Clickjacking Twitter

Clickjacker le nouveau bouton suivre de Twitter

Clickjacking Twitter

Fin mai (2011), Twitter annonçait le lancement de son nouveau « follow button »: Celui-ci permet en un clic, sans passer par la case Twitter (sauf pour se login via un popup), de follower des twittos. Comme vous pouvez le constater, nous avons installer des boutons follow dans la colonne de droite, donc n’hésitez pas à vous amuser avec en cliquant dessus :)

Le rendu est simple et efficace, et Twitter rattrape ainsi Facebook qui a lancé son like button depuis un moment déjà, et a été fortement adopté par le world wide web. En permettant aux Internautes de s’abonner à du contenu sans les rediriger sur sa propre plateforme, Twitter va probablement observer de fortes augmentations dans le nombre de follows sur sa plateforme. Pour vous procurez ce code et l’insérez dans votre site, c’est par ici: Bouton suivre Twitter

Cependant, tout n’est pas si rose dans le monde de l’oiseau bleu: Le jour qui suivit l’annonce de Twitter, un blogueur aux influences blackhat a publié sa technique pour faire du clickjacking sur le nouveau bouton follow. Le principe est très simple et à la portée de toute personne capable de gérer 3 lignes de code:

  • Placer le bouton dans une iframe
  • Rendre l’iframe transparente via css
  • Capturer les mouse events (mouvements de souris)
  • Quand la souris bouge, bouger l’iframe pour que celle-ci reste toujours sous le curseur de la souris
  • Si un visiteur clique n’importe où sur la page, il suivra automatiquement le compte du follow button

Et si vous voulez tester, l’auteur du billet a créé une petite page démo où la transparence de l’iframe est paramétrée à 20% pour que l’on puisse se rendre compte du subterfuge: Twitter clickjacking demo

Source: SERP Hacker via @YannickEyl

twitter rss search

Twitter shoote ses flux RSS

twitter rss search

L’annonce autant que la mise en oeuvre a été très discrète: Twitter a complètement stoppé la diffusion par flux RSS de ses comptes Twitter. En effet, si je teste ce qui était ma page RSS: http://twitter.com/statuses/user_timeline/6660072.rss, plus rien ne s’affiche. Ainsi, comme Twitter l’a clairement formulé depuis sur son site:

we no longer directly support RSS feeds

Pour les petits utilisateurs que nous sommes, cette décision peut paraître non-justifiée. En effet, nous sommes plus d’un à s’inscrire au flux RSS d’un compte Twitter pour de la veille, de l’analyse, de la republication…

Cependant, la présence de flux RSS permet également de tracker une grande partie de l’activité de la plateforme Twitter sans jamais avoir à s’identifier, ou à se rendre sur le site. Les appels aux flux RSS peuvent être effectués à partir d’un serveur tierce, ce qui permet également l’anonymat complet. Cela peut poser des problèmes lorsque d’autres acteurs importants du Web, comme Google, Facebook, Bing, etc, se permettent avec leur puissance de frappe d’enregistrer la quasi-totalité de l’activité des twittos via les flux RSS, à l’insu complet de Twitter. Quand on voit la guerre Google-Facebook, on comprend les enjeux du côté des titans du Web (ie Facebook qui bloque les crawlers de Google pour que les gens n’utilisent pas Google pour faire une recherche dans Facebook).

Outre les guerres de titans, les flux RSS peuvent aussi être utilisés par tout type de spammeurs, blackhatteurs, et autres malveilleurs de toute heure. Parce que les flux RSS ne nécessitent pas d’identification pour être lus, ils représentent une vulnérabilité dans le système.

Ainsi, même si les flux RSS représentent une bénédiction pour les Internautes aguerris, il faut se faire à l’idée que la guerre des titans est lancée depuis un moment déjà, et que dans ce bras de fer, les protocoles non-propriétaires vont se faire shooter.

A noter que les flux RSS sont toujours live sur le moteur de recherche, mais on est aujourd’hui en droit de penser que leurs jours sont comptés.

Google rachat Seesmic

Google rachètera-t-il Seesmic?

