersocial. Ça parait compliqué mais au fait, c’est hypersimple!

Durant votre inscription au service, Dismoiou apprend à vous connaitre en vous faisant noter des commerces du quartier ou vous résidez (donc que vous connaissez probablement). Dismoiou vous demande ensuite de connecter votre compte à Facebook pour retrouver vos amis qui possèdent déjà un compte. A cette étape du processus, Dimsoiou est prêt à vous recommander des lieux que vous aimerez probablement. Plus vous utiliserez Dismoiou, plus le système vous connaitra et vous recommandera ce que vous aimez.

Dismoiou est un moteur de recherche. Les résultats de recherche incluent dans leur algorithme vos préférences, celles de vos amis, celles d’autres personnes sur le réseau Dismoiou, ainsi que l’endroit ou vous êtes. C’est à l’issue d’un savant calcul de probabilités que Dismoiou recommande des lieux en ligne avec vos attentes. Chaque lieu possède une page dédiée contenant informations et opinions de consommateurs. Vous pouvez partager votre opinion en cliquant le smiley face approprié, ou en écrivant un commentaire.  Vous pouvez également cocher une case « je veux tester » afin de bookmarker vos envies. Le propriétaire d’un lieu peut facilement s’identifier à Dismoiou afin de prendre le contrôle de sa page.

L’objectif de Dismoiou n’est pas de remplacer les pages jaunes, mais plutôt d’apporter un service à forte valeur ajoutée lors de vos déplacements: Via son application iPhone, vous pouvez vous connecter au service on the go, et découvrir en quelques secondes une liste d’endroits recommandés tout particulièrement pour vous. L’option Twitter est intégrée à l’application, ce qui permet de tweeter directement le lieu ou l’on se trouve.

En plus du contrôle de leur page, les propriétaires de lieu peuvent aussi faire de la publicité dans l’ensemble du réseau Dismoiou (Web et mobile) via la distribution de coupons de réduction. Lorsque vous ouvrez Dismoiou sur votre mobile, en plus de recommandations personnalisées, Dismoiou vous propose des plans reduc’. Si vous désirez en profiter, présentez simplement votre téléphone affichant le bon de réduction, et le tour est joué. Si vous ne faites pas partie de la foule smartphone, vous pouvez imprimer le bon de réduction a partir du site Web, et le présenter sur papier au commerçant. Dismoiou a mis en place un système qui permet de vérifier l’utilisation d’un bon de réduction par un utilisateur, et offre ainsi aux professionnels un modèle de paiement PPA (pay per acquisition).

Aujourd’hui, 500 professionnels utilisent déjà Dismoiou. La startup n’a pas encore deployé les grands moyens pour multiplier ce chiffre. L’équipe concentre ses énergies de startup sur le développement d’un bon produit avant d’ouvrir le chapitre force de vente. Cependant, la pression monte pour Dismoiou : On commence à voir arriver en France des applications mobiles qui pourraient bien lui voler la vedette.

Foursquare représente  une menace: Grâce à sa composante gaming, Foursquare a bâti un vaste réseau d’utilisateurs qui se check-in partout où ils vont, et cela va faire quelques mois déjà que son déploiement international a commencé. Yelp représente aussi une ombre sur le tableau: Présent à Londres mais pas encore à Paris, la boîte californienne est connue pour la puissance de son déploiement commercial. Qype n’est pas encore à la page au niveau mobile, mais la force de sa marque en France peut lui permettre de vite réagir aux changements du marché. Pour son déploiement international, Dismoiou a d’ors-et-déjà créé TellMeWhere, la version anglophone du site français. Il suffit aujourd’hui d’un push marketing pour faire monter les taux d’adoption de TellMeWhere à l’étranger.

Ce qui garantit à Dismoiou de rester dans la course pour le moment, c’est ce qu’il y a sous le capot: Sa base de données d’adresses est alimentée par Google Local Search, et sa base de données utilisateurs est enrichie par Facebook Connect. Les créateurs de la startup (Romain Ehrhard et Gilles Barbier, photo) viennent de Mappy et du monde du GPS. Dans l’univers du Web, formuler une recommandation personnalisée reste encore un art plus qu’une science, et il faut reconnaitre que dans ce domaine, Dismoiou manie très bien le pinceau. Alors, si vous vous posiez des questions sur le potentiel de Dismoiou vis-à-vis de la concurrence internationale, à la vue de ces données, la startup fait le poids au niveau technologique : Architecture agile, ergonomie intuitive, et une équipe talentueuse. Cependant, l’argumentaire commercial n’est pas encore mature, ce qui fait défaut à Dismoiou qui se doit certes de peaufiner sa plateforme, mais qui se doit aussi de bâtir ses remparts pour anticiper l’arrivée des envahisseurs.

