Instagram n’est plus juste mobile

instagram web feed

L’équipe d’Instagram vient d’annoncer sur son blog que l’application de partage de photos n’était plus juste accessible à partir d’un mobile (iOS ou Android), mais aussi via Facebook sur n’importe quel ordinateur connecté au Web. Il est donc possible aujourd’hui de liker et commenter des photos à partir de son desktop, mais pas d’uploader de nouvelles photos.

Instagram a longtemps été accessible sur iOS seulement, et n’a sorti une version Android que quelques semaines avant l’annonce de son rachat par Facebook. Presque 10 mois après ce rachat, Instagram propose enfin la possibilité de découvrir ses photos sur tous les appareils via une application Facebook. L’application ne permet pas l’upload de photos, probablement pour préserver la touche ici et maintenant des photos partagées (ainsi que les précieuses données géolocalisées), mais l’application Instagram a été optimisée pour un accès web mobile et non-mobile.

Avec cette nouvelle fonctionnalité, Facebook se démarque de Google en offrant un contenu très demandé par les internautes et à peine accessible à partir des principaux moteurs de recherche.

SolidaireVille: pixel art pour la solidarité sur Facebook

Solidaireville

logo SolidaireVilleBienvenue sur SolidaireVille, la ville de la solidarité sur Facebook. SolidaireVille est la nouvelle application de micro-dons sur Facebook qui reprend les codes graphiques de FarmVille pour créer un environnement fun et familier autour du don et de la solidarité. Lancée par la CCFD-Terre Solidaire, conçue par une agence parisienne et développée par Atchik, SolidaireVille se vend comme la première application française de micro-dons sur Facebook.

Pour son lancement, l’application propose trois axes de développement dans des zones sous-développées: Développement agricole en Guinée Conakry, développement d’actions sociales au Sri Lanka, et développment éducatif et alimentaire au Pérou. Chaque projet est présenté sur une page à part avec une illustration visuelle du projet, le tout dans un style graphique pixel art. Sur la page du projet de la protection des droits au Sri Lanka, le projet est illustré par une manifestation dans laquelle vous pouvez cliquez sur les manifestants pour donner à destination de l’achat d’un mégaphone et de banderolles! Une gauge à droite permet d’apprécier la progression des dons. Plus la gauge monte, plus l’illustration évolue en prenant en compte les progrés engendrés par les dons.

Une fois votre panier rempli de formateurs de manifs (5 euros), de tracteurs (5 euros) et de médicaments (10 euros), direction la caisse. Votre panier réglé, vos achats se tranforment en cadeaux que vous pouvez ainsi partagez avec vos amis sur Facebook pour les inviter à rejoindre le projet auquel vous venez de contribuer. De cette manière, on donne une première fois aux populations dans le besoin, et une deuxième fois à nos proches. Le page fan SolidaireVille assure le suivi des évolutions de chacun des projets.

SolidaireVille s’est lancé fin Mai 2012. L’application est montée à plus de 20 000 utilisateurs, et la page Facebook cumule plusieurs milliers de fans. Les gauges de dons ont déjà commencé à gravir des échelons.

Dans la forme, l’application SolidaireVille est relativement limitée: il y a trois illustrations qui représentent trois projets et on clique sur des objets pour les acheter. Par contre, de ce modeste environnement ludique émane une réelle ambition de fidéliser les gens au don en jouant sur les mêmes dynamiques qui poussent à construire et entretenir des fermes virtuelles sur FarmVille: Pour venir en aide à des écosystèmes fragiles, et pour nouer des liens dans la poursuite de cet objectif. Sauf qu’ici, le résultat est bien réel!

Web in vogue: Robes de soirée aux couleurs des réseaux sociaux

Robe-Facebook-par-Victor-Faretina

Robe-Facebook-par-Victor-Faretina
Victor Faretina, jeune lycéen italien, vient d’imaginer une ligne de robes de soirée directement inspirées les univers logotypographiques des sites qui marquent notre génération d’internautes: Facebook, Twitter, Google, Wikipedia, Megaupload, MSN, Yahoo!, Deviantart, Tumblr…

Réalisés avec Photoshop, les modèles de robe reprennent les couleurs et les formes des logos les plus connus du Web et proposent pour la première fois une déclinaison vestimentaire élaborée à des marques qui n’ont rien à voir avec la mode vestimentaire. Depuis deux semaines déjà, ces robes de soirée font le tour de la toile. Son créateur, Victor Faretina, est un jeune Italien de 19 ans qui, précise-t-il sur son profil Deviantart, souhaite s’inscrire l’année prochaine dans une école de stylisme. Il est d’ailleurs possible de lui passer des commandes pour une création graphique: 24 euros la robe, et 11 euros l’accessoire. Vu que ce jeune styliste s’est déjà fait un nom sur la toile, ces tarifs représentent une vraie affaire pour les chasseurs de tendances.

Les sites dont les logos ont été dérivés pour créer les robes de soirée doivent apprécier le buzz et l’élégance du pinceau de Victor Faretina, mais ce n’est pas clair si le jeune styliste possède les droits pour commercialiser des oeuvres inspirées de logos protégés.