Google rachat Seesmic

Le rachat de Tweetdeck par Twitter au début du mois a dérangé quelques esprits car Tweetdeck ne permet pas juste de publier sur Twitter, mais également sur Google Buzz, LinkedIn et surtout sur Facebook. Que l’on savait, Twitter était focalisé sur le développement de sa propre plateforme, mais n’envisionnait pas de s’étendre sur d’autres plateformes. Ce que l’on comprend, c’est que le rachat de Tweetdeck fût une riposte défensive à la tentative de putsch par Ubermedia. Il y a fort à parier que Twitter n’a aucun plan d’intégration pour Tweetdeck à l’heure actuelle.

Une défense qui offense

Le hic, c’est que cet acte défensif peut être interprété comme un acte offensif par la concurrence: Après avoir installé ses pions dans l’écosystème des applications Twitter, l’entreprise de microblogging chercher-t-elle maintenant à acquérir les utilisateurs des autres plateformes via l’acquisition d’applications multi-plateformes? La question se pose, car si tel est le cas, on devrait commencer à voir Facebook et Google pointer le bout de leurs porte-monnaies. Et si Facebook a un pas d’avance dans le jeu du Web social, Google a besoin de jus pour récupérer son retard. Sans le savoir, Twitter a-t-il déclaré une guerre?

Tweetdeck vs Seesmic

Lorsqu’un blogueur explique à ses lecteurs comment gérer son activité sur les réseaux sociaux, Tweetdeck et Seesmic sont les applications les plus fréquemment citées (une recherche Google « tweetdeck vs seesmic » comptabilise plusieurs dizaines de milliers de résultats). Hootsuite se positionne également aux côtés de ces deux applications en termes de fonctionnalités, mais le service complet est payant, ce qui l’isole un peu de la compétition actuelle. Tweetdeck et Seesmic sont nés peu de temps après la plateforme Twitter elle-même: L’application Seesmic a vu le jour sous le nom Thwirl en novembre 2007, et fût rachetée par Loïc Le Meur en avril 2008 pour reprendre le nom que on lui connaît aujourd’hui. Tweetdeck a été fondé le 4 Juillet 2008, et a très vite gagné en power users grâce à sa formule mutli-comptes, multi-onglets et multi-plateformes. Depuis, grâce à l’explosion de Twitter à travers le monde, ces deux applications se sont très bien positionnées dans l’écosystèmes des applications Twitter.

Le nouveau pouvoir des applications multi-plateformes

Tweetdeck possède probablement quelques millions d’utilisateurs, mais l’application possède surtout une bonne ribambelle de power users, ces 20% d’utilisateurs qui génèrent 80% du contenu. La perte de cette population fût manifestement ressentie comme une telle menace côté Twitter que 50 millions de dollars fûrent sortis de la banque pour calmer ce potentiel feu de forêt. Comme il a été mentionné plus haut, les power users n’investissent pas ces applications pour leurs designs épurés, ou les courbes gracieuses de leurs onglets, mais surtout pour leur robuste intégration de plusieurs flux d’activités – originaires de plusieurs comptes et de plusieurs plateformes – au sein de la même interface. Au final, cela tombe sous le sens: Un power user, de par la nature de son activité (hyperactive) a tout intérêt à se positionner à la croisée des plateformes sociales pour optimiser la diffusion de son contenu. Ainsi, même si Facebook et Twitter sont aujourd’hui les grands canaux de circulation de l’information en ligne, ils contrôlent peu les applications qui créent le contenu qui y circule. A priori, cela n’avait pas l’air de gêner ces grands acteurs qui se satisfaisaient simplement du contenu que ces applications insufflaient dans leurs plateformes. Mais, sans le savoir, Twitter aurait-il lançait une guerre d’acquisition d’applications multi-plateformes?

Un marché sur-évalué?

