Live-tweet d’une opération à coeur ouvert

twitter surgery

twitter surgeryLe 22 février 2012, un duo de chirurgiens cardiaques américains, le Dr. Michael Macris et le Dr. Paresh Patel, ont organisé le premier live-tweet d’une opération à coeur ouvert. Pendant tout le cours de l’opération, en même temps qu’ils procédaient à l’opération, les deux docteurs tweetaient leurs avancées, publiaient photos et vidéos, et répondaient également aux questions des twittos.

La discipline de la chirurgie cardiaque est encore très jeune (activité sérieusement relancée que depuis les années 60-70). Les chirurgiens dans ce secteur innovent en permanence, il est donc nécessaire pour toute la profession que toute découverte soit rapidement partagée avec la communauté, il en va de la vie des patients opérés au-travers le monde. En live-tweetant cette opération, les docteurs Macris et Patel permettent ainsi aux professionnels comme aux étudiants, mais aussi aux patients et familles de patients, de comprendre la réalité de cette procédure dans ses moindres détails.

Le live-tweet a été relayé sur le compte de l’hôpital de Houston, @houstonhospital , et les curieux pouvaient aussi suivre tout ce qui se disait à ce sujet en suivant le hashtag #MHopenheart .

Voir tous les tweet de l’intervention sur Storify

Source: Texas Monthly

Exporter ses données SocialBro vers Hootsuite pour planifier ses tweets

hootsuite socialbro

hootsuite socialbro

Socialbro est un outil qui permet de tailler au laser une communauté Twitter grâce à des fonctionnalités de recherche très avancées et des stats approfondies. Certaines de ces stats analysent les heures de trafic de vos followers sur Twitter. Ces stats simplifient le choix des créneaux les plus importuns pour optimiser la portée des tweets publiés.

SocialBro est un outil d’analyse, pas un outil de publication, mais les choses ont changé ce matin (heure française), lorsque SocialBro a annoncé l’intégration de Hootsuite dans son interface, Hootsuite étant l’un des outils leader en analyse et publication sur les réseaux sociaux et sur Twitter. Cette intégration permet à SocialBro d’exporter les bonnes horaires de tweets directement à l’outil de planification des tweets de Hootsuite. Avec des heures d’envoi pré-définies, il n’y a plus qu’à rédiger des tweets dans Hootsuite sans avoir à se soucier des plannings de publication.

Pour SocialBro, cette innovation permet de concrétiser la valeur-ajoutée de son service en transformant des stats en actions. Pour Hootsuite, l’affaire tourne également rond car les données que SocialBro lui envoie permette d’augmenter l’intelligence de son service, son intuitivité, son efficacité.

export hootsuiteA noter cependant que cette option fait rentrer Hootsuite et Buffer en compétition frontale, les deux services proposant un service relativement similaire de planification de tweets. Vu qu’Hootsuite bénéficie d’une infrastructure et d’une technologie hautement plus avancée que celle de la modeste application Buffer, cette dernière se retrouve victime collatérale du partenariat SocialBro/Hootsuite.

SocialBro a annoncé une autre nouvelle fonctionnalité qui fait cerise sur le gateau, et qui propose d’obtenir des stats de trafic sur une sélection très précise d’utilisateurs, permettant ainsi de cibler et de toucher une population très spécifique en à peine quelques clics.

Via: LesNews

Twitter: Publier automatiquement ses tweets sur Google+

G+ versus twitter+facebook

G+ versus twitter+facebook

Lancé il y a moins d’un an, le réseau Google+ connaît la courbe de croissance la plus fulgurante de toute l’histoire des réseaux sociaux (c’est aussi le premier réseau social majeur non-lancé en mode startup). Sur Google+, l’innovation technique est au rendez-vous, à un détail près: l’API Google+ est en mode read-only, ce qui signifie qu’une application telle que Tweetdeck ne peut pas vous proposer de publier des actus sur votre compte Google+, car les serveurs Google+ ne sont pas encore configurés pour une telle opération.

