Le SEO d’e-réputation

seo e-réputation

L’e-réputation est ce terme à la mode qui désigne la gestion de la réputation d’une entité physique ou morale appliquée aux logiques du Web. Pour évaluer une e-réputation, il suffit de chercher le nom de l’entité impliquée, et d’évaluer la qualité des résultats, ainsi que l’opinion que l’on se fait de cette entité à la suite de cette recherche. Vient ensuite la phase de conseil dans laquelle plusieurs solutions peuvent être proposée: RP, community management, suppression de contenu, et surtout déploiement d’une présence et conquête des SERPs de Google.

Domination des SERPs

Lorsque l’option de déploiement de présence/domination des SERPs est sélectionnée, c’est à ce moment que bien maitriser le SEO d’e-réputation devient essentiel pour rentabiliser vos efforts, et surtout pour faire remonter des contenus valorisant sur des sites crédibles. La principale différence entre SEO classique et SEO d’e-réputation tient à cela: dans le SEO traditionnel, on va tenté de faire remonter un site sur un maximum de requêtes ciblées, alors que dans le SEO d’e-réputation, on va tenté de faire remonter un maximum de sites sur une requête ciblée.

Cette différence se traduit par des objectifs différents, et donc par une nouvelle approche du fonctionnement de Google: il faut chercher à comprendre comment reproduire la diversité qui constitue une première page de résultats sur la requête ciblée. Sur le nom d’une entité physique ou morale identifiée comme telle, Google va principalement recommander:

  • Site perso/institutionnel
  • Profils sociaux
  • Photos/vidéos
  • Mentions dans la presse (actualités)
  • Mentions dans les blogs/forums
  • Annuaires de personnes/entreprises
  • Article Wikipédia si existant le cas échéant

Des compétences qui divergent

Ainsi, le travail du référenceur en e-réputation se diversifie fortement: il faut pouvoir faire un ou plusieurs sites persos/institutionnels, avoir de bonnes bases en SMO pour crédibiliser les profils sociaux, être doté d’un bon sens journalistique pour placer des articles, comprendre les logiques de référencement d’images et de vidéos selon Google, être à l’aise avec la pluralité de sites qui composent le Web pour en connaître les plus puissants, et être habile avec les dynamiques de changement de Wikipédia. Le travail du référenceur Web nécessite une excellente culture générale du Web, ainsi qu’un certain esprit hacker pour détourner l’utilité de certains sites.

Au niveau des outils, le SEO d’e-réputation requiert les mêmes outils que le SEO traditionnel, à quelques exceptions près: on ajoute des outils ou des flux de veille sur les réseaux sociaux, les moteurs de recherche, certaines pages Wikipédia, et tout site ou forum à surveiller. Tout contenu négatif ou de faible qualité peut devenir un concurrent indésirable dans les moteurs de recherche, il s’agit alors de repérer ces contenus le plus tôt possible et tenter de tuer le poussin dans l’oeuf. Dans le SEO d’e-réputation, la veille est surtout préventive.

Au niveau des actions, les méthodes utilisées sont également très proches du SEO traditionnel, tels que des campagnes de linking, de l’optimisation on-site, de la rédaction de textes originaux et porteurs de mots-clés stratégiques, de la réécriture d’URL… Il faut aussi assurer une diffusion minimum sur les principaux réseaux sociaux avec des profils crédibles, chercher le partage par d’autres utilisateurs des contenus diffusés, ce qui requiert la diffusion de contenus originaux et à forte valeur ajoutée.

Du white-hat à tous les étages

Le SEO d’e-réputation n’a rien de blackhat, et ces techniques ne sont pas conseillées, car une campagne d’e-réputation est avant tout un travail d’image au centre de la stratégie de communication de l’entité impliquée: tout dérapage peut avoir des conséquences collatérales sur les activités de cette entité. Ainsi, il faut éviter la surabondance de textes de qualité médiocre, même si ceux-ci ne servent qu’à placer des liens et des ancres vers certaines pages ciblées. Il faut éviter toute superficiliaté évidente comme l’achat d’amis sur les réseaux sociaux, l’achat de liens sur des sites commerciaux, la création de faux profils ou de faux sites pour en mettre d’autres en valeur, la création de faux commentaires, et surtout l’envoi de liens depuis des sites pénalisés par Google vers des sites que l’on chercherait également à pénaliser. En d’autres termes, les filouteries ne peuvent s’inviter dans une campagne d’e-réputation tant les enjeux sont importants.