Si Twitter a évalué qu’il fallait 50 millions de dollars pour étouffer la menace Ubermedia, l’entreprise a également – accidentellement? – donné un élan de surévaluation aux applications sociales multi-plateformes. Si Seesmic est le concurrent direct de Tweetdeck, la startup au logo de tête de raccoon est-elle aussi évaluée aujourd’hui à 50 millions minimum? Il y a fort à parier que oui, car il n’y a pas 50 applications équivalentes à Tweetdeck et Seesmic. Et en termes d’image, il faut reconnaître que l’équipe de Loïc Le Meur fait un excellent travail pour rester dans le top of mind des consommateurs d’applications multi-plateformes. De plus, une vague de rachats a fortes surévaluations, ceci s’est déjà vu plus d’une fois dans le marché du Web. Par exemple, en avril 2007, Google a racheté DoubleClick pour 3,1 milliards de dollars, un achat extrêmement stratégique pour le positionnement à long-terme de l’entreprise. Quinze jours plus tard, Yahoo rachetait 680 millions de dollars les 80% de parts restantes dans RightMedia, concurrent de Doubleclick dans lequel Yahoo possédait intialement 20% des parts. Et encore 15 jours plus tard, Microsoft rachetait aQantive pour 6 milliards de dollars! De toute évidence, l’achat de Google sur un marché aussi stratégique, et à un prix aussi surévalué, a entraîné une vague de rachat défensif, et ceci à n’importe quel prix!

La menace d’une application multi-plateforme

Tweetdeck fût le premier exemple d’une application tierce qui prend tellement d’importance que la maison-mère la rachète pour la protéger en son sein. Ceci démontre que si une application tierce se retrouve entre les mains des mauvaises personnes, ie la concurrence, alors cela peut mettre en danger la plateforme prise pour cible. Maintenant, si Twitter se sent menacé quand Tweetdeck est entre les mains d’Ubermedia, cela donne-t-il également le droit à Facebook de se sentir menacé si son concurrent (Twitter) possède entre ses mains une application Facebook? Peut-être… Maintenant, qu’en pense Google: Si Google faisait l’acquisition de Seesmic, cela pourrait fortement embêté Facebook qui se retrouverait avec deux concurrents à la tête de deux applications qui génèrent un fort flux d’activité vers Facebook. Ainsi, en laissant Seesmic voler à l’air libre, Facebook risque de voir Google se l’accaparer, et peut-être même aussi l’instrumentaliser pour alimenter la guerre Facebook-Google qui se déroule depuis un moment déjà. A combien s’évalue ce risque du côté de Facebook? 50 millions de dollars? Plus? si on formule l’hypothèse que Google est là pour contre-bidder dans ce genre de situations, on peut se permettre de le penser.

Seesmic disponible au plus offrant

Peut-être je me trompe sur ce sujet-là, mais il y a fort à parier que si Seesmic se retrouvait au centre d’une telle guerre d’acquisitions, son président Loïc Le Meur vendrait au plus offrant. L’homme au passé d’entrepreneur a passé sa vie à racheter, relancer, et revendre des entreprises. Seesmic avait démarré comme un service vidéo pour chatter comme on tweet. Le concept n’a pas du tout décollé, mais Loïc Le Meur, possédant un bon flair et un sens aigu des affaires, a su se retourner en faisant l’acquisition (30 000 dollars si mes souvenirs sont bons) de Thwirl. Après la vente de Rapidsite, B2L et Typepad, les pronostics penchent clairement en faveur d’une vente pour Seesmic.

twitter coucou

A quelle heure tweeter?

twitter coucou

Début avril, on a suivi la sortie de Tweriod, une application qui vous permet de savoir à quelles heures vos followers sont en ligne, captifs, et prêts à consommer vos tweets. Les graphes offerts sont intéressants mais laissent un peu pantois:

Tweriod graphe

Tweriod recommendations

La semaine dernière, nous avons aussi assisté à l’arrivée de Timely.is, un outil qui va encore plus loin en vous offrant de choisir pour vous les meilleures heures pour publier vos tweets. En gros, avec Timely, on ne choisit plus quand nous publions nos tweets: Nous les programmons, et Timely détecte les heures de plus grande affluence de followers et publie nos tweets à ces instants précis.