C’est bien regrettable car même si les nouvelles possibilités offertes par Google+ sont appréciables, certains d’entre nous ont leurs habitudes avec Twitter, et ne désirent pas particulièrement republier manuellement sur G+ tous leurs tweets. Il existe bien un plugin Chrome qui permet d’automatiser l’envoi de tweets vers Google+, mais ça reste limité à Google Chrome. Heureusement, il existe un petit hack qui permet de contourner cette limitation et de publier automatiquement sur Google+ tous vos tweets (ou juste certains d’entre eux). C’est un procédé qui prend 10 petites minutes à paramétrer, et après vous serez en mode tranquille automatique, à ne plus vous soucier d’afficher un profil Google+ inactif.

Pour réaliser cette opération, vous avez besoin:

  • Comptes Twitter et G+
  • Un compte Ifttt
  • Un compte Google Voice

Paramétrer Google Voice

Avant même de se rendre sur Google Voice, vérifiez que votre compte G+ n’est pas déjà associé à votre compte Google Voice, car l’objectif pour le moment est d’obtenir un message d’erreur de la part de G+ (page settings).

Ensuite, direction Google Voice, où il va vous falloir obtenir l’adresse mail qui vous permettra de publier vos tweets sur G+ via email, la publication par email étant le seul moyen de publier sur G+ sans se rendre sur plus.google.com.

Dans paramètres > Voicemail & Text, cocher l’option « Text Forwarding:Forward text messages to my email: ». S’assurer que l’email paramétré correspond à l’email du compte Google+.

Ensuite, à partir du module d’envoi de SMS (« text »), envoyer un message test au 33669. Cette astuce permet de récupérer l’adresse email secrète qui rend possible la publication sur G+ par email. Un message d’erreur est alors renvoyé par google+: 33669: Google+: Did not understand the request.. Vu que vous avez paramété le call-forwarding to email, vous devriez recevoir dans votre boîte gmail un la même réponse. Important: il faut récupérer l’adresse avec laquelle Google Voice a envoyé cet email. L’adresse email doit ressembler à ceci: 14158545479.33669.4JDNnZN3ST@txt.voice.google.com. On retrouve dans cette adresse votre numéro Google Voice, le numéro pour texter Google+, et un numéro unique pour identifier votre compte.

Il faut maintenant retourner dans les paramètres de son profil Google+ et soumettre son numéro Google Voice pour associer les deux comptes, ce qui permettra à Google+ de reconnaître vos envois.

Vous voilà déjà avec une adresse email bien utile qui permet de publier directement sur G+ à partir d’une boîte email. Il s’agit maintenant d’exploiter cette adresse email pour automatiser l’envoi de tweets vers G+.

IFTTT FTW!

L’outil le plus intuitif, le plus efficace, et le plus hype pour paramétrer l’envoi automatique de tweets vers votre boîte email s’appelle IFTTT (If this then that). Une fois loggé, il faut créer un nouveau task (tâche):

If this > Twitter > New tweet by you (sélectionnez ce qui vous chante ici) > create trigger > then that > Gmail > send an email

Dans le formulaire de création de votre message, entrez votre adresse email magique dans la partie to address, pour subject entrez {{Text}}, et pour body entrez {{Text}} +public. Ne pas oublier de finaliser en appuyant sur create action.

Automate, activé!

Félicitations, vous venez d’automatiser l’envoi de tweets vers G+. Vous pouvez maintenant remettre les mains dans vos poches et retrouver la sereinité des 140 caractères max. Comme vous pouvez le constater sur mon profil Google Plus, tout marche à merveille, sans souci d’affichage ou de bug obscure.

Profitez de ce petit hack pour lancer votre compte Google+ sans attendre. L’API Google+ n’est pas vouée à rester fermée, et même l’équipe de Google ne cache pas qu’un mode read/write sera disponible dans les mois qui viennent. Cependant, les lois du Web social sont impitoyables, une attente de quelques mois peut se transformer en années-lumière de retard. Bâtir une communauté prend du temps et ne doit pas être remis à demain.

