Wikipédia porte plainte contre la NSA

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La fondation Wikimédia a annoncé la semaine dernière le démarrage d’une procédure judiciaire contre la NSA et le département de la justice américaine, avec dans son viseur son programme de surveillance de masse. Selon les mots de Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia :

Nous démarrons une procédure pour le compte de nos lecteurs et de nos éditeurs partout dans le monde […]. La surveillance effrite la promesse d’internet : un espace ouvert pour la collaboration et l’expérimentation, un lieu dénué de peur.

La fondation Wikimédia considère que l’espionnage de ses lecteurs et contributeurs est une enfreinte à la vie privée, un principe fondateur des valeurs de la démocratie, autant qu’un principe fondateur de l’encyclopédie libre. La fondation reproche aux agences d’espionnage de ratisser trop large dans leur surveillance, ciblant toute connexion http établie avec le site, que ce soit des utilisateurs ou des administrateurs du site.

Pour la fondation Wikimédia, les techniques d’espionnage de la NSA bafouent le 1er amendement de la constitution américaine, la liberté d’expression. Une affaire à suivre…

Snowden : la NSA travaille sur le crackage du iPhone depuis 2006

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Le site américain The Intercept vient de publier un article suite à la réception de nouveaux documents sortis du four de la NSA par Edward Snowden. Ces documents décrivent de quelle manière, 1 an avant la sortie du premier iPhone, les techniciens de la NSA travaillaient déjà sur le crackgae et piratage du téléphone. Ces documents relatent l’organisation de l’événement Jamboree, sorte de meetup secret des codeurs ripoux du gouvernement américain sponsorisé par la CIA, durant lequel les dernières techniques d’intrusion sur iOS étaient partagées entre les invités.

Il y a été question de la modification de Xcode, un programme d’Apple utilisé sur ses téléphones, afin de le transformer en backdoor pour toute application présente sur le téléphone; et de modifier le OS X updater afin d’y insérer un keylogger; cracker le GID sur les processeurs d’Apple pour déguiser des commandes de la NSA en commandes provenant d’Apple. L’événement a aussi porté sur le crackage de Bitlocker, un système d’encryption appartenant à Microsoft.

L’événement Jamboree accueillait plusieurs employés de la NSA et se tenait dans un immeuble appartenant au géant privé de l’armement et du renseignement, Lockheed Martin. L’événement a été réitéré chaque année depuis. La CIA a refusé de commenter ces révélations. Apple a renvoyé les questions de la presse vers ses précédentes déclarations sur la vie privée de ses utilisateurs. Les pirates de la NSA ont focalisé leurs efforts sur le iPhone, se disant que si ils parvenaient à le cracker, alors ils parviendraient à cracker tous les modèles de téléphone sur le marché, le iPhone faisant figure de proue dans ce domaine.

Ces nouvelles révélations résonnent avec le hack de la NSA sur les puces produites par Gemalto. Le deuxième amendement de la constitution américaine (droit au port d’armes) fut conçu pour que les citoyens puissent se protéger si leur gouvernement devenait trop autoritaire, mais la NRA en conviendra, ce ne sont pas avec des fusils que l’on va empêcher les abus informatiques du gouvernement américain.