Tweriod comme Timely s’applique à observer le comportement de vos followers pour déterminer les heures de pointe. Comment? La méthodologie consiste, dans les grandes lignes, à scruter les heures de publication des derniers tweets de vos followers, pour déterminer l’heure où vos followers sont les plus actifs. Ceci dit, quand on y pense, avec la méthodologie offerte par Tweriod et Timely, les heures d’affluence sont également les heures où vos tweets sont le plus en concurrence avec ceux des autres, vu que c’est l’heure où ces applications ont déterminé que c’était le créneau où vos followers tweetaient le plus. En alignant son tweet sur ceux des autres, on risque au final de noyer celui-ci dans l’affluence des heures de pointe en dilluant son importance dans la masse.

D’autres méthodes, plus manuelles certes, permettent d’évaluer les bonnes heures pour tweeter en se basant sur les heures d’engagement avec vos tweets. Voici l’une de ces méthodes:

Cet article propose une solution tout à fait originale et élémentairement bien pensée pour vous faire une idée des créneaux horaire de forte audience autour de vos tweets (et de ceux de n’importe qui soit dit en passant). Voici la démarche à suivre pour identifier ces heures de prime time, et optimiser en aval les retombées de chacun de vos tweets:

Dans un premier temps, à partir du moteur de recherche de Twitter, tapez la requête RT @votrepseudo, dans notre cas ici RT @TwtRdar:

Recherche twitter retweets

A partir de la page de résultats, copier l’adresse du flux RSS de cette page, et abonnez-vous à ce flux à partir de votre compte Google Reader:

RSS RTs google reader

La mauvaise nouvelle, comme vous pouvez le constater, c’est que pour le moment, le flux est nouveau, donc l’heure de publication des derniers RTs affichent l’heure d’inscription au flux RSS. Cela veut dire qu’il va falloir laisser mariner ce flux dans votre Google Reader pendant une semaine ou deux, et continuer à tweeter comme vous le faîtes d’habitude. A la suite de ce procédé, et de l’attente requise, retournez sur la page du flux RSS dans Google Reader, et cliquez sur « Show details ». Cette fonctionnalité vous permet de visualiser le nombre de publications dans votre flux RSS par heures, jours, et sur les 30 derniers jours. Voici une capture volée de l’article original du rendu de ce procédé (auteur: @cspenn), il faut se concentrer sur les colonnes bleues:

Et voilà, tout de suite, on voit mieux quels jours, mais aussi quelles heures, garantissent un engagement optimal avec vos tweets. Cette méthode requiert bien évidemment qu’un minimum de 15-20 RTs vous soient adressés par semaine, sinon il n’y aura pas de données à analyser. Cependant, comme je disais en intro, cette technique peut s’appliquer pour n’importe quel pseudo Twitter, donc si vous êtes particulièrement fan de la manière de tweeter de tel ou tel twittos, trackez leurs RT @pseudo dans votre RSS Reader, et inspirez-vous en!

L’auteur du billet à l’origine de cette méthode met cependant en garde les twittos concernant les interprétations hâtives de ce genre de données, qui ne sont à interpréter qu’en termes de tendances, et non de phénomènes invariables. Il poursuit d’ailleurs son discours etn proposant d’autres techniques de mesure d’audience, en modulant les opérateurs de recherche, et en distinguant conversation et conversion. Lecture fortement recommandée!

PS: L’application Whentotweet avait l’air intéressante mais elle ne marche pas :(

twitter lists

Liste de défauts des listes Twitter

twitter lists

Il y a presque deux ans maintenant, Twitter lançait les listes, une solution intuitive pour que tous les utilisateurs puissent catégoriser les twittos en créant des listes à centre d’intérêt. Cette nouvelle fonctionnalité a été fortement acclamée par la twittosphère, qui y trouva là un moyen de mettre de l’ordre dans un réseau social quelque peu anarchique dans l’approche. Malheureusement, deux ans plus tard, force est de constater que Twitter n’attache pas trop d’importance aux listes qu’il propose. Pour preuve cet état des lieux dressé par Scobleizer, qui met en exergue des faiblesses dans les listes que la startup ne s’est jamais appliquée à solutionner.

