Photographiez, partagez vos expériences culinaires avec Food Reporter

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Si la France est un pays internationalement reconnu pour ses qualités culinaires, ce n’est pas juste grâce au travail de quelques chefs distingués: La culture française valorise la cuisine et la dégustation culinaire. Tous les Français sont des ambassadeurs du goût, et cultivent cette richesse culinaire au travers des voyages dans les différentes régions françaises, toutes marquées très singulièrement par leurs histoires et leurs us alimentaires. Nous avons tellement à dire sur la nourriture et ses mille et une façons de la cuisiner, que tout outil dédié à faciliter le partage de nos connaisances culinaires ne peut être que le bienvenue.

Food Reporter est une nouvelle application mobile qui propose une solution simple à tous ceux qui aiment prendre des photos de plats pour les mettre en ligne. Avec Food Reporter, tout commence par la capture photo du plat. Les étapes afférentes servent à apporter des informations sur le plat photographié: nom du plat, lieu de consommation, appréciation. Une fois postées, ces photos apparaîssent dans une timeline publique, ainsi que dans les pages de recherches géolocalisées.

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Deux fonctions font de Food Reporter une app originale:
1. L’association à un lieu ne se fait pas par un acte de checkin, mais par un acte de partage. En ce sens, Food Reporter se différencie singulièrement d’applications telles que Foursquare ou Gowalla qui valorisent la surexposition et la compétition.
2. Au moment de donner une appréciation au plat, vous pouvez demander à reporter cet acte plus tard, vu que techniquement vous vous apprêtez tout juste à savourer votre service. Une alerte push surgira dans une vingtaine de minutes vous réinvitant à formuler une appréciation. Ingénieux.

Food Reporter s’inscrit dans la même mouvance que Food Spotting, son homologue et leader américain, mais en prenant comme point de départ la France. L’objectif d’un côté est d’offrir un outil simple et utile pour partager les plats que l’on mange, et de l’autre de bâtir une solide base de données de photos de plats géolocalisés au service des utilisateurs.

Food Reporter est encore en beta privée, mais ReadWriteWeb a 100 invitations pour cette beta. Intéressé(e)? Suivez le lien vers la page d’inscription à la beta, et entrez le code RWW-FOODREPORTER. N’oubliez pas de revenir sur cette page pour laisser un commentaire sur Food Reporter une fois que vous l’aurez testé!

Mon utilisation de Foursquare sur Libération.fr

libération

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En Janvier 2009, je me suis rendu dans les locaux de Rateitall pour faire une interview video avec son fondateur Lawrence Coburn. Notre rendez-vous s’était très bien passé (je connaissais déjà Lawrence depuis un moment), et au moment où je m’apprêtais à partir, ce dernier m’interpella pour me dire: « the next big thing on the Web is Foursquare, so get on it fast. »

Un an et demi plus tard, je vis et j’utilise Foursquare à Paris, et je suis contacté par une journaliste d’écrans.fr/Libération pour comprendre quelle utilisation je fais exactement de Foursquare. Je n’ai pas été contacté pour mon volume d’utilisation de l’application, mais plutôt car cela fait un moment que je maronne le nom Foursquare dans ma barbe. Comme disent les vieux loups entrepreneurs du Web, « soit faut être le premier, soit faut être le meilleur ». Je plaide pour l’argument numéro 1.

Je vous laisse découvrir l’article qui a été publié suite à notre petit entretien:

Libération.fr: «Je suis "mayor" de la tour Eiffel»
Deux internautes inscrits sur Foursquare expliquent l’usage qu’ils en font…

Dismoioù : hyperpersonnel = hyperlocal + hypersocial

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Créée en 2007 à Paris,  la startup Dismoiou s’est donnée pour mission de vous recommander les lieux que vous aimerez découvrir. Sur iPhone, le compteur de téléchargement de l’application Dismoiou a dépassé la barre des 500 000. Fin Décembre 2009, le fondateur d’Entreparticuliers.com a investi 550 000 euros dans la startup afin de consolider sa présence en France et envisager son déploiement à l’international. En couplant son moteur de recommandation personnalisé avec sa composante mobile, Dismoiou s’est retrouvé l’un des seuls acteurs français à cartonner dans la nouvelle tendance du Web geolocalisé. Cette tendance s’est déjà bien affirmée dans certains pays, ou des applications concurrentes à Dismoiou déploient déjà des réseaux massifs d’utilisateurs. Un choc de titans est à prévoir lorsque cette tendance prendra plus d’ampleur, et il est bon de se demander quel poids Dismoiou fait dans la balance.

Pour générer informatiquement des recommandations personnalisées, Dismoiou part du principe suivant: hyperpersonnel = hyperlocal + hypersocial. Ça parait compliqué mais au fait, c’est hypersimple!

Durant votre inscription au service, Dismoiou apprend à vous connaitre en vous faisant noter des commerces du quartier ou vous résidez (donc que vous connaissez probablement). Dismoiou vous demande ensuite de connecter votre compte à Facebook pour retrouver vos amis qui possèdent déjà un compte. A cette étape du processus, Dimsoiou est prêt à vous recommander des lieux que vous aimerez probablement. Plus vous utiliserez Dismoiou, plus le système vous connaitra et vous recommandera ce que vous aimez.

Dismoiou est un moteur de recherche. Les résultats de recherche incluent dans leur algorithme vos préférences, celles de vos amis, celles d’autres personnes sur le réseau Dismoiou, ainsi que l’endroit ou vous êtes. C’est à l’issue d’un savant calcul de probabilités que Dismoiou recommande des lieux en ligne avec vos attentes. Chaque lieu possède une page dédiée contenant informations et opinions de consommateurs. Vous pouvez partager votre opinion en cliquant le smiley face approprié, ou en écrivant un commentaire.  Vous pouvez également cocher une case « je veux tester » afin de bookmarker vos envies. Le propriétaire d’un lieu peut facilement s’identifier à Dismoiou afin de prendre le contrôle de sa page.

