La Twitterisation de Facebook

Cela va faire un moment que je n’utilise plus Facebook: en ouvrant leur plateforme au public, et en tentant un maximum de brouiller les pistes sur nos paramètres de vie privée, the « réseau social » de la planète a brisé son contrat initial qui consistait justement à sécuriser nos relations sociales, une confiance qui, il faut le rappeler, est allé jusqu’à l’utilisation de nos vrais noms.

Depuis, Facebook n’a pas cessé de modifier son interface, ses options, ses termes de service, et d’asseoir sa domination sur le marché de l’animal social. Ces dernières semaines, nous avons assisté à un des moves des plus strange : ça a commencé avec le profil de Mark Zuckerberg sur Google + (supposé être le grand concurrent de Facebook) qui remporta tous les concours de popularité dès le lancement de la plateforme. Puis des changements googleplusquesques sont apparus sur Facebook, comme les smart lists, puis Mark Zuckerberg a changé sa page fan en page perso, et maintenant on nous dit que les pages perso sont les nouvelles fan page. Pourquoi? Parce que toute une suite de nouvelles fonctionnalités habillent maintenant le réseau social, nouvelles fonctionnalités qui ont mené à une certaine twitterisation des profils Facebook.

Quid des nouveaux termes de vie privée pour les utilisateurs? Quand on me dit que les pages perso deviennent aussi puissantes que des pages fan en termes marketing, c’est loin d’être rassurant. La dernière chose que je désire, c’est transformer mon compte Facebook en compte Twitter. Les deux comptes n’ont strictement rien à voir l’un avec l’autre au niveau des relations sociales, et par conséquent au niveau du contenu que j’y partage. A l’époque où j’utilisais Facebook, je partageais photos et vidéos de mon fils en permanence, un contenu dont mes proches raffolaient, mais qui n’avait nullement sa place (ça aurait même été déplacé) sur Twitter. Si Facebook=Twitter, alors je n’ai plus besoin de Facebook car Twitter sait mieux le faire.

Boosket et l’avènement du fcommerce

boosket

Est-il possible de faire de Facebook la plus grosse plateforme ecommerce au monde? Facebook pense que oui, et ils ne sont pas les seuls. Paypal, la plus importante plateforme de paiements en ligne, annonçait fin 2010 le lancement de son système de micro-paiement couplé d’un partenariat avec Facebook. L’année précédente, Paypal avait également lancé Paypal X, une API qui permet de complètement intégrer le système de paiement dans les sites marchands sans redirection aucune. Résultat: Tout développeur peut aujourd’hui proposer à la vente sur Facebook tout type de produits, sourcés directement de n’importe quelle plateforme ecommerce, et résumer la transaction à deux clics. Grâce au micro-paiement, des petites sommes (10, 50 centimes) pourront être dépensées sans quitter Facebook.

Technologiquement, les choses sont plutôt séduisantes, mais dans la pratique, tout reste encore à faire. Les représentants des entreprises marchandes sur Facebook sont community managers pour la plupart, et les utilisateurs ne font pas particulièrement usage de Facebook pour acheter des biens. Après tout, Facebook est un lieu de socialisation, et c’est bien la raison pour laquelle ça marche. Et pourtant, faire du cash sur Facebook est une idée si alléchante que cela pourrait bien devenir la grande tendance de 2011: L’avènement du fcommerce.

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Enter Boosket. Boosket est une application qui permet d’installer une boutique sur une page Facebook, et de faire la promotion des produits via sa communauté. L’installation est simple, conçue pour être manipulable par tout utilisateur familier avec les applications Facebook. Il suffit de renseigner quelques champs, et optionnellement de soumettre un flux RSS de produits, pour que la boutique soit lancée. Ayant intégré les dernières avancées de Paypal X, Boosket permet ensuite aux utilisateurs de Facebook de réaliser des achats sans quitter la plateforme sociale.

Comme il a été répété maintes fois, Facebook est un puissant moteur de recommandation sociale. L’objectif pour Boosket est également de développer une solution qui optimise la viralité des produits diffusés. Son modèle de viralité? La monnaie virtuelle Facebook, que Boosket compte échanger aux utilisateurs contre des likes et tout autre mode de partage de produits. L’application propose également aux vendeurs la possibilité d’appliquer des réductions, voir même de privatiser les ventes.