Ainsi, voici la liste de défauts des listes Twitter:

  1. On ne peut pas caler plus de 500 membres dans une liste.
  2. On ne peut pas faire des listes de listes, histoire que l’on puisse également regrouper ensemble les listes aux thématiques similaires.
  3. Pas de visualisation des retweets des membres d’une liste.
  4. Il est impossible d’opérer une recherche uniquement au sein d’une liste.
  5. Pas de trending topic pour une liste donnée.
  6. Aucune solution pour se faire recommander dans une liste.
  7. Pas de listes publiques, comme dans un wiki où tout le monde peut contribuer.
  8. Quand vous suivez une liste, cela n’a aucun impact sur votre timeline.

En d’autres termes, les listes Twitter ne sont pas très bien intégrées dans l’expérience utilisateur. À croire que cette fonctionnalité n’intéresse pas les ingénieurs de Twitter outre-mesure, au point d’en être délaissée au profit de projets bien plus porteurs comme la dickbar…

Si vous connaissez vous aussi des défauts de fabrication avec les listes Twitter, merci de les partager ici avec nous.

twitter bienvenue bon debarras

Développeurs: il faut rendre à Twitter ce qui appartient à Twitter

twitter bienvenue bon debarras

Mauvaise nouvelle pour les développeurs d’applications Twitter: Le responsable de la plateforme de Twitter, Ryan Sarver, vient d’annoncer clairement via forum interposé que Twitter ne souhaitait plus voir de développeurs sortir des applications Twitter qui permettent de faire ce que les applications officielles de Twitter font, c’est-à-dire follower, tweeter et searcher:

Des développeurs nous ont demandé si ils pouvaient développer des applications qui mimiquent ou reproduisent l’expérience du client officielle Twitter […] la réponse est non

Sous couvert que trop d’applications différentes amènent de la confusion du côté utilisateur, Twitter durcit le ton et veut imposer son propre client à la plus grande partie de ses utilisateurs. L’API Twitter ferme donc ses portes aux développeurs cherchant à nous offrir de nouvelles expériences, sans pour autant se couper complètement de son écosystème: Les applications comme SocialFlow, Sulia, Klout, Hootsuite, et Foursquare, ont toujours un accès whitelisté à l’API. Par contre, Tweetdeck, les apps de la Ubermedia family, Plume, Powertwitter, et d’autres sont toutes des applications dans la ligne de mire des censeurs de l’API Twitter.

Cette news fait mal, mais on ne peut pas dire que nous ne l’avions pas vu arrivé: Il y a un an, on prévenait déjà dans un article Quand Twitter dira stop, que le rôle crucial que jouaient les développeurs dans le développement de la startup ne pourrait pas durer. Septembre 2010, on couvrait également l’oAuthpocalypse, qui fit l’effet d’un tsunami muet sur des milliers d’applications Twitter (et qui signa la fin de la politique d’ouverture de l’API de Twitter). Finalement, on a parlé de Twidroyd et des apps d’Ubermedia le mois dernier, cas de figure qui mit en évidence le fait que Twitter ne souhaite pas que ses applications monétisent les flux de tweets à son insu. En gros, cela fait un moment qu’une ombre plane au-dessus des têtes des développeurs Twitter, et voilà maintenant que Twitter sort les armes et zigouille tous les développeurs indésirables à la volée.

Les avis sont partagés sur ce repliement « stratégique »: Twitter s’en défend en apportant l’argument du besoin d’homogénéiser le front pour les utilisateurs, ainsi que de protéger ses canaux de monétisation. Car tout repose in fine sur la monétisation de la plateforme, un casse-tête à peine résolu du côté de la boîte de micro-messaging. La semaine dernière, GigaOm écrivait:

« La semaine dernière, Twitter a fait face à une rebellion venant des utilisateurs de l’application officielle de Twitter sur le iPhone qui ont détesté le nouveau « Quick Bar ». Le Quick Bar montrent les trending topics de Twitter, et aussi les pubs et messages promotionnels à destination des utilisateurs mobile. […] De mon point de vue, les problèmes de Twitter sont loin d’être finis tant que la boîte ne fait pas le choix d’un business model clair, et que celle-ci ne commence à façonner son identité ainsi que son entreprise autour de ce modèle. »