L’objectif de Dismoiou n’est pas de remplacer les pages jaunes, mais plutôt d’apporter un service à forte valeur ajoutée lors de vos déplacements: Via son application iPhone, vous pouvez vous connecter au service on the go, et découvrir en quelques secondes une liste d’endroits recommandés tout particulièrement pour vous. L’option Twitter est intégrée à l’application, ce qui permet de tweeter directement le lieu ou l’on se trouve.

En plus du contrôle de leur page, les propriétaires de lieu peuvent aussi faire de la publicité dans l’ensemble du réseau Dismoiou (Web et mobile) via la distribution de coupons de réduction. Lorsque vous ouvrez Dismoiou sur votre mobile, en plus de recommandations personnalisées, Dismoiou vous propose des plans reduc’. Si vous désirez en profiter, présentez simplement votre téléphone affichant le bon de réduction, et le tour est joué. Si vous ne faites pas partie de la foule smartphone, vous pouvez imprimer le bon de réduction a partir du site Web, et le présenter sur papier au commerçant. Dismoiou a mis en place un système qui permet de vérifier l’utilisation d’un bon de réduction par un utilisateur, et offre ainsi aux professionnels un modèle de paiement PPA (pay per acquisition).

Aujourd’hui, 500 professionnels utilisent déjà Dismoiou. La startup n’a pas encore deployé les grands moyens pour multiplier ce chiffre. L’équipe concentre ses énergies de startup sur le développement d’un bon produit avant d’ouvrir le chapitre force de vente. Cependant, la pression monte pour Dismoiou : On commence à voir arriver en France des applications mobiles qui pourraient bien lui voler la vedette.

Foursquare représente  une menace: Grâce à sa composante gaming, Foursquare a bâti un vaste réseau d’utilisateurs qui se check-in partout où ils vont, et cela va faire quelques mois déjà que son déploiement international a commencé. Yelp représente aussi une ombre sur le tableau: Présent à Londres mais pas encore à Paris, la boîte californienne est connue pour la puissance de son déploiement commercial. Qype n’est pas encore à la page au niveau mobile, mais la force de sa marque en France peut lui permettre de vite réagir aux changements du marché. Pour son déploiement international, Dismoiou a d’ors-et-déjà créé TellMeWhere, la version anglophone du site français. Il suffit aujourd’hui d’un push marketing pour faire monter les taux d’adoption de TellMeWhere à l’étranger.

Ce qui garantit à Dismoiou de rester dans la course pour le moment, c’est ce qu’il y a sous le capot: Sa base de données d’adresses est alimentée par Google Local Search, et sa base de données utilisateurs est enrichie par Facebook Connect. Les créateurs de la startup (Romain Ehrhard et Gilles Barbier, photo) viennent de Mappy et du monde du GPS. Dans l’univers du Web, formuler une recommandation personnalisée reste encore un art plus qu’une science, et il faut reconnaitre que dans ce domaine, Dismoiou manie très bien le pinceau. Alors, si vous vous posiez des questions sur le potentiel de Dismoiou vis-à-vis de la concurrence internationale, à la vue de ces données, la startup fait le poids au niveau technologique : Architecture agile, ergonomie intuitive, et une équipe talentueuse. Cependant, l’argumentaire commercial n’est pas encore mature, ce qui fait défaut à Dismoiou qui se doit certes de peaufiner sa plateforme, mais qui se doit aussi de bâtir ses remparts pour anticiper l’arrivée des envahisseurs.

Metro et Foursquare S’Assemblent Sur Nos Portables

metro foursquare

Foursquare, le réseau social qui vous permet de check-in dans les endroits que vous fréquentez, et ainsi partager en temps réel vos déplacements avec vos contacts, est à la source d’un tout nouveau concept. C’est le journal canadien Metro qui, depuis Lundi, envoie aux utilisateurs Foursquare des revues sur leurs téléphones des commerces environnant (a condition de suivre Metro sur Foursquare bien sûr). Par exemple, si une personne passe devant un restaurant, et Metro a justement une revue sur ce restaurant dans sa base de données, alors la personne recevra via Foursquare un signal de Metro concernant ce restaurant, avec un lien pour accéder à une page d’information plus complète.

Tripant!

Il y a deux choses que je trouve particulièrement excitantes autour de cette news:

1. Readwriteweb nous offre sa vision derrière cet outil, et suggère que nous n’en sommes qu’au début de ce type de service hyper localisé. Un journal local pourrait envoyer des news liées à l’ endroit exact où nous nous trouvons, un site d’événements pourrait nous envoyer les dates de soirée dans le coin, Wikipedia pourrait nous envoyer des liens sur les lieux que nous traversons… L’hyper localisation est en route!

2. Metro est un titre international, et cela représente une opportunité exceptionnelle pour Foursquare. Voyez plutôt:

– 70 éditions différentes du journal Metro;
– Présent dans 21 pays, et 100 des principales villes européennes;
– Audience CSP+ et jeune;
– 23,1 millions de lecteurs chaque jour.
(source)

Si le partenariat entre Foursquare et Metro se déroule bien, Foursquare étendra probablement son partenariat Metro a d’autres villes internationales, ce qui garantirait pour le service de géolocation une courbe de croissance exceptionnelle pour l’année 2010. Cette poussée confirmerait aussi l’ampleur internationale que prend aujourd’hui la mode de la géolocalisation (et alors attention aux investissements dans ce secteur 🙂

(via All Points Blog)