Boosket n’est pas le premier venu sur ce créneau: Payvment, une startup fondée en 2007 et basée à San Francisco, offre du côté front une solution très similaire. Via son API, Payvment permet également à tout développeur de bâtir sa propre boutique sur Facebook. Mieux encore, durant toute sa phase beta, Payvment est entièrement gratuit, alors que Boosket fait payer ses options avancées. Comment Boosket compte-t-il percé face à un leader gratuit? La stratégie des deux entreprises se distinguent au niveau des marchés ciblés: Boosket travaille des partenariats avec des plateformes ecommerce et des optimisateurs de flux marchands dans le but d’accompagner les communautés emarchandes vers le fcommerce en toute tranquilité. Avec son offre modulable et payante, Boosket s’adresse aux ecommerces munis de réseaux de distribution déjà bien établis, et désirant étendre cette distribution à la plateforme sociale la plus fréquentée au monde. Sur le site de Payvment, pour rassurer les utilisateurs sur la gratuité précaire du service, il est précisé que: “ En échange de votre aide et de vos feedbacks, votre boutique Facebook restera gratuite, même une fois que la phase beta sera achevée”. A moins que Payvment ne revienne sur ses dires, la startup n’aura probablement pas d’autre choix que celui de prendre une part sur les paiements transitant via sa plateforme. Avec ces différentes politiques de pricing, à toutes choses égales par ailleurs, Boosket représentera forcément une solution plus rentable pour les gros vendeurs.

Ceci dit, tout cela ne règle pas le problème du community manager qui va se retrouver propulser aux commandes de pages Facebook qui devront répondre à des logiques commerciales. Tout cela ne règle pas non plus le problème de l’utilisateur pas encore habitué à l’achat sur Facebook. Celui-ci risque aussi de se lasser de polluer ses amis avec des recommandations de produits en échange de monnaie virtuelle. Si le fcommerce semble être l’inévitable virage de Facebook en 2011, certains éléments du rouage restent encore à être mis en place.

MyPhotoLock détourne Facebook pour améliorer la vie privée de ses utilisateurs

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Chez Facebook, les paramètres de vie privée sont aussi instables que la livre turque: un jour rassurant, l’autre menaçant. Aujourd’hui, les paramètres de partage de nos photos sont plutôt rassurant: Paramétrage global, ET paramétrage par album. Cependant, l’ombre règne au-dessus des utilisateurs de Facebook qui se sont déjà fait octroyer une partie de leur vie privée, et qui se retrouve aujourd’hui à jongler avec des paramètres de protection de leur vie privée qu’ils ne comprennent pas. Cette instabilité est source d’angoisse pour les utilisateurs qui ne veulent pas quitter Facebook, mais qui recherchent un moyen de mieux contrôler toute donnée sensée rester personnelle.

A cet effet, une extension Firefox vient de se lancer avec pour mission d’adresser le problème identifié ci-dessus: l’extension MyPhotoLock permet, au moment d’uploader des photos sur Facebook ou Flickr, de sélectionner un à un les amis qui auront le droit de voir l’image mise en ligne, ainsi que de garder un contrôle permanent sur l’affichage de ces photos. Pour bien comprendre ce que MyPhotoLock fait, il fait le comprendre comme un aggrégateur de listes d’amis couplé à une méthode bien spécifique d’encrytpion de l’information.

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MyPhotoLock a été développé par Clément Cazalot, développeur et entrepreneur Web du sud de la France. Clément Cazalot a observé qu’aujourd’hui encore, que ce soit sur Facebook ou ailleurs, partager du contenu en ligne est une action stressante car on s’expose toujours au risque d’être recopié et redistribué par des tiers malintentionnés. Clément Cazalot a donc développé MyPhotoLock avec pour objectif d’offrir une solution concrête qui offre 100% de contrôle sur les documents publiés en ligne. Le premier volet de son projet s’adresse à Facebook et Flickr, où la demande est particulièrement forte.

Comment marche MyPhotoLock?

Une fois l’extension MyPhotoLock installée sur le navigateur Firefox, il suffit à chaque upload de sélectionner des photos d’un côté, et des amis de l’autre. Une fois uploadées, ces photos ne seront visibles que par les amis mis en partage (et qui auront installé MyPhotoLock sur leur propre navigateur). Toute personne ne figurant pas sur la liste de partage n’a aucune chance de voir la photo.

Ensuite, ce qui permet à MyPhotoLock de ne jamais se tromper sur les personnes autorisées à consulter un document, c’est que l’information sur les destinataires de la photo est encryptée dans la photo même. Sans trop rentrer dans les détails techniques, la photo est elle-même hébergée sur Facebook ou Flickr, mais chaque fois qu’un visiteur appelle une photo, un script contenu dans la photo fait un appel à sa méta qui est hébergée elle sur Picasa. Dans la méta, le script trouvera toutes les informations sur qui à le droit de voir quoi, à la suite de quoi le script autorisera l’affichage de la photo ou non.