Travail d’image

L’autre aspect important à appréhender dans le SEO d’e-réputation est que celui-ci n’a rien d’ROIiste: inutile de chercher à mesurer la profitabilité dans de actions d’e-réputation, la seule chose mesurable est l’amélioration ou pas de l’image de l’entité travaillée. Les individus, marques et entreprises souffrant d’une mauvaise e-réputation savent à quel point la rétablir n’a pas de prix pour continuer à exister et prospérer.

Le SEO d’e-réputation, bien que proche du SEO classique dans son approche des moteurs de recherche, se différencie beaucoup dans ses objectifs et la mentalité des professionnels qui travaillent dessus. L’obsession se porte principalement sur l’objectif de faire reculer des pages dans les moteurs de recherche, plus que d’en faire remonter (car ce n’est qu’à ce moment-là que le client est content). Il faut alors tout mettre en oeuvre pour brosser google dans le sens du poil, afin de faire remonter un maximum de liens en première page.

{Spinning de texte|besoin d’alternatives}

spinning texte

Dernièrement, j’ai été confronté à la problématique de spinner des textes… manuellemment. Croyez-le bien, c’est une tâche fort pénible. Finalement, le cerveau n’est pas si flexible lorsque l’exercice consiste à créer plusieurs versions de la même histoire. Et pourtant, un spinning n’est réussi que si une version est structurellement et lexicalement originale à 30%, et si la narration de la version spinnée est cohérente. Il existe des logiciels de spinning de texte, mais les plus évolués n’offre que des solutions anglophones – leur rendu reste souvent très aléatoire – et le français est une langue dont la mécanique sémantique reste dure à capturer pour l’esprit logique à la base des fondements de toute intelligence informatique.

La phase la plus difficile du spinning manuel, c’est le début: il faut se familiariser avec l’histoire qui est racontée, puis il faut activer notre dictionnaire cérébral de synonymes et d’expressions communes. Une fois qu’on est lancé, l’exercice devient complètement différent d’une simple permutation de synonymes, au point de se demander si les techniques de spinning automatisé d’aujourd’hui ne sont simplement pas dans le faux avec la manière dont la diversification textuelle est abordée.

Chez les référenceurs, on va faire du spinning pour deux raisons: soit on travaille pour un client et le contenu spinné doit être propre, auquel cas le spinning est semi-automatisé, cad que des corrections doivent être apportées manuellement sur chaque version spinnée. Soit on bâtit une méga-nébuleuse de sites pour générer du SEO juice, auquel cas les contenus sont juste balancés automatiquement sans relecture. Dans les deux cas, on peut affirmer que le spinning automatisé n’est pas encore à la hauteur du potentiel qu’offre l’informatique aujourd’hui.

En spinnant manuellement les textes, je me rend compte que l’exercice ne consiste pas à gérer un ensemble de synonymes et d’expressions sur des mots-clés donnés, mais plutôt d’adopter plusieurs styles narratifs pour transmettre la même information. Cependant, le spinning de texte ne devrait pas consister à créer des listes de termes interchangeables sur un texte donné, mais il devrait plutôt être capable de créer un texte à partir de certains mots-clés, et à partir de scénario pré-paramétrer.