A noter qu’avec cette astuce, ce ne sont pas juste les tweets mais n’importe quelle activité qui peut être publiée automatiquement sur Google+: checkins, bookmarks, likes… Pouvoir jouer dès aujourd’hui avec des options qui ne seront disponibles que demain sur Google+ permet de prendre une avance certaine sur la concurrence, ainsi que de mieux cerner à quoi pourrait ressembler le prisme Twitter-Facebook-Google+ de demain.

Que reste-t-il du Web 2.0?

J’ai été formé aux outils du Web 2.0 en 2007 à San Francisco. À cette époque, les choses étaient bien différentes: Twitter ne pesait pas plus de 50 000 utilisateurs. Facebook était encore reservé aux étudiants américains et hyper-fermé (quelle ironie!). Le iPhone devait débarquer d’ici sous peu, Digg brillait de mille feux, et le web 2.0 naissant était fracturé en millions de communautés indépendantes qui dépendaient du RSS et de l’email pour communiquer entre elles. Les top users de Twitter n’étaient pas Justin Bieber ou la dernière star à la mode, mais les leaders de l’avènement du Web 2.0, comme Robert Scoble, Kevin Rose, Loic le Meur… Friendfeed dominait la scène technologiquement. Thwirl était l’application pour PC et Mac par excellence pour gérer ses comptes Twitter et Friendfeed. Seesmic était une système de commentaires par vidéo que l’on retrouvait via Disqus et sur Techcrunch. La Crunchbase de Techcrunch n’était pas cette immense base de données de personnes et d’entreprises spécialisées Web, mais une page contenant des noms de startups. Technorati était le principal pôle d’attraction de la blogosphère… Il était simple comme bonjour de créer des bots Twitter qui cartonnaient, d’artificiellement gonflé les compteurs de vues sur les vidéos YouTube, d’automatiser son digging…

Aujourd’hui, Google a lancé Google+ et s’accroche à devenir un réseau social comme Microsoft s’est accroché à devenir un moteur de recherche avec Bing. Pour générer du trafic, plus besoin de référencement naturel: une page Facebook bien likée et un compte Twitter bien followé peuvent faire l’affaire. D’ailleurs, sur beaucoup de sites maintenant , on peut s’inscrire avec un compte Facebook, un constat de la victoire de Facebook sur OpenID. YouTube a fait peau neuve pour asseoir son indéniable domination sur la vidéo en ligne, Viddler a lamentablement échoué, Revver est un vieux navire laissé à l’abandon, Blip.tv tient sur du vent, Vimeo poursuit sa quête autistique vers la vidéo non-commerciale, Dailymotion est tombé entre les mains de l’État français… Zinga, l’éditeur d’applications Facebook, est devenu une multinationale. Toutes les marques, tous les commerces ont une page Facebook, toutes créées sans aucune connaissance des languages informatiques. Les consommateurs aussi se lâchent, et balancent toute leur vie sur le Web, ce qui mène à une infinitude de nouveaux scénarios de conflits que nous n’avions encore jamais imaginés. Digg n’existe presque plus, mais Reddit a gardé sa communauté et son influence. Twitter a levé plusieurs centaines de millions de dollars, a racheté Tweetdeck, s’est établi sur mobile via développement ou acquisition, est devenu le réseau préféré des stars, a joué un rôle central dans les révolutions arabes, est devenu un indice d’opinion publique pendant les périodes èlectorales… Delicious appartient maintenant aux fondateurs de YouTube après avoir moisi quelques années chez Yahoo. Murdoch a vendu Myspace un dixième du prix qu’il l’a acheté. Foursquare a mis le feu aux poudres de la géoloc, alors que Dodgeball s’était pris un gros rateau quelques années plus tôt.

Ces changements étaient imprévisibles, voir improbables, et pourtant telle est la réalité du marché du Web aujourd’hui. Structurellement, le Web 2.0 s’est centralisé autour des plateformes sociales qui ont su s’adapter aux nouvelles tendances. Myspace illustre bien le fait qu’une grosse boîte avec du buzz et de l’argent peut se planter et mourir. Rien n’est jamais joué sur le marché du Web, un environnement qui s’apparente énormément à un jeu d’Othello: le volume importe peu, tout se joue dans le positionnement stratégique et la gestion du risque.