Clément Cazalot a dû détourner les ressources mises à disposition par Facebook pour parvenir à ses fins. Ceci signifie que MyPhotoLock pourrait se faire couper l’accés aux serveurs Facebook à n’importe quel moment.

Répondre à un besoin…

Si l’application MyPhotoLock venait à disparaître pour non-conformité à certaines règles en vigueur, la technologie d’encryptage et de partage de documents en ligne derrière MyPhotoLock n’en est qu’à ses débuts. Sans avoir un business plan, un plan marketing, ou même un plan tout court, le développeur de MyPhotoLock s’attaque à Goliath avec la conviction que les utilisateurs de Facebook attendent ce genre de contrôle sur leurs photos. Pour rallier des gens à sa cause, Clément Cazalot a complètement ouvert sa technologie d’encryptage, ce qui signifie que tout développeur peut créer une application similaire très facilement, et surtout innover sur la base initiale.

De l’innovation, MyPhotoLock en a certainement besoin: à l’heure actuelle, l’application n’existe que comme extension Firefox, le masquage de photos aux visiteurs non-autorisés n’est pas très sexy, et si MyPhotoLock répond clairement à un besoin des utilisateurs Facebook, celle-ci doit encore à prouver que son système de gestion des contacts et des paramètres de confidentialité est plus fluide que celui qui existe aujourd’hui sur Facebook.

A partir de là, tout devient stratégique entre Facebook et MyPhotoLock: Si la plateforme sociale décide de bânir MyPhotoLock, c’est que celle-ci commençait à devenir trop gênante. Un paquet de développeurs lanceront alors leur variante à MyPhotoLock, sachant que le parc d’utilisateurs de MyPhotoLock, et potentiellement plus, est disponible (et la techno est open source). Plus Facebook bloquera, plus la contre-offensive se fera forte. Ainsi, au niveau stratégique, Facebook a plus intérêt à se rapprocher de la personne à l’origine du projet dès sa conception, pour ainsi garantir un travail collaboratif qui aura pour noble mission de rendre la sensation de confort et de vie privée aux utilisateurs du réseau social le plus utilisé au monde.

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­na­riat avec l’Opencoffee France. L’opencoffee orga­nise des ren­contre heb­do­ma­daire sur paris (plus d’information sur leur site) pour les entre­pre­neurs des nou­velles tech­no­lo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réa­li­ser des entre­tiens et vous faire par­ta­ger les projets français de cet écosystème.

Pictarine, partage de photos entre Facebook, Flickr et Picasa – Astuces

pictarine

Lorsque l’on cherche une solution pour partager ses photos avec ses amis en ligne, Flickr, Picasa ou Facebook constituent le top of mind de l’internaute. Ces sites permettent effectivement d’uploader, d’héberger et de partager des médias photos (entre autres) avec vos amis, si ceux-là ont pris le temps de s’inscrire sur le site au préalable. Etude de cas: Vous faites une soirée entre amis. Le lendemain, l’un d’eux uploade ses photos de la-dite soirée sur Flickr, l’autre sur Picasa, et un troisième sur Facebook. Question: Comment faites-vous pour réunir toutes ces photos dans le même album, et pour rendre cet album disponible à tous les membres de la soirée?

Réponse: Pictarine.

Pictarine s’est lancé avec pour mission de combler la fracture des réseaux sociaux, tout du moins sur le créneau de la photo. L’inscription à Pictarine est simple: On donne ses identifiants Facebook, Picasa ou Flickr, et on atterit sur l’interface de création des “Zests”. Les zests sont les groupes de photos que vous créez et que vous partagez avec vos amis. Le processus de création est ultra-simplistes: D’un côté vous avez vos photos Facebook/Flickr/Picasa, de l’autre vous avez vos listes d’amis Facebook/Flickr/Picasa. A partir de là, il vous suffit de drag-n-dropper vos photos sélectionnées dans le zest, et d’en faire autant avec les amis que vous désirez mettre en partage de votre zest.

pictarine

Une fois votre Zest créé, une invitation à le consulter est envoyée aux personnes que vous avez sélectionnées. Selon les droits que vous leur avez accordé, les invités peuvent à leur tour ajouter des photos au Zest via leurs propres comptes, et inviter d’autres personnes à participer à la mise en forme du Zest. Les participants au Zest peuvent laisser des commentaires sur le zest en question, ou sur chaque photo de manière individuelle. Une fonction “like” permet aussi de garder une trace des meilleures photos.