C’est effectivement le problème avec Twitter: la startup avait un plan (exceptionnel) de développement qui lui a effectivement permis de percer à l’international sans trop subir la bombe Facebook, ainsi que de récolter des centaines de millions de dollars en levées de fonds. D’un autre côté, ça a toujours été un peu la fête chez les développeurs, dont la montée en puissance de Twitter a permis à certains de dégager de généreux revenus, voir même de sérieuses levées de fonds. Ceci a été possible car Twitter n’avait jamais réfléchi à son business model, et comme toute startup californienne, ses fondateurs ne voulaient pas entendre parler de modèle économique tant que le modèle technologique ne serait pas validé. Maintenant que c’est chose faite, c’est l’heure aux développeurs de rendre à Twitter ce qui appartient à Twitter.

A lire aussi: Un pavé dans la mare Twitter

France 2 publicité Twitter 1slf

La télé, la pub, et Twitter

France 2 publicité Twitter 1slf

J’ai l’habitude de constater au quotidien à quel point Twitter est mal intégré en France: je jette toujours un coup d’oeil sur le smartphone des autres dans le métro et je ne vois jamais une timeline Twitter (Facebook oui, beaucoup). Je fais également attention aux affiches publicitaires et même constat. Pareil dans les commerces, jamais une allusion faite à Twitter alors qu’il commence à y avoir pas mal de promos Facebook. Je suis sûr qu’il y a des pubs diffusées en France qui contiennent une allusion à Twitter (bon à part pour les pubs de smartphones), mais je ne les vois pas.

Jusqu’à aujourd’hui où, posé à la table d’un café, feuilletant La Parisienne (équivalent de Madame Figaro du Parisien), je suis tombé sur cette pub pas aguichante du tout pour une émission de France 2, mais sur laquelle était communiqué le hashtag associé à l’émission. Vu que l’émission a l’air complètement idiote et sans intérêt, je vais éviter de citer son nom. Par contre, l’équipe en charge du marketing de l’émission a le mérite d’aller de l’avant, et cela fait plaisir à voir.

D’autant plus que c’est une idée 1. bonne, et 2. économique d’associer un hashtag à une émission télé, et d’y consacrer 3 cm² sur sa com print. Cela n’engage à rien en termes de community management, et ça permet aux téléspectateurs d’échanger facilement entre eux.

twitter drague

La drague discrète sur Twitter

twitter drague

Vous est-il déjà arrivé de tomber sous le charme d’une des personnes que vous followez sur Twitter? Ce sont peut-être ses retweets, ou encore ses checkins, mais il y a juste quelque chose qui vous captive quand un de ses tweets apparaissent dans votre timeline. Cependant, impossible de l’aborder avec 140 caractères, donc rien à faire.

Pas la peine de baisser les bras pour autant: le site Secretementvotre est le premier jeu de séduction en ligne, et celui-ci va pouvoir vous aider. Le principe de Secretementvotre – je l’ai détaillé plus en profondeur ici – le voici: vous pouvez envoyer anonymement à des personnes que vous connaissez (de près ou de loin) des invitations à se rencontrer de manière plus personnelle/intime: boire un café, aller au ciné, dîner chez l’un des deux… L’anonymat se lève au moment où la personne contactée envoie une demande réciproque à son interlocuteur, signe qu’elle est d’accord pour une rencontre.

Secretementvotre n’est pas juste un site de rencontres car 1. Vous invitez et recevez des invitations de gens qui font forcément partie de votre entourage, et 2. Les échanges sur le site de Secretementvotre avant la levée de l’anonymat prennent la forme d’un jeu romantique et délicieusement dangereux.

La bonne nouvelle pour les lecteurs de Twitteradar, c’est que depuis la semaine dernière, Secretementvotre vous permet d’envoyer des demandes de rencontre à n’importe quel Twittos.Voici la démarche:

  • Tu te rends sur le site,

  • Tu complètes le formulaire d’envoi de propositions de rendez-vous,
  • Tu rentres l’adresse @lenomdelapersonne dans la case prévue à cet effet puis tu cliques sur envoyer par tweet,
  • Si la personne suit déjà le compte dédié, elle reçoit par DM le lien vers la proposition de rendez-vous (ce que tu reçois normalement par email),
  • Si la personne ne suit pas encore le compte dédié, Secretementvotre écrit une @ mention l’invitant à suivre le compte pour en savoir plus. Dès que c’est fait, le DM contenant le lien vers la proposition de rendez-vous est envoyé.