Voir toutes les robes dans la collection Web in Vogue

Yishan Wong, ex-Facebook, nommé CEO de Reddit

yishan

yishanYishan Wong, l’ancien Director of Engineering de chez Facebook vient de rejoindre Reddit en qualité de CEO. Yishan Wong est un utilisateur de Reddit depuis 2005, et a déclaré avoir été surpris d’avoir décroché le poste car, outre des expériences de gestion d’équipes d’ingénieurs et de lancement de startups, il n’a jamais occupé un poste de direction d’entreprise.

Reddit a été fondé en 2005, et a été très rapidement racheté par Condé Nast en 2006. Cependant, Reddit a annoncé en septembre 2011 vouloir spin off du groupe Condé Nast. La nomination de Yishan Wong s’inscrit donc dans cet objectif de re-startupiser la culture Reddit, en plaçant des personnes passionnées et typiquement geeks aux commandes. Yishan Wong a d’ors-et-déjà déclaré qu’il allait concentrer les efforts de développement sur les fonctionnalités des utilisateurs et modérateurs, sur la découverte des subreddit, sur l’amélioration de l’API, et continuer accroître la communauté.

En Décembre 2011, Reddit a cumulé 2 milliards de pages vues, pour 35 millions de visiteurs uniques.

Source: CNET

Que reste-t-il du Web 2.0?

J’ai été formé aux outils du Web 2.0 en 2007 à San Francisco. À cette époque, les choses étaient bien différentes: Twitter ne pesait pas plus de 50 000 utilisateurs. Facebook était encore reservé aux étudiants américains et hyper-fermé (quelle ironie!). Le iPhone devait débarquer d’ici sous peu, Digg brillait de mille feux, et le web 2.0 naissant était fracturé en millions de communautés indépendantes qui dépendaient du RSS et de l’email pour communiquer entre elles. Les top users de Twitter n’étaient pas Justin Bieber ou la dernière star à la mode, mais les leaders de l’avènement du Web 2.0, comme Robert Scoble, Kevin Rose, Loic le Meur… Friendfeed dominait la scène technologiquement. Thwirl était l’application pour PC et Mac par excellence pour gérer ses comptes Twitter et Friendfeed. Seesmic était une système de commentaires par vidéo que l’on retrouvait via Disqus et sur Techcrunch. La Crunchbase de Techcrunch n’était pas cette immense base de données de personnes et d’entreprises spécialisées Web, mais une page contenant des noms de startups. Technorati était le principal pôle d’attraction de la blogosphère… Il était simple comme bonjour de créer des bots Twitter qui cartonnaient, d’artificiellement gonflé les compteurs de vues sur les vidéos YouTube, d’automatiser son digging…

Aujourd’hui, Google a lancé Google+ et s’accroche à devenir un réseau social comme Microsoft s’est accroché à devenir un moteur de recherche avec Bing. Pour générer du trafic, plus besoin de référencement naturel: une page Facebook bien likée et un compte Twitter bien followé peuvent faire l’affaire. D’ailleurs, sur beaucoup de sites maintenant , on peut s’inscrire avec un compte Facebook, un constat de la victoire de Facebook sur OpenID. YouTube a fait peau neuve pour asseoir son indéniable domination sur la vidéo en ligne, Viddler a lamentablement échoué, Revver est un vieux navire laissé à l’abandon, Blip.tv tient sur du vent, Vimeo poursuit sa quête autistique vers la vidéo non-commerciale, Dailymotion est tombé entre les mains de l’État français… Zinga, l’éditeur d’applications Facebook, est devenu une multinationale. Toutes les marques, tous les commerces ont une page Facebook, toutes créées sans aucune connaissance des languages informatiques. Les consommateurs aussi se lâchent, et balancent toute leur vie sur le Web, ce qui mène à une infinitude de nouveaux scénarios de conflits que nous n’avions encore jamais imaginés. Digg n’existe presque plus, mais Reddit a gardé sa communauté et son influence. Twitter a levé plusieurs centaines de millions de dollars, a racheté Tweetdeck, s’est établi sur mobile via développement ou acquisition, est devenu le réseau préféré des stars, a joué un rôle central dans les révolutions arabes, est devenu un indice d’opinion publique pendant les périodes èlectorales… Delicious appartient maintenant aux fondateurs de YouTube après avoir moisi quelques années chez Yahoo. Murdoch a vendu Myspace un dixième du prix qu’il l’a acheté. Foursquare a mis le feu aux poudres de la géoloc, alors que Dodgeball s’était pris un gros rateau quelques années plus tôt.

Ces changements étaient imprévisibles, voir improbables, et pourtant telle est la réalité du marché du Web aujourd’hui. Structurellement, le Web 2.0 s’est centralisé autour des plateformes sociales qui ont su s’adapter aux nouvelles tendances. Myspace illustre bien le fait qu’une grosse boîte avec du buzz et de l’argent peut se planter et mourir. Rien n’est jamais joué sur le marché du Web, un environnement qui s’apparente énormément à un jeu d’Othello: le volume importe peu, tout se joue dans le positionnement stratégique et la gestion du risque.