La prochaine étape pour Pictarine, c’est le développement d’une solution dropbox-like qui permettrait de synchroniser des photos sur le Web avec un dossier sur un desktop. C’est là que l’on voit toute l’astuce de Pictarine, qui est de rendre nos photos partagées en ligne accessibles directement à partir de notre ordinateur: Un ami veut partager ses photos, il les met dans un Zest dans le dossier Pictarine, la photo est uploadée à Facebook/Flickr/Picasa, mais surtout celle-ci est redirigée vers le dossier desktop de toutes les personnes qui partagent le Zest en question. Ce modèle est aussi appliquable à nos portables.

Le cas Oosah. Pour ceux qui ne connaissent pas, Oosah était un site qui proposait un type de service en apparence très similaire à Pictarine. Le principe consistait à connecter ses comptes Facebook, Picasa, Flickr, Youtube à son compte Oosah, et d’exploiter l’interface “desktop-like” en ligne afin de regrouper ses différents médias dans différents dossiers que l’on pouvait ensuite partager en ligne de diverses manières. Un an après son lancement, Oosah a fermé. Pourtant, la startup avait des fonds, du buzz et une agence de com qui gérait leur image. La faiblesse? La technicité des différentes APIs lorsqu’il est question d’en sortir des médias type vidéo ou photo. Par exemple, l’ingénieur d’Oosah a passé plusieurs semaines à comprendre pourquoi mes vidéos Youtube n’apparaissaient pas dans mon fichier Youtube, et la réponse n’avait pas été documentée par les ingénieurs de l’API Youtube (et croyez-moi, ça ne répondait pas à une logique toute faite).

L’autre challenge que Oosah n’a jamais réussi à adresser fût la monétisation. Il est extrêmement complexe pour une mashup de se positionner en payant entre un consommateur et son service à l’origine gratuit. Pictarine a trois pistes intéressantes à cet égard: La première consiste à cibler les organisateurs d’évènements type mariages ou conférences, et leur proposer LA solution pour aggréger toutes les photos de l’évènement sans contraintes sur le nombre d’utilisateurs au Zest de l’évènement (un compte gratuit Pictarine limite à 10 personnes la participation sur un Zest). La deuxième solution, c’est d’aller frapper aux portes des services d’impression de photos en ligne, et de négocier ses pourcentages sur chaque lead généré. La troisième consiste à monétiser les applications mobiles, en particulier sur l’iPad où l’expérience de partage pourrait se révéler être particulièrement excitante.

Le concept Pictarine est assez bien pensé, son identité est originale,et le type de service proposé est utile et grand public. Il ne reste plus qu’à Pictarine de bétonner son back-end pour garantir une fiabialité de service, et de dégager des pistes de monétisation peut-être plus solides et plus subtiles que celles qui viennent d’être mentionnées. A part ca, au niveau marketing, le produit est par nature assez viral en lui-même pour faire effet boule de neige sans avoir à investir un centime en publicité. En d’autres termes, l’idée est très prometteuse, et tout repose maintenant sur les talents de l’équipe fondatrice. Bonne chance!

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­na­riat avec l’Opencoffee France. L’opencoffee orga­nise des ren­contre heb­do­ma­daire sur paris (plus d’information sur leur site) pour les entre­pre­neurs des nou­velles tech­no­lo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réa­li­ser des entre­tiens et vous faire par­ta­ger les projets français de cet écosystème.

Commenter Sur Facebook Via Email, Finalement!

facebook email comments

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Aujourd’hui dans la section ‘yay!’, Facebook annonce que l’on peut finalement repondre via email aux commentaires postes sur Facebook. De ce fait, plus besoin de retourner sur facebook.com afin de rencherir sur une discussion, tout se fait a partir du email.

Et bien finalement monsieur Facebook, cela faisait un moment qu’on attendait cela. Voila maintenant deux ans que je reponds aux commentaires de mon blog via email grace a Disqus, et que je gere mes followers et mes DM Twitter via email grace a Topify. Facebook me saoulait car je gere mes emails lorsque je me deplace via mon portable, et le site mobile de Facebook est lourd et bidon.

Maintenant que l’on peut repondre aux commentaires via email, cela serait pas mal de faire la meme pour les inmails. Malheureusement, ceux-ci ne sont pas publiques, et manifestement le prive n’interesse plus beaucoup Facebook.

Via The Next Web