En gros voici un exemple: la phrase « le cac40 est encore en baisse, mais LVMH affiche des revenus positifs » devrait être soumise à un soft de spinning de la manière suivante:

« Mot-clé 1 » « catégorie mot-clé 1 » « état/attribut mot-clé 1 » « mot-clé 2 » « catégorie mot-clé 2 » « état/attribut du mot-clé 2 » « relation entre mot-clé 1 et mot-clé 2 » etc…

Ce qui donnerait:
>Mot-clé 1: cac40
Catégorie mot-clé 1: bourse, finances
État/attribut mot-clé 1: en baisse, encore
Mot-clé 2: LVMH
Catégorie mot-clé 2: entreprise
État/attribut mot-clé 2: revenus, positifs
Relation entre mot-clé 1 et mot-clé 2: contradiction, dissonance

De cette manière, on se retrouve avec des objets, associés à des champs sémantiques précis, qui traduisent un état précis, et structurés entre eux autour de scénario relationnels définis.

Selon ce paradigme, le rôle du logiciel n’est pas plus de proposer un ensemble de synonymes pour chaque terme identifié, que de suggérer plusieurs structures narratives différentes qui retranscrivent fidèlement l’histoire initiale.

Bien sûr, cette idée n’est qu’une idée: quid de sa réalisation technique…

Le SEO (référencement) de réputation: l’avenir?

e-réputation marques

« Le SEO (référencement) de réputation et de marque est l’avenir » est un article issu du site SearchEngineJournal.com, cet article a été traduit et sélectionné par Xavier Vespa.

Si je disais à un client de réorienter une partie de son budget de référencement vers des requêtes correspondant au nom de sa marque et non plus vers des requêtes génériques, celui-ci me rierait au nez.

Les professionnels de tout rang ont compris il y a seulement quelques années l’intérêt du SEO (référencement naturel): ils savent maintenant que pour générer plus de trafic, plus de ventes et plus de chiffre d’affaires, ils doivent optimiser leurs sites pour apparaître sur les mots-clés stratégiques le plus haut possible dans les moteurs de recherche. Le marché des professionnels en référencement naturel a connu une forte croissance, du simple freelance à l’agence pluri-disciplinaire. La guerre aux mots-clés est aujourd’hui déclarée, mais voici quelques pistes afin de diversifier son approche du référencement naturel:

  1. Cibler le long-tail, générer du trafic en optimisant une gamme plus large de combinaison de mots-clés.
  • Optimiser son site sur des termes de géolocalisation, et ainsi optimiser sa présence dans les régions où on est présent. Optimiser la géolocalisation d’un site garantit moins de concurrence, mais aussi des volumes de recherche corrélativement moins importants.
  • Finalement, et c’est là que je sens que les choses vont aller très vite dans les prochaines années, surtout pour les grandes et moyennes entreprises qui ont un budget publicitaire conséquent et beaucoup de trafic, il est aussi nécessaire d’optimiser sa présence sur son propre nom de marque.

    Si l’on jète un coup d’oeil aux analyses de trafic de certaines entreprises, on remarque que le nom de la marque est un mot-clé qui génère du trafic. Par exemple, savez-vous combien de personnes tapent « Facebook » dans Google pour accéder à leur profile?… 1 680 000 000 l’ont déjà fait!

    Cette donne n’inclut pas les typos, donc imaginez maintenant que votre client ne reçoive qu’un fragment des internautes qui font une recherche sur le nom de sa marque, qui s’intéressent à sa réputation. Aujourd’hui les professionnels du référencement naturel ont tendance à négliger cette dimension, mais réfléchissons un moment à ce qu’il peut se passer si les sites qui figurent en première page des résultats Google sur le nom de la marque de votre client ne lui appartiennent pas? Tout d’abord il perd du trafic qualifié. Mais surtout s’il figure sur la page de résultats de sa marque 3 ou 4 liens négatifs (vrais ou faux), alors vous pourriez perdre beaucoup de visiteurs car les internautes vont plus s’intéresser aux liens négatifs qu’au reste.

    Dans les prochaines années, le SEO de gestion de marque et le SEO de gestion de l’e-réputation devront littéralement être offerts comme un service à part aux clients, car être numéro un sur le nom de sa marque ne suffit plus pour garantir la protection d’une marque en ligne.

    lire l’article original: http://www.searchenginejournal.com/why-brand-and-reputation-management-seo-are-the-way-forwards/23814/#ixzz0ywdmGpFz