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Metro et Foursquare S’Assemblent Sur Nos Portables

Foursquare, le réseau social qui vous permet de check-in dans les endroits que vous fréquentez, et ainsi partager en temps réel vos déplacements avec vos contacts, est à la source d’un tout nouveau concept. C’est le journal canadien Metro qui, depuis Lundi, envoie aux utilisateurs Foursquare des revues sur leurs téléphones des commerces environnant (a condition de suivre Metro sur Foursquare bien sûr). Par exemple, si une personne passe devant un restaurant, et Metro a justement une revue sur ce restaurant dans sa base de données, alors la personne recevra via Foursquare un signal de Metro concernant ce restaurant, avec un lien pour accéder à une page d’information plus complète.

Tripant!

Il y a deux choses que je trouve particulièrement excitantes autour de cette news:

1. Readwriteweb nous offre sa vision derrière cet outil, et suggère que nous n’en sommes qu’au début de ce type de service hyper localisé. Un journal local pourrait envoyer des news liées à l’ endroit exact où nous nous trouvons, un site d’événements pourrait nous envoyer les dates de soirée dans le coin, Wikipedia pourrait nous envoyer des liens sur les lieux que nous traversons… L’hyper localisation est en route!

2. Metro est un titre international, et cela représente une opportunité exceptionnelle pour Foursquare. Voyez plutôt:

– 70 éditions différentes du journal Metro;
– Présent dans 21 pays, et 100 des principales villes européennes;
– Audience CSP+ et jeune;
– 23,1 millions de lecteurs chaque jour.
(source)

Si le partenariat entre Foursquare et Metro se déroule bien, Foursquare étendra probablement son partenariat Metro a d’autres villes internationales, ce qui garantirait pour le service de géolocation une courbe de croissance exceptionnelle pour l’année 2010. Cette poussée confirmerait aussi l’ampleur internationale que prend aujourd’hui la mode de la géolocalisation (et alors attention aux investissements dans ce secteur :)

(via All Points Blog)

foursquare profile xavier

Fousquare Paris A Besoin De Vous!

foursquare profile xavier

Il y a presque deux mois, je me suis décidé à me mettre a Foursquare à Paris. Foursquare, c’est cette nouvelle application mobile qui permet aux utilisateurs de se check-in chaque fois qu’ils se rendent dans un lieu différent. L’application est organisée en forme de jeu, où des récompenses virtuelles sont décernées aux utilisateurs les plus ferrus.

Foursquare se développe bien aux Etats-Unis, mais je trouve sa croissance à l’internationale un peu précipitée, et pas très bien controlée. A Paris, Foursquare est amusant car unique, mais manque de plusieurs éléments:

1. Le nombre de lieux à check-in dans la banque de données Foursquare est assez limité. Paris comporte un nombre incalculable de commerces et de lieux de vies, et au grand maximum Foursquare en a répertorié 500 pour ses utilisateurs parisiens. Chaque utilisateur peut entrer lui-même une nouvelle addresse dans la banque de données, mais ceci ne la rendra pas visible aux yeux de tous (j’imagine que Foursquare a automatisé son systsème de vérification de nouvelles addresses, et attends que plusieurs utilisateurs entrent les mêmes infos pour confirmer la validité de l’addresse). Donc on ne peut pas encore jouer à Foursquare à Paris avec le troquet du coin de la rue :(

2. Le nombre d’utilisateurs sur le reseau Francais n’est pas très etendu. Les utilisateurs de Fourquare peuvent connecter leurs comptes Twitter ou/et Facebook à Fourqsuare pour partager leurs check-ins avec leurs amis. Pour avoir une approximation du nombre d’utilisateurs actifs sur Paris, une petite recherche 4sq dans Paris sur Twitter ne montre pas beaucoup de updates (à peu près un par heure). Par exemple, j’ai été directement maire de tous les endroits que je visitais au début. Pas très drôle. Je suis aussi au coude-à-coude avec un autre utilisateur Foursquare pour rester maire du Printemps, alors que je n’y suis allé que 5 fois.

3. Avoir un service en France, mais pas d’équipe dédiée à le maintenir dans le territoire, est un move assez risqué. Tout d’abord personne n’est là pour contrôler la réputation de l’application dans le pays. Surtout, on ne peut pas parler avec un commercial pour soumettre de nouvelles idées ou demander des ajouts d’addresses à des fins marketing qui pourrait aussi bénéficier à Foursquare. Par exemple, je suis une gros consommateur des restos Cojean, mais ceux-ci ne figurent pas sur la liste, et j’aurais aimé parler à une personne de Foursquare pour changer cela.

4. Personne ne connait encore Foursquare. Ca, c’est un fait. On doit être moins de 10,000 à avoir entendu parler de Foursquare en France, et donc beaucoup moins à vraiment utiliser le service. Personne ne se fait l’évangeliste du service de géolocation Foursquare. Heureusment que Foursquare bénéficie de Twitter et Facebook pour se faire automatiquement connaître, sinon ça serait la loose.

De manière générale, Foursquare nous a envoyé une application pour s’amuser avec, mais pas de modérateur pour orchestrer son developpement au sein des techies francais. Tout groupe a besoin d’un leader, et je me demande bien quand et comment Foursquare va choisir les siens à Paris.