Et voilà, l’affaire est dans le sac! Il ne vous reste plus qu’à croiser les doigts, et garder un oeil sur vos emails. L’idée est sympa, quoiqu’un peu risquée pour Secretementvotre: Effectivement, le site veut devenir le lieu de rencontres des personnes qui appartiennent aux mêmes réseaux d’amis/professionnels. Twitter est un réseau social ouvert, donc il risque d’y avoir quelques débordements. De toute manière, Secretementvotre est un jeu dangereux en soi, et si service permet effectivement de rapprocher les coeurs, alors le jeu en vaut la chandelle.

Quand Twitter Shoote Son Ecosysteme

Quand Twitter shoote son écosystème

Quand Twitter Shoote Son Ecosysteme

Il y a quelques mois déjà, nous vous parlions de l’oAuthcalypse de Twitter, une opération pendant laquelle Twitter a enlevé la vie à des centaines (voir des milliers) d’applications en abandonnant complètement le « basic auth » (identification aux serveurs de Twitter à laquelle tout développeur pouvait se connecter anonymement). De ce fait, les développeurs eurent le choix de 1. Accommoder leurs applications en fonction du nouvel oAuth API, ou mourir.

Il y a deux semaines, il y eut un grand roulement de tambour sur la blogosphère pour accompagner l’annonce que Twitter avait fermé l’accès à ses APIs à Twidroyd et UberTwitter (toutes des applications appartenant à UberMedia, qui possède également Tweetdeck), manifestement parce que ces applications ne respectaient pas les CGU de Twitter. Raisons officielles:

Pour entre autres le non respect de confidentialité des Direct Messages de plus de 140 caractères, la contrefaçon de marque et la modification du contenu des tweets des utilisateurs afin de faire de l’argent.

L’histoire des 140 caractères est dûe à la fonctionnalité Twitlonger qui permettait effectivement de s’affranchir de la limite de 140 pour écrire un DM à quelqu’un (fonctionnalité qui a donc été abandonnée depuis). L’histoire de la contrefaçon de marque concerne UberTwitter (pour l’inclusion du nom de la marque Twitter dans son nom), application qui a donc dû être renommée UberSocial. Par contre, nous n’avons eu aucune preuve que les applications interpellées avait « modifier le contenu des tweets pour faire de l’argent », des accusations qui sont tout de même lourdes de conséquences et méritent preuves à l’appui.

Jeudi dernier, ce fut au tour de TwapperKeeper de se voir bannir l’accès aux APIs Twitter. Twitter ne tolère pas que l’application permette aux utilisateurs de sauvegarder et d’exporter leurs tweets. Cette fonctionnalité clé de l’application a donc dû être abandonnée, ce qui signe probablement la fin de Twapperkeeper.

Le hic dans toute cette histoire, c’est que si Twitter prétend juste faire un peu de ménage dans son écosystème, il n’en reste pas moins que 2 des applications touchées appartiennent à Ubermedia. En finalisant l’acquisition de Tweetdeck, il se trouve qu’Ubermedia a pris le contrôle sur 20% des tweets transitant par l’API Twitter. Ainsi, en « shootant » les applications d’Ubermedia, Twitter s’est permis deux choses:

  1. Affaiblir un partenaire qui commence à avoir trop d’emprise.

  2. Récupérer sur sa propre application mobile tous les utilisateurs qui se sont vu coupés des applications Ubermedia.

Le plus gros risque se trouve du côté des développeurs – le plus gros vecteur de croissance de la techno Twitter – qui se retrouvent dans la situation de plus en plus inconfortable de voir les têtes de leurs concurrents tomber les unes après les autres, un peu à leur profit, mais surtout au profit de Twitter.