Portable affreux

Tattoo: Le Vilain Petit Android De HTC

En arrivant en France, je me suis pris un Samsung Galaxy. Vu que SFR m’a coupe ma ligne et que le Galaxy n’est pas débloquable pour le moment, je me suis pris un HTC Tattoo avec Bouygues. Le premier avantage du Tattoo par rapport au Galaxy, c’est que le Galaxy est un Android 1.5, et le Tattoo est un 1.6, et franchement ça fait une grosse différence ces petits chiffres. Je remercie SFR de m’avoir coupé mon compte sans préavis, ça m’a permis de réparer cette petite erreur sans payer les 24 mois d’engagement.

Le HTC Tattoo est un téléphone sympa, mais je trouve que HTC s’égard un peu dans les réseaux sociaux intégrés au téléphone, dans l’interface utilisateur, ainsi que dans la compatibilité avec les applications du marché Android. Voici donc mon petit rapport sur le HTC Tattoo.

Les réseaux sociaux intégrés

Aie aie aie! Quelle grosse erreur de la part de HTC d’essayer de prendre le pas sur la liberté que les utilisateurs ont avec le marché Android. Lors de la première utilisation du téléphone (et ensuite accessible via les settings), HTC vous demande vos identifiants Facebook, Twitter et Flickr. De cette manière, l’utilisateur peut communiquer directement avec ses amis sans passer par une application téléchargée.

Il y a plusieurs problèmes à cette situation:

1. L’intégration Facebook par HTC est nulle: On ne peut pas se promener librement sur le profil de nos amis, voir leurs status updates, commenter, etc… De plus, à chaque fois que l’on reçoit une notification provenant de Facebook, en cliquant dessus, on tombe automatiquement sur les photos de la personne, et c’est extrêmement difficile de s’en echapper.

2. HTC croit pouvoir lier les contacts du contact book avec les contacts Facebook. Cependant, l’utilisateur doit manuellement associer tous ses contacts. HTC n’a pas développer quelque chose suffisamment intelligent pour que ses utilisateurs fassent: « wow, trop bien! »

3. Des entreprises dirigées par les meilleurs entrepreneurs du Web dépensent plusieurs centaines de milliers de dollars par mois afin de développer des applications pour Facebook et Twitter (Seesmic, Tweetdeck). Pourquoi HTC s’est-il donc dit qu’il pouvait faire mieux, alors que la boite est spécialisée en hardware mobile. Les gars, l’intégration d’applications sociales dans votre téléphone est affreuse. Très mauvaise stratégie!

L’interface utilisateur

Bienvenue dans le nouveau Star Trek, version sous-marin. Je ne connais pas l’âge de l’équipe en charge du design de l’interface utilisateur, mais ça doit pas monter bien haut. L’interface est recouverte de grosses barres grises graissées d’effets embossed affreux. Il y en a une en bas sur l’écran homescreen. Pareil lorsque l’utilisateur sort le téléphone de l’état de veille.

Le design du téléphone est pas vraiment mieux: Epais, gris, carré, bords arrondis. L’interface « grid » de l’album photo est repoussante. Contrairement au Samsung Galaxy, le Tattoo n’a pas de flash (donc oubliez les photos après le coucher du soleil).

Bref, au lieu de faire léger comme le iPhone, le Tattoo de HTC fait lourd:

htc tattoo android

Compatibilité avec applications du marché

Le problème pour les développeurs Android que les développeurs de iPhone n’ont pas, c’est la compatibilité avec plusieurs modèles de téléphone, et plusieurs versions d’Android. Dans le cas du Tattoo, tout d’abord, mon application préférée pour Twitter, Loquacious, n’est pas disponible sur le marché.

L’autre problème, beaucoup plus embêtant, est que l’application officielle de Facebook pour Android est elle aussi absente du marche sur Tattoo. La seule alternative, pas trop degueu non plus, c’es la version light de Babbler, une app que j’ai utilise sur mon G1 jusqu’a ce que Facebook n’offre sa propre app.

La carotte, c’est que si l’utilisateur ne connait pas Babbler, alors il va simplement utiliser l’application pourrie Facebook que HTC a intégré dans le téléphone.

Franchement, Facebook devrait mieux policer ce qui se fait autour de son réseau social, car HTC arrive à tourner Facebook en quelque chose d’indigeste, et c’est tout le monde qui y perd. Surtout, Facebook devrait s’assurer que leur application est compatible avec tous les modèles Android, je sais pas, juste histoire d’affirmer leur leadership dans le mobile ‘n social.

De manière générale, les choses tournent plutot bien sur le Tattoo. J’aurais préféré que HTC reste sur ses terres de hardware comme il l’avait fait avec le g1, au lieu d’essayer quelque chose qui n’a pas beaucoup d’intérêt stratégique pour eux. Enfin… le Tattoo devrait disparaître bien vite avec l’arrivée du Milestone et les versions 2.